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Samedi 01 novembre

LOU / STADE TOULOUSAIN

à 14h45

Compte rendu

Match Montpellier / Stade Toulousain

Les Toulousains ont été battus sur le terrain de Montpellier (8-10) lors de la 24ème journée du Top 14.

A Montpellier (Yves du Manoir) - Montpellier bat Stade Toulousain 10 à 8 (mi-temps : 3-0 )
Temps beau et chaud ; belle pelouse ; Arbitrage de M. Garcès.
Pour Montpellier : 1  essai de Nagusa (50) ; 1 pénalité de Paillaugue (7) ; 1 transformation de Paillaugue (50).
Pour le Stade Toulousain : 1 essai de Fickou (78) ; 1 pénalité de Beauxis (45).
Montpellier : Sicart ; Nagusa, Combezou, Gard, Tupuola ; (o) Fernandez, (m) Paillaugue ; Bias, Beattie, Ouedraogo ; Privat, Gorgodze ; Bustos, Creevy, Nariashvili.
Stade Toulousain : Huget ; Clerc, Fritz, Poitrenaud, Médard (puis Fickou, 46) ; (o) Beauxis, (m) Doussain (puis Burgess, 74) ; Dusautoir, Maka (puis Lamboley, 53), Bouilhou (puis Nyanga, 62) ; Albacete (puis Millo, 51), Maestri ; Johnston, Servat (puis Bregvadze, 69), Steenkamp (puis Kakovin, 46).


Un rythme endiablé


La partie débutait sur une action stadiste, avec, après un ballon de récupération, un coup de pied à suivre de Poitrenaud dans le dos de la défense. Le ballon était récupéré par Huget, dont la passe à destination de Médard, arrivé au soutien, n'aboutissait pas. Dommage, car l'essai n'était pas si loin.
Mais le MHR n'était pas en reste, et réagissait avec une superbe percée de Nagusa, certes repris à trente mètres, pour ce qui n'était que le début d'une vague d'offensives héraultaises, difficilement contenues par la défense stadiste, finalement prise en faute, pour une ouverture du score de Paillaugue.

Par la suite, c'était plutôt Montpellier qui avait la possession à son avantage, et les chandelles dans les trente mètres toulousains occasionnaient à chaque fois des hésitations, heureusement sans conséquences. Fidèles à leur réputation, les joueurs de Galthié envoyaient un maximum de jeu, relançaient tous les ballons, mais se heurtaient à une défense rouge et noire bien en place et bien décidée à ne pas lâcher une once de terrain.

Si l'emprise montpelliéraine ne se démentait pas au fil des minutes, les visiteurs parvenaient malgré tout à mettre de côté quelques munitions. Hélas, quelques approximations de Beauxis dans le jeu au pied (pénalité trop courte, touche non trouvée) ne permettaient pas d'exploiter ces (légères) opportunités.

La plus belle occasion, du reste, était à venir, avec au départ une relance certes osée de Huget, mais que Clerc, arrivé au soutien, parvenait à bonifier. Les relais de Johnston, Bouilhou et Steenkamp faisaient le reste, et Toulouse n'était plus qu'à cinq mètres. Le ballon sortait, et le coup de pied de Beauxis pour Fritz, un poil trop long, mettait un terme à la séquence.

Dans ce match un peu fou, le MHR répliquait, et Bustos, en bout de ligne, était à deux doigts d'aplatir. Il faut dire que sans le retour in extremis et le superbe plaquage façon judoka de Médard, cela aurait été le cas. Moins de soixante secondes plus tard, Doussain, à cinq mètres, voyait son dégagement contré, et Huget, venu jouer les pompiers de service, sauvait à son tour les siens.

A la 35ème, et alors que les débats avaient tendance à s'équilibrer, Huget, pour la énième fois, prenait le trou, et l'action aboutissait à une pénalité, manquée par Beauxis. Toulouse venait de laisser passer une belle occasion d'égaliser.
La pause était un peu contre toute attente atteinte sur le score de 3-0. Cela, on l'aura compris, ne reflétait pas le rythme effréné de la partie, au cours de laquelle les deux équipes avaient eu maintes occasions de marquer. Même si c'est bel et bien le MHR qui pouvait nourrir le plus de regrets...

 

Le Stade trop sanctionné


La deuxième période débutait avec toujours autant d'engagement, et Huget, encore une fois, sauvait une situation chaude. Mais le Stade, pourtant, égalisait sur sa première incursion dans le camp adverse, via Beauxis. Hélas, l'embellie était de courte durée : Nagusa s'échappait, se débarrassait de Poitrenaud, puis de Beauxis, pour filer sous les barres après un exploit individuel. Paillaugue transformait, et les Héraultais menaient 10-3.

Désormais menés, les hommes de Novès peinaient à réagir et à enchaîner les temps de jeu. Ils ne manquaient pas de bonne volonté ou de précision dans leurs lancements, mais souvent, des pertes de balle pas vraiment provoquées mettaient un terme à leurs bonnes intentions.
A l'heure de jeu, pourtant, une pénalité glanée sur mêlée donnait l'occasion à Beauxis de réduire l'écart, mais le ballon s'écrasait sur le poteau.

Trop pénalisés, les coéquipiers de Thierry Dusautoir rendaient également trop de munitions. Si Montpellier, à son tour, ne trouvait pas le cadre sur pénalité, cela n'aidait pas le Stade à revenir au score.
De même, malgré quelques passages largement en leur faveur en terme de possession, ils ne prenaient pas en défaut l'arrière-garde héraultaise. Alors que le temps défilait, cela commençait à devenir urgent : à la 70ème, Montpellier menait toujours 10-3.

A la 78ème, Fickou, en bout de ligne, marquait l'essai de l'espoir. Beauxis avait au bout du pied l'égalisation, mais avait moins de réussite qu'au Racing deux semaines plus tôt. Malheureusement, rien ne changeait jusqu'au coup de sifflet final. Toulouse s'inclinait 8-10, sans que l'on puisse juger la victoire adverse imméritée. Seule consolation, le point de bonus arraché à Yves du Manoir est susceptible d'avoir son importance dans quelques semaines.

 

 
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