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Samedi 16 août

STADE TOULOUSAIN / US OYONNAX

Ernest Wallon à 18h30

Les nouveaux maillots BLK du Stade Toulousain

Compte rendu

Match Stade Toulousain / Leicester

Vainqueurs de Leicester (23-9) lors de la première journée de la Coupe d'Europe, les Toulousains ont idéalement débuté la compétition.

A Toulouse (Stadium) - Stade Toulousain bat Leicester 23 à 9 (mi-temps : 11-9 )
Temps pluvieux ; pelouse grasse ; 28.000 spectateurs environ ; Arbitrage de M. Owens (Pays de Galles).
Pour le Stade Toulousain : 1 essai de Fickou (38) ;6  pénalités de McAlister (17, 27, 48, 55, 58, 62).
Pour Leicester : 3 pénalités de Flood (15, 23, 35).
Stade Toulousain : Poitrenaud - Huget (puis Matanavou 76), Fickou, Fritz, Clerc - (o) McAlister, (m) Doussain (puis Burgess, 72) - Nyanga (puis Bouilhou, 58), Picamoles (puis Lamboley, 72), Dusautoir - Maestri, Millo-Chluski (puis Albacete, 58) - Steenkamp (puis Poux, 58), Botha (puis Tolofua, 58), Johnston (puis Guillamon, 76).
Carton jaune : Steenkamp (29)
Leicester : Hamilton - Morris, M.Tuilagi, Allen, Goneva - (o) Flood, (m) B.Youngs - Waldrom, Crane (cap), Mafi - Parling, Kitchener - D.Cole, T.Youngs, Mulipola.

Le Stade n'a pas manqué ses débuts dans la compétition européenne en s'imposant lors de la première journée face à Leicester. Comme cela était prévisible, le club anglais s'est révélé un adversaire coriace, et les Rouge et Noir ont longtemps souffert avant de s'imposer. Mais l'essentiel est acquis, et il faut maintenant confirmer samedi prochain, sur le terrain de Trévise.
 

Fickou, le tournant

Si Les Toulousains débutaient la partie en fanfare, avec d'entrée de jeu ou presque une percée plein champ de Picamoles, qui trouvait Fritz en relayeur. Le trois-quarts centre franchissait à son tour le rideau pour être finalement repris à trois mètres de la ligne. Dommage que cette action ne soit pas allée au bout, mais au moins, les Rouge et Noir avaient attaqué le match comme il le fallait.

La première mêlée, sur laquelle les Stadistes récupéraient un ballon anglais sur l'introduction, confirmait cette (bonne) impression. Peu à peu, pourtant, les débats s'équilibraient, et Leicester osait ses premières incursions dans la moitié de terrain française. Pire, un dégagement complètement manqué par Poitrenaud, il est vrai sous pression, entrainait une énorme occasion pour les Tigers, et il s'en fallait d'un rien pour que l'on assiste au premier essai de la rencontre.

Toulouse s'en tirait donc sans dommage, mais il fallait relever que le jeu stadiste connaissait quelques soubresauts, à l'image de deux touches consécutives perdues et d'une pénalité obtenue par Leicester sur mêlée. Au quart d'heure de jeu, Picamoles était pénalisé pour être entré sur un regroupement par le côté et Flood, de trente mètres environ, ouvrait le score. Cela n'était pas scandaleux, au contraire, devant la physionomie du match depuis plusieurs minutes.

Il fallait réagir, et les hommes de Novès s'y employaient dès le renvoi, avec une belle cocotte, suivie d'une pénalité pour un hors-jeu anglais. Sur la ligne des quarante mètres, McAlister égalisait et replaçait les siens sur de bons rails.
Par la suite, le match tombait dans un faux rythme, et il n'y avait pas grand chose à signaler. Les Toulousains peinaient à enchaîner les mouvements, et en dehors de quelques éclats signés Picamoles ou Nyanga, ils ne portaient pas de danger sur l'équipe adverse. A la 22ème, Flood, sur pénalité, redonnait l'avantage à son équipe (6-3), mais McAlister égalisait dans la foulée. Bref, aucune équipe ne se détachait réellement, que ce soit dans le jeu ou au tableau d'affichage...

Peu avant la demi-heure de jeu, Steenkamp, coupable d'un geste d'antijeu, écopait d'un carton jaune. Le Stade se retrouvait en infériorité numérique, et évidemment, au vu de l'étroitesse du score, ce la n'était pas la meilleure des nouvelles. Dans un premier temps, pourtant, cela ne prêtait pas à conséquence, et Toulouse s'installait même dans le camp anglais. McAlister était même à deux doigts de donner l'avantage au club français, mais son coup de pied, tapé depuis 52 mètres environ, passait d'un rien sous la barre. Flood, lui, avait plus de réussite et redonnait l'avantage à Leicester (9-6, 36ème).

L'un des premiers tournants du match intervenait peu après, avec un joli numéro de Fickou, qui marquait à lui tout seul un joli essai, au cours duquel il faisait admirer sa pointe de vitesse. McAlister ne transformait pas, et Toulouse, pour la première fois, prenait l'avantage (11-9). C'est sur ce score que les deux équipes regagnaient les vestiaires, et si le Stade avait su virer en tête, il était évident, à ce moment-là, que la partie risquait de rester indécise jusqu'au bout. Il n'était pas encore temps, donc, de pavoiser.
 

Le pêché d'orgueil de Flood

Le deuxième acte débutait sur un gros rythme, et Leicester, territorialement, dominait. Cela n'empêchait pas le Stade, après un joli coup de pied à suivre de McAlister à destination de Nyanga, d'obtenir une pénalité sur sa première incursion dans le camp adverse. De 45 mètres, face aux barres, McAlister donnait à son équipe un avantage un peu plus consistant (14-9).

Mais les Tigres continuaient à donner du fil à retordre aux coéquipiers de Thierry Dusautoir. Loin d'avoir abdiqué, ils poursuivaient leur travail de sape et occupaient la moitié de terrain toulousaine. Ils obtenaient d'ailleurs une pénalité, à vingt mètres face aux barres, mais Flood commettait un petit pêché d'orgueil en choisissant de la jouer rapidement, pour finalement laisser échapper le cuir quelques mètres plus loin. Plus pragmatique et diablement efficace, McAlister passait un nouveau coup de pied, lointain, et le score était dorénavant de 17-9.

A la 57ème minute, le demi d'ouverture néo-zélandais exploitait un formidable travail du trio Nyanga-Picamoles-Dusautoir qui forçait un Anglais à se mettre à la faute. Ces trois nouveaux points faisaient passer le score à 20-9, et on pouvait raisonnablement envisager la suite avec sérénité, d'autant plus que deux minutes plus tard, un bel effort de la mêlée toulousaine donnait l'opportunité au buteur de creuser un peu plus l'écart.

Visiblement, et pour la première fois, les Anglais semblaient accuser le coup. Toulouse dominait nettement, et une subtile passe au pied de McAlister à destination de Fritz, lancé comme un boulet de canon, faillit bien aboutir au deuxième essai stadiste. Il n'y avait plus désormais qu'une équipe sur le terrain, et malgré un énorme et interminable temps fort à la 70ème, le score n'évoluait pas.

Plus rien de significatif ne se produisait jusqu'au coup de sifflet final. En empochant les quatre points de la victoire et en privant Leicester du bonus défensif, Toulouse avait plus que rempli sa mission.

 

Photos du match

 
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