L’un des éléments frappants, lors de votre victoire face aux Harlequins, c’est qu’on n’a jamais senti l’équipe paniquer, même quand les Anglais sont revenus à un point ?
Il faudrait le demander aux joueurs, mais c’est vrai qu’il y a eu durant le match une forme de continuité. Quand les Harlequins sont revenus après leur essai, les gars ont essayé de remettre immédiatement la main sur le ballon, pour essayer à leur tour de marquer des points.
Ça c’est plutôt bien passé, c’est vrai, mais il faut maintenant mettre ce match de côté et vite se replonger dans le prochain qui, à mon avis, sera beaucoup plus accroché que celui de la semaine passée.
On dit que cette formation des Quins joue aussi bien à l’extérieur qu’à la domicile. Comment aborde-t-on un match comme celui-ci ?
C’est une équipe qui joue bien partout : n’oublions pas qu’elle était invaincue avant ce dernier week-end. Je pense qu’ils ne vont pas changer leur philosophie en cinq jours. C’est une équipe dynamique et puissante, qui va nous causer pas mal de soucis.
À nous d’avoir le plus de munitions possibles pour prendre notre destin en main et nous qualifier, ou du moins, envisager une suite de parcours européen beaucoup plus sereine. Et pour cela, il faudra les battre dimanche.
Le fait de vous être imposés à Londres donne-t-il à l’équipe un avantage psychologique ?
Je ne pense pas… En règle générale, l’Anglais s’exporte plutôt bien. On aura la pression sur les épaules, eux peut-être un peu moins. S’ils perdent, ils sont quasiment éliminés. Mais de notre côté, on se prépare et on alerte les joueurs comme avant un vrai match de phase finale.
En cas de victoire, le Stade aurait un pied en quart de finale ?
On sait aussi que si l’on perd, on ne sera pas éliminés. Mais si cela arrivait, il faudra aller batailler à Gloucester pour avoir la possibilité de se qualifier pour un quart de finale, où l’on se déplacerait certainement.
Si on gagne ce week-end, on a quand même notre destin en mains pour pouvoir être en quart de finale. Et avec quelques points par-ci par-là, cela pourrait être un quart à domicile. Mais dans tous les cas, on ne se projette pas jusque-là. On est focalisés sur la rencontre programmée dimanche après-midi.
On a fait une partie du chemin au match aller en allant battre les Anglais chez eux. Nous avons un avantage, et ce serait dommage le perdre en trébuchant ce week-end.
Il y a une vraie envie de vouloir continuer à monter en puissance dans votre jeu ?
Aujourd’hui, nous avons surtout la volonté d’essayer de gagner. Après, quel jeu, dans quelles conditions climatiques, quelle équipe sur le terrain ? On verra tout cela en fin de semaine. Pour le moment, notre unique volonté est de nous imposer, même si tout n’est pas parfait sur le terrain. De ce point de vue, on fera le bilan après cette période de Coupe d’Europe.
Vous avez certainement dû refroidir quelque peu les têtes cette semaine à l’issue de cette belle performance ?
Nous traversons une semaine studieuse, mais aussi une semaine un peu fatigante, du fait de notre retour tardif le lendemain matin du match, après une nuit quasiment blanche pour les joueurs.
On devait avoir un jour de plus pour se préparer, mais nous avons préféré leur donner quasiment 24 heures de repos en plus. On a fait trois bonnes séances, comme d’habitude, et il y en a une supplémentaire prévue en fin de semaine. On prépare cette rencontre comme un match de coupe d’Europe, comme un match de haut niveau.
Ensuite, je pense que les joueurs sont assez grands, assez professionnels pour se rendre compte que si on se relâche face à une équipe comme celle-là, on va droit dans le mur.
On a le sentiment que quand vous l’avez décidé, peu de monde peut vous battre ?
Dans ce cas-là, j’espère que les joueurs l’auront décidé. Après, ça serait très prétentieux de dire ça. Ce que je sais, c’est que cette équipe anglaise, en étant invaincue avant ce dernier week-end et pour avoir vu tous ses matchs depuis le début de la saison, peut aussi se dire que quand elle a décidé de le faire, elle peut le faire.
On va s’occuper de nous, se méfier énormément d’eux, en espérant faire un match digne d’un huitième de finale au Stadium, qui nous ouvrirait en cas de succès les portes d’une qualification.
Un petit point sur l’infirmerie ?
Poux est toujours incertain. Poitrenaud est out, et si Human revient bien, il ne sera pas forcément dans le coup. On verra avec le jeune Boutemane, qui nous a accompagnés la semaine dernière. Pour le moment, il y a un groupe élargi qui a été défini mais le « groupe match » n’a pas encore été choisi. On va attendre d’avoir plus de données.