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Samedi 01 novembre

LOU / STADE TOULOUSAIN

à 14h45

Compte rendu

Match Stade Toulousain / US Oyonnax

A Toulouse (Ernest Wallon) - Stade Toulousain bat US Oyonnax 14 à 3 (mi-temps : 9-3 )
Temps frais et pluvieux ; pelouse grasse ; 14.000 spectateurs environ ; Arbitrage de M. Minéry.
Pour le Stade Toulousain : 1 essai de David (74) ; 3 pénalités de Barraque (10, 15, 35).
Pour Oyonnax : 1 pénalité de Urdapilleta (40).
Stade Toulousain : Poitrenaud ; Matanavou (puis Fickou, 45), David, Gear, Donguy (puis Médard, 50) ; (o) Barraque, (m) S.Bézy ; Camara, Galan, Lamboley (puis Picamoles, 35) ; Albacete (puis Maka, 65), Millo ; Montès (puis Baille, 54) , Ralepelle (puis Tolofua, 54), Ferreira (puis Guillamon, 54).
Oyonnax : Tian ; Codjo, Bousses, Aguillon, Koroivoutu ; (o) Urdapilleta, (m) Figuerola ; Ursache, Andre, El Abd ; Browne, Nemecek ; Clerc, Clark, Tichit.
Carton jaune : El Abd (11)

Les craintes annoncées durant la semaine par l'ensemble des acteurs stadistes n'étaient pas feintes. La réception d'Oyonnax, dans les conditions que l'on sait, était plus que jamais redoutée, même si le promu, jusqu'ici, n'avait pas encore accroché le moindre point lors de ses divers déplacements. Mais même avec une équipe privée de nombreux titulaires, les Rouge et Noir ont fait montre d'assez d'abnégation et d'application pour passer l'écueil.

Place maintenant, dans une semaine, à un déplacement à Grenoble, et si le staff pourra cette fois compter sur l'intégralité de son effectif, à l'exception des blessés, il faudra évaluer la fraîcheur, tant mentale que physique, avec laquelle les internationaux rentreront de leurs tests-matchs respectifs.

 

Le Stade soigne ses mauls

 

Les Toulousains attaquaient la rencontre par le bon bout et monopolisaient le ballon. Et très vite, un maul conquérant obligeait les visiteurs à se mettre à la faute. Hélas, Barraque, il est vrai en position très inconfortable, manquait la cible.

La défense toulousaine, quand son adversaire avait la possession, se montrait particulièrement féroce, et les quelques assauts étaient ainsi contenus. Mais en phase offensive, les groupés-pénétrant, et plus globalement le travail des avants, occasionnait de gros dégâts. Déjà pénalisé à quatre reprises en huit minutes, Oyonnax encaissait très logiquement les premiers points de la partie, via une pénalité de Barraque (3-0).

A la 11ème, pour une nouvelle faute sur un maul, El Abd écopait d'un carton jaune. La supériorité numérique ainsi obtenue n'était pas immédiatement payante, car en dépit de quelques relances audacieuses de Poitrenaud ou Matanavou, il n'y avait pas grand-chose à signaler.
Au quart d'heure de jeu, suite à une mêlée dominatrice, les Haut-Garonnais doublaient la mise, toujours par Barraque.

Toulouse prenait quelque peu le large, mais il fallait rester vigilant. Tian, qui tapait au pied pour lui-même, venait le rappeler : car alors que l'essai semblait imparable, Donguy, que l'on pensait en retard au départ de la séquence, revenait du diable-vauvert pour sauver la patrie.
Cette action était d'ailleurs le point de départ d'une belle période pour les visiteurs qui, pour la première fois, parvenaient à multiplier les temps de jeu dans la défense stadiste. Et à la 22ème, Urdapilleta, l'un des meilleurs buteurs du championnat, restait un peu court sur sa tentative de pénalité.

Incontestablement, les débats avaient tendance à s'équilibre dans la deuxième moitié de la première période. Il faut dire que le jeu, en raison des maladresses commises par les deux formations, étaient assez haché. Côté toulousain, si l'avance n'était pas usurpée, et il fallait également convenir qu'il n'y avait pas la moindre occasion d'essai à signaler depuis le coup d'envoi.

Barraque, depuis la ligne médiane, réussissait cependant un troisième coup de pied, qui faisait passer la marque à 9-0. Le Stade creusait l'écart, au moment où Lamboley, touché au genou, devait céder sa place à Picamoles. La première période s'achevait par une pénalité d'Urdapilleta, et c'est sur le score de 9-3 que les deux équipes regagnaient les vestiaires.

 

David, enfin !

 

Il n'y avait pas de changement de rythme à la reprise. Le combat faisait rage, mais les conditions climatiques rendaient la conservation du ballon très délicate. Le Stade, à la 50ème, manquait une occasion de creuser l'écart, en raison d'une pénalité trop courte de Barraque.
Mais peu à peu, la pression s'accentuait sur l'USO. Les charges de Galan et Gear échouaient à quelques centimètres de la ligne, mais le premier essai chauffait.

Quelques instants plus tard, c'était Fickou et David, pourtant en position intéressante, qui manquaient de justesse dans leurs choix. On approchait de l'heure de jeu, et Toulouse n'était pas à l'abri d'une mauvaise surprise. Gear se démenait, se proposait, mais le promu, admirable de vaillance, résistait.

Les joueurs de Christophe Urios devaient d'ailleurs sentir qu'un coup était jouable, car ils campaient par la suite dans la moitié de terrain toulousaine. Certes, aucune occasion d'essai n'était à signaler, mais le danger, imperceptiblement, se rapprochait. Ainsi, sur un ballon tapé à suivre de Codjo, Bézy faisait bonne garde et était le plus prompt à aplatir dans son propre en-but.

Pour rester à l'abri, les hommes de Novès produisaient leurs efforts dans la dernière partie du match. La possession était très nettement en leur faveur, et après une tentative avortée de Médard, une charge de Galan repoussée in extremis, c'était David, parfaitement décalé par Poitrenaud, qui inscrivait enfin le premier essai de la rencontre. Toulouse pouvait respirer.

Le Stade n'avait plus grand-chose à espérer des cinq dernières minutes, car le bonus offensif semblait hors de portée. Il gérait donc les derniers instants et s'imposait, au terme d'une rencontre certes pas transcendante, mais sur laquelle le contexte était tout de même une petite circonstance atténuante.
 

 

Photos du match

 
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