La boutique en ligne
Le Cop'
Vivez Stade ! 0 892 69 31 15
 

Elissalde : « Toujours fortement attendus »

Partager :

09/02/2012

Il y a deux semaines, le Stade s’imposait au Stade de France face au Racing Métro. Un match important pour les Toulousains ?

Important, je ne pense pas, mais il fait bien sûr beaucoup de bien d’un point de vue comptable. Mais le plus satisfaisant se situe au niveau de l’état d’esprit : sur le terrain, les gars ont eu des valeurs, ils se sont accrochés, ils n’ont rien lâché, malgré un contexte difficile, pour finalement l’emporter dans les dernières minutes. Pour le rugby développé, ce n’était pas fameux, mais dans ce que les joueurs ont mis dans la rencontre, c’était vraiment parfait.

Vendredi, le Stade se déplace au Biarritz Olympique. C’est le bon moment pour aller jouer à Aguilera ?


Non, il n’y a jamais de bons moments pour aller à Biarritz. Nous sommes toujours fortement attendus. Nous allons profiter de ce match pour faire quelques essais. On verra le contexte. Biarritz a eu la chance de pouvoir disposer de son terrain alors qu’ils devaient être suspendus. Ça leur rajoute un  peu de force. On va y aller en espérant avoir le même investissement qu’au Racing, et peut être un meilleur rendement au niveau du rugby.

Il faut toujours se méfier d’une équipe en difficulté ?


Biarritz, il a toujours fallu s’en méfier. Je pense que la qualité de leur rugby ne reflète pas leur position au classement. Ils ont joué de malchance, ils ont perdu beaucoup de confiance et là, ils sont en train de la retrouver. Ce sera certainement bien plus difficile qu’à Paris.

La préparation du match est compliquée ?


Elle est un peu difficile compte tenu des conditions climatiques. Les terrains sont gelés ou enneigés. Nous avons réussi à dégager tant bien que mal une moitié de terrain, mais il est quasiment impraticable. Ça glisse beaucoup et c’est dangereux pour les joueurs. Nous nous sommes concentrés sur des détails, notamment la conquête en touche et la mêlée, tout cela dans le gymnase. Pour ce qui est des trois-quarts, il y a une préparation physique supplémentaire pour le moyen terme.

Comment se déroule la vie au club sans Yannick Bru ?

Il suffit d’être organisé. C’est un peu plus stressant pour moi, mais avec toute l’amitié et le respect que nous avons pour son poste, il était normal pour nous de le laisser tranquille. Il est en mission avec l’équipe de France, cela doit impliquer beaucoup de choses dont il doit s’occuper. En plus, en étant loin des ressentis du vestiaire, c’est difficile pour lui. Nous n’avons pas de communication ensemble, nous le laissons travailler dans les meilleures conditions possibles. En ce qui nous concerne, on s’accroche.

Le groupe est en autogestion ?

Non, ce n’est pas de l’autogestion. Je fais les montages, je suis bien aidé par le staff de l’analyse vidéo. J’ai quand même un ressenti en tant qu’ancien demi de mêlée sur la façon dont on doit désaxer les mêlées ou les endroits où on doit prendre les ballons en touche. Après, bien évidemment que les petits détails font la différence dans le haut niveau. C’est là où je m’appuie sur Jean Bouilhou, ou des joueurs de première ligne en ce qui concerne la mêlée.

Un mot sur le match de l’équipe de France. Cette équipe vous a plu ?

J’ai regardé ça comme toujours, avec un oeil de technicien. Cette équipe n’était pas là pour nous plaire, elle était là pour gagner et elle l’a fait. Je pense que les Italiens ont fait un bon rugby et la France a quand même marqué quatre essais sans en prendre. Avec cinq jours de boulot ensemble, on ne pouvait pas attendre à beaucoup mieux.

Tous les articles