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Samedi 16 août

STADE TOULOUSAIN / US OYONNAX

Ernest Wallon à 18h30

Les nouveaux maillots BLK du Stade Toulousain

Compte rendu

Match USAP / Stade Toulousain

Le Stade Toulousain s'est incliné à Perpignan (15-17), champion de France en titre, lors de la troisième journée du Top 14.
A Perpignan (Aimé Giral) - Perpignan bat Stade Toulousain 17 à 15 (mi-temps : 6-6)
Temps beau et chaud ; 17.000 spectateurs environ ; Arbitrage de M. Poite (Midi-Pyrénées)
Pour Perpignan : 1 essai de Mermoz (65) ; 4 pénalités de Laharrague (3, 20, 50, 62).
Pour le Stade Toulousain : 5 pénalités d'Elissalde (5, 28, 44, 70, 74).
Perpignan : Michel ; Candelon, Grandclaude, Mermoz, Cid ; (o) Laharrague, (m) Durand ; Chouly, Tonita, Pérez (cap) ; Vilaceca, Alvarez-Kairelis ; Bourrust, Guirado, Freshwater.
Stade Toulousain : Poitrenaud (puis Donguy, 35) – Heymans, David, Fritz (puis Lamerat, 62), Clerc – (o) Elissalde, (m) Kelleher – Nyanga, Picamoles (puis Sowerby, 52), Dusautoir  (puis Maka, 52)– Albacete, Millo-Chluski  (puis Maestri, 26-38, puis 60)– Johnston (puis Lecouls, 41), Servat, Poux (puis Human, 17-28).

Le Stade Toulousain s'est incliné à Perpignan lors de la troisième journée du Top 14.  Après avoir bien résisté durant une mi-temps, les Stadistes ont fini par plier lors du deuxième acte, malgré une belle réaction dans les dernières minutes, qui a laissé entrevoir la possibilité d'un exploit. La disette toulousaine à Aimé Giral, qui dure depuis 1989, se poursuivra encore au moins une saison. Mais le point de bonus arraché, sur un terrain aussi difficile, n'est sans doute pas une mauvaise opération comptable. Malgré la débauche d'énergie consentie dans la fournaise catalane, le délai de récupération s'annonce maintenant court : dès mercredi, il faudra remettre ça, à Ernest Wallon, pour la venue de Bayonne. un rendez-vous tout aussi important.
Compte tenu des indisponibilités des uns et des autres, c'est une équipe de choc qui était alignée par Guy Novès. Au repos quelques jours plus tôt face à Brive, Nyanga était cette fois titulaire, alors que Johnston, transfuge des Saracens à l'intersaison, effectuait sa première apparition sous ses nouvelles couleurs. Pour le reste, on l'a dit, c'était du solide, et la composition du banc de touche (six avants pour deux arrières) indiquait que le combat allait être à l'honneur dans ce match au sommet.

 

Poitrenaud rejoint l'infirmerie

 

Après deux ballons cafouillés par les Toulousains, Perpignan développait une attaque fulgurante, par Mermoz, et par la suite, Fritz se rendait coupable d'un plaquage haut sur Michel. Laharrague, pour sa première titularisation de la saison, était l'auteur d'un coup de pied peut-être pas académique, mais qui passait entre les barres.
Le début de partie était compliqué pour les visiteurs, qui réalisaient un troisième en-avant sur le coup de pied de renvoi, le troisième en autant de minutes. Heureusement, la fougue de Pérez le conduisait à la faute sur un regroupement et Elissalde, déjà en réussite contre Brive, confirmait (3-3, 5ème). Ces premiers points semblaient lancer le match des Stadistes, car par la suite, Fritz réalisait la première percée pour son équipe, en passant au milieu d'une forêt d'adversaires, sans que cela ait de conséquences sur le score. Le même Fritz, quelques instants plus tard, développait une contre-attaque suite à un contre de Nyanga sur un drop de Laharrague. Le centre, très en vue depuis le coup d'envoi, progressait sur plusieurs dizaines de mètres et était finalement repris.

Tout allait très vite dans ce match, et ensuite, c'était au tour de l'USAP de se mettre en évidence. Sur un joli mouvement des trois-quarts, Michel, en bout de ligne, paraissait en position de marquer, mais il était in extremis projeté en touche par un double plaquage de Poitrenaud et Fritz. Certes alerte passée, Toulouse continuait de plutôt bien mener sa barque, malgré un nombre de fautes trop élevé (quatre en douze minutes).
Si le jeu se cantonnait pour l'essentiel au milieu de terrain, on assistait de temps à autre à des exploits personnels qui venaient amener du danger : c'était d'abord Kelleher qui feintait une passe pour partir au près, puis Candelon qui s'échappait en solitaire le long de la ligne de touche. Bref, le jeu était équilibré, mais l'indiscipline, une nouvelle fois, constituait le point faible toulousain en début de rencontre. A la 20ème, Laharrague réussissait un nouveau coup de pied, et le tableau d'affichage passait à 6-3.

