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Samedi 04 octobre

STADE TOULOUSAIN / STADE FRANÇAIS

Ernest Wallon à 20h45

Compte rendu

Match Wasps / Stade Toulousain

Battus à la dernière seconde chez les London Wasps lors de la sixième journée de H Cup, les Toulousains disputeront leur quart de finale à l'extérieur, au printemps prochain.
A Londres (Adams Park) -  London Wasps bat Stade Toulousain 21 à 16 (mi-temps : 13-7 )
Temps frais ; terrain gras ; arbitrage de M. Rolland (Irlande)
Pour les London Wasps : 2 essais de Haughton (34) et Lemi (80)  ; 3 pénalités de Walder  (26, 38, 48) ; 1  transformations de Walder  (34).
Pour le Stade Toulousain : 1 essai de Jauzion (11) ; 3 pénalités de Skrela (50, 61, 65) ; transformations de Skrela (11).
London Wasps : Poitrenaud - Clerc, Fritz, Jauzion, Médard - (o) Skrela, (m) Doussain (puis Vergallo, 55) - Dusautoir , Picamoles (puis Heymans, 50), Nyanga (puis Sowerby, 50) - Albacete, Maestri (puis Lamboley, 68) - Johnston (puis Montès, 74), Servat (puis Lacombe, 76), Human (puis Poux, 42).
Carton jaune : Betsen (64)
Stade Toulousain : Van Gisbergen - Varndell, Jacobs, Waldouck, Lemi - (o) Walder, (m) Simpson - Powell, Betsen, Worsley - Birkett, Shaw - Taulafo, Lindsay, Payne.
Carton jaune : Picamoles (32)
Carton rouge : Fritz (46)

Le Stade Toulousain a été battu lors de la sixième journée de H Cup, concédant leur première défaite de la compétition. Il s'agit d'un revers particulièrement cruel pour les Rouge et Noir, qui ont joué la quasi intégralité du match en infériorité numérique, avant de céder à la dernière minute sur un essai de Lemi

 

Jauzion concrétise la domination


Les Toulousains réalisaient une entame de partie encourageante, et s'offraient le luxe de monopoliser le ballon. Ils se procuraient même deux situations intéressantes, notamment après une charge formidable de Johnston, mais, par deux fois, l'action se terminait par un en-avant. A force de dominer, toutefois, les visiteurs forçaient les Wasps à se mettre à la faute, et à la cinquième minute, après une position de hors-jeu, Skrela manquait d'ouvrir le score.

La physionomie de la rencontre, par la suite, ne changeait pas : Toulouse mettait la main sur le ballon, mais des maladresses, le plus souvent non provoquées, venaient annihiler leurs efforts. Toutefois, en choisissant de voir le verre à moitié plein, on pouvait souligner avant tout le début de match plus que sérieux réalisé par les hommes de Novès qui, de surcroît, dominaient copieusement en mêlée fermée.

Le premier essai toulousain ne tardait pas : une chandelle difficile était remarquablement captée par Poitrenaud, qui mettait Médard sur orbite. Ce dernier filait jusqu'aux dix mètres, transmettait à Jauzion, qui résistait à deux plaquages pour aplatir en coin.
Les Londoniens, amorphes depuis le coup d'envoi, se réveillaient dès le renvoi. C'était eux, désormais, qui s'installaient dans le camp toulousain, et l'intensité du combat, notamment dans les phases de rucks, était impressionnante.

Aux alentours de la vingtième, Fritz, en position lointaine, échouait sur pénalité. Walder faisait moins de politesse, et débloquait le compteur des siens (3-7, 26ème). Cela correspondait, du reste, à la montée en puissance des joueurs anglais, qui, certes, ne se montraient pas réellement dangereux, mais faisaient souffrir les Toulousains.

A la 32ème, Picamoles écopait d'un carton jaune, pour un geste d'antijeu assez loin d'être évident. C'est peu dire, dès lors, que le combat faisait rage dans les trente mètres stadistes. La défense haut-garonnaise tenait bon, mais souffrait devant les charges répétées des avants anglais. C'était finalement un arrière, Haughton, qui exploitait une brèche pour marquer de près. Pour la première fois, les Wasps prenaient l'avantage.

La fin de première période était décidément compliquée, puisque Toulouse encaissait dans la foulée une pénalité, ce qui faisait passer la marque à 13-7. L'écart ne bougeait pas jusqu'à la pause, et il fallait bien convenir que personne, ou du moins pas grand monde, n'aurait pu l'imaginer devant les vingt premières très bonnes minutes réussies par les Rouge et Noir.

 

L'expulsion sévère de Fritz


Les Toulousains géraient tant bien que mal la fin de leur infériorité numérique, et le score n'avait pas évolué quand Picamoles rentrait en jeu. Globalement, les visiteur dominaient en terme de possession, mais éprouvaient de grandes difficultés pour mettre en difficulté une défense bien en place.
Le tournant de la partie intervenait peu de temps après, quand, sur une contre-attaque de Varndell, Fritz se rendait coupable d'un plaquage cathédrale, sanctionné d'un... carton rouge de la part de M. Rolland. Une décision difficile à avaler, car si la faute du trois-quart centre ne souffrait d'aucune contestation, la sanction paraissait démesurée.

L'affaire était désormais mal engagée, mais Skrela, sur pénalité, réduisait le score. Il restait une demi-heure de jeu, et Toulouse, clairement, n'entendait pas abdiquer, malgré la succession de difficultés.
Mais, évidemment, les joueurs de la ville rose étaient dans l'ensemble dominés par une équipe londonienne revigorée et qui, surtout, avait la chance d'évoluer à quinze.

Admirables de courage, et après avoir passé de longues minutes acculés devant leur lignes, les Toulousains parvenaient à occuper la moitié de terrain adverse. La défense londonienne ne cédait pas un pouce de terrain, mais Skrela, à l'heure de jeu, exploitait une faute pour ramener les siens à trois points (14-16).
L'espoir reprenait encore un peu plus corps quand Betsen, coupable d'une faite, écopait à son tour d'un carton (jaune), alors que Skrela en profitait pour égaliser, avec l'aide du poteau. Il restait un quart d'heure à jouer, et la fin de match s'annonçait brûlante.

Mis en danger par une action de grande classe de Lemi, le Stade passait près de la correctionnelle, mais tenait bon. Chaque formation, à tour de rôle, connaissait un temps fort, mais sans parvenir à marquer.  Un drop de Skrela, à cinq minutes du terme, frôlait le poteau, au moment où Betsen rentrait en jeu.
Dans une atmosphère irrespirable, le Stade encaissait finalement un essai par ce diable de Lemi, sur la dernière action de jeu. La messe était dite, et c'est peu dire que cela semblait particulièrement cruel.

 
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