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Vendredi 26 septembre

BAYONNE / STADE TOULOUSAIN

à 20h45

Les nouveaux maillots BLK du Stade Toulousain

Compte rendu

Match Biarritz / Stade Toulousain

A Biarritz (Aguilera) - Stade Toulousain bat Biarritz Olympique 16 à 6  (mi-temps : 13-6)
Temps pluvieux ; pelouse grasse. Arbitrage de M. Garcès (Béarn).
Pour Biarritz :2 pénalités de Yachvili (1, 9).
Stade Toulousain : 1 essai de Fickou (37) ; 3 pénalités de Doussain (6, 30, 44) ; 1 transformation de Doussain (37).
Biarritz : Couet-Lannes ; Ngwenya, Gimenez, Burotu, Thomas ; (o) Peyrelongue, (m) Yachvili ; Molcard, Harinordoquy, Guyot ; Marie, E. Lund ; Broster, Genevois, Barcella.
Stade Toulousain : Médard ; Clerc, Fickou, Poitrenaud (puis Bonneval, 78), Gear ; (o) Bézy, (m) Doussain ; Qera (puis Tekori, 46), Galan (puis Picamoles, 41), Camara ; Maestri (puis Maka, 66), Millo Chluski ; Johnston (puis Baille, 66), Ralepelle (puis Tolofua, 45), Steenkamp (puis Montès, 66).

Mieux vaut tard que jamais, et il faut bien convenir que le Stade aura attendu bien plus que prévu pour ramener -enfin- son premier succès de la saison à l'extérieur. Mais celui-ci, acquis à Biarritz lors de la 18ème journée, est tombé à point nommé : car en cas de défaite sur une pelouse où s'étaient imposés la plupart des concurrents directs dans la course à la qualification, cette dernière aurait été bien mal engagée...

 

Une domination sans faille
 

Le coup d'envoi était donné sous une pluie diluvienne et dans des conditions très difficiles. Et pas plus tard qu'à la première minute, le Stade concédait sa première faute, par Camara. Yachvili, de quasiment cinquante mètres mais avec vent dans le dos, ajustait la mire. Biarritz prenait le score (3-0).

Les joueurs de la ville rose réagissaient toutefois dans la foulée et monopolisaient le ballon au cours d'une interminable séquence, à l'issue de laquelle Gear était projeté en touche. Sur celle-ci, Harinordoquy ne pouvait se saisir du ballon, et les Toulousains pénétraient dans les 22 ballon en mains. Hélas, cette situation potentiellement dangereuse était stoppée par un contact entre Qera et Ralepelle.

Mais les Rouge et Noir ne se décourageaient pas et continuaient à imprégner un rythme d'enfer. Gear réalisait un formidable festival, et cette fois, lui et ses coéquipiers bénéficiaient d'une pénalité, réussie par Doussain. C'est à ce moment-là que l'un des projecteurs d'Aguilera rendait l'âme, et la partie était interrompue...

Cette situation ubuesque ne durait pas plus que quelques minutes, et les deux équipes revenaient sur la pelouse. Il fallait maintenant souhaiter que cette coupure onopinée n'ait pas coupé les jambes des Toulousains, qui encaissaient rapidement une deuxième pénalité, par Yachvili...
Comme cela avait été vu, Toulouse remettait la main sur le ballon. Bien aidés par une conquête impeccable, les hommes de Servat ne tardaient pas à bénéficier d'une nouvelle pénalité, après une position de hors-jeu sur un maul, et Doussain manquait la cible...

Il y avait de quoi enrager, car littéralement, il n'y avait qu'une seule équipe sur le terrain. A la 18ème, après un bon ballon au pied de Doussain dégagé en catastrophe, une touche à cinq mètres était  obtenue, mais le groupé-pénétrant ne parvenait pas derrière la ligne.
A la 20ème, et alors que le BO commençait à sérieusement multiplier les fautes, Doussain trouvait le poteau suite à une faute au sol de Lund. La situation commençait, déjà, à devenir crispante, alors que les locaux restaient devant au score en ayant dépassé deux fois la ligne médiane depuis le coup d'envoi...

L'emprise stadiste sur les débats ne se démentait pas par la suite. Fickou puis Maestri étaient repris à quelques centimètres de la ligne, et on ne comptait déjà plus les opportunités laissées en route.
A la 25ème, et alors que le jeu était toujours cantonné dans les 22 mètres basques, Médard, un peu de façon précipitée, tentait un drop et était contré. Les Rouge et Blanc récupéraient in fine le cuir.

A la demi-heure de jeu, Doussain égalisait, et c'était, on l'aura compris, plus que mérité. Et si Yachvili, après un bel effort de son pack, manquait son premier coup de pied de la soirée, les Toulousains reprenaient rapidement les affaires en mains. Et cette fois, après un superbe coup de pied à suivre de Bézy dans l'en-but, Fickou était le plus prompt pour aplatir. Le Stade menait désormais 13-6, et c'est sur ce score que les deux équipes regagnaient les vestiaires.

 

Des occasions non converties
 

La physionomie de la partie ne changeait pas à la reprise, et Toulouse ne laissait que des miettes à son adversaire. Avec l'aide du vent, et depuis la ligne médiane, Doussain ajoutait trois points, et l'affaire semblait bien engagée, d'autant plus que la domination rouge et noire restait sans partage.
Le BO multipliait les fautes, et si Doussain manquait cette fois une tentative lointaine, la marge restait confortable.

Après un nouvel échec de Doussain, on se prenait à espérer que tous ces points laissés en route ne finissent pas par coûter cher. A la 53ème, Clerc, en bout de course, résistait aux retours conjugués de deux adversaires mais restait court, pour une poignée de centimètres.
Un peu comme en première période, les situations chaudes se succédaient, mais n'allaient pas au bout. Et comme cela avait été le cas lors des quarante premières minutes, on notait un excès de précipitation sans doute préjudiciable.

Ce schéma se répétait inlassablement par la suite. Picamoles, parti au ras d'une mêlée, était à son tour stoppé in extremis. En mêlée, il fallait toutefois le souligner, Biarritz prenait peu à peu le dessus et récupérait nombre de pénalités sur cette phase de jeu. Alors que les esprits avaient tendance à s'échauffer, il fallait à tout prix conserver l'avantage.

On se trouvait dans les dernières minutes dans une situation paradoxale : on se prenait à regretter un bonus offensif qui semblait largement dans les cordes des Toulousains, mais ces derniers n'étaient pas à l'abri d'un retour des Basques qui, sur contre-attaque, parvenaient à se monter dangereux...
Mais finalement, plus rien n'allait être marqué. Le Stade obtenait quatre points bienvenus, en attendant le périlleux déplacement à Castres, la semaine prochaine, sur la pelouse du champion de France en titre.
 

 
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