Moins d'une minute plus tard, après un nouveau cafouillage toulousain sur un ballon haut, Perpignan se trouvait en position de supériorité numérique, mais Grandclaude laissait échapper le cuir alors que l'occasion semblait belle. Imperceptiblement, les locaux semblaient poser leur empreinte sur la rencontre, alors que les contre-attaques stadistes, visiblement attendues, ne parvenaient pas à surprendre l'arrière-garde usapiste. Cela dit, après un ballon gratté au sol par un Perpignanais sur un regroupement, Elissalde égalisait sans difficulté. 

Toujours au rayon des bonnes nouvelles, on ne pouvait pas passer sous silence le bon comportement toulousain en mêlée, un secteur de jeu qui permettait à l'équipe de récupérer plusieurs ballons, dont un, brûlant, dans ses propres 22. Hélas, peu avant la mi-temps,  Poitrenaud, visiblement touché au doigt, devait céder sa place.
Malgré plusieurs alertes en faveur de Perpignan, le score n'évoluait pas. Pour les Toulousains, il était temps que la pause soit atteinte, car même les éléments semblaient contre eux : à la 37ème, un sublime coup de pied de dégagement de Heymans, tapé depuis ses 22 mètres, échouait en ballon mort à la suite de plusieurs rebonds. Sur la mêlée consécutive, le Stade se mettait à la faute et Laharrague, sur la sirène, manquait sa première pénalité. Les deux équipes regagnaient les vestiaires dos à dos.

 

Mermoz crucifie le Stade

 

Le Stade se créait dès la reprise une belle opportunité, peut-être la plus belle depuis le coup d'envoi : après une belle amorce de Picamoles, le ballon arrivait à Clerc, qui tapait à suivre avant d'être devancé in extremis par Freshwater à quelques mètres de la ligne. Cette bonne entame se confirmait peu après, quand l'USAP était une nouvelle fois sanctionnée au sol : Elissalde réussissait un difficile coup de pied qui donnait, pour la première fois, l'avantage aux siens. Cela faillit ne pas durer, car sur une chandelle d'Elissalde, les Toulousains se faisaient prendre au piège du hors-jeu, et Laharrague, une minute plus tard, ratait une pénalité pourtant facile.
Mais à la 50ème, le demi d'ouverture ne se loupait pas et égalisait. Côté toulousain, on ne pouvait toutefois pas se plaindre, car sur cette action, Picamoles, auteur de la faute sur un regroupement, aurait pu (dû) écoper d'un carton jaune. Alors que les occasions d'essais se faisaient toujours aussi rares, le duel à distance de buteurs se poursuivait. A la 53ème, en position délicate, Elissalde manquait de puissance et le score restait à 9-9.

Aux alentours de l'heure de jeu, Perpignan passait la vitesse supérieure. Certes, la défense rouge et noire faisait bonne garde, mais la possession et l'occupation, incontestablement, étaient en faveur des champions de France.  Alors que l'on atteignait la 61ème, Kelleher était sanctionné, peut-être sévèrement, et Laharrague redonnait trois points d'avance à sa formation (12-9). Alors que les initiatives, depuis quelque temps, étaient catalanes, on pouvait dire que cela reflétait la physionomie de la rencontre.
Malheureusement, cela se confirmait : sur une jolie échappée de Candelon, ce dernier donnait à Mermoz, qui résistait à un plaquage de Clerc avant de résister à celui de Kelleher, pour aplatir en coin. Un écart définitif semblait fait, mais les Toulousains, après une période de flottement, prouvaient qu'ils en avaient encore sous la semelle. Elissalde réduisait ainsi le score à la 70ème, et tous les espoirs étaient encore permis.

Et, à dire vrai, les joueurs de Yannick Bru avaient raison d'y croire. Car par la suite, c'étaient eux qui campaient dans les trente mètres adverses. A la 74ème, Elissalde passait une nouvelle pénalité : seuls deux points séparaient les deux équipes. Hélas, le peu de temps restant n'allait pas offrir la moindre opportunité aux Toulousains, qui s'inclinaient de deux petits points.

 
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