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Samedi 06 septembre

CA BRIVE / STADE TOULOUSAIN

à 14h45

Les nouveaux maillots BLK du Stade Toulousain

Compte rendu

Match Castres / Stade Toulousain

A Castres (Pierre Antoine) - Castres bat Stade Toulousain 29 à 27 (mi-temps : 10-22 )
Temps agréable ; pelouse grasse ; arbitrage de M. Lafon (Lyonnais).
Pour Castres : 4 essais de pénalité (38), (60), Kockott (67), Garvey (74) ; 1 pénalité de Kockott (9) ; 3 transformations de Kockott (38, 60, 67).
Pour le Stade Toulousain : 4 essais de Tekori (14), Ramos (16), Clerc (30, 80) ; 1 pénalité de Beauxis (12) ; 2 transformations de Beauxis (14, 16).
Castres : Palis ; Garvey, Cabannes, Lamerat, Grosso ; (o) Kirkpatrick, (m) Kockott ; Caballero, Claassen, Wannenburg ; Capo Ortega, Samson ; Wihongi, Rallier, Taumoepeau.
Cartons jaunes : Garvey (79), Kirkpatrick (80)
Stade Toulousain : Ramos ; Clerc, Gear, Poitrenaud (puis Bonneval, 72), Matanavou ; (o) Beauxis (puis Bézy, 72), (m) Vermaak ; Tekori, Galan, Qera ; Albacete, Millo-Chluski (puis Maka, 61) ; Montes (puis Johnston, 50), Tolofua (puis Baille, 47), Ferreira (puis Steenkamp, 69).
Cartons jaunes : Ferreira (36), Johnston (52), Matanavou (59)

Le début de match était équilibré, et c'étaient avant tout les défenses qui se mettaient en avant. Côté toulousain, l'engagement était absolument irréprochable, et seule une touche perdue pouvait être reprochée... Les occasions d'essai n'étaient pas légion, mais le début de rencontre, rythmé, était assez plaisant à suivre.

C'est Castres qui ouvrait le score, suite à une chandelle de Palis sur laquelle ce dernier était gêné dans sa course par Tolofua. Il y avait de quoi le regretter, car d'une part, cette faute ne s'imposait pas, et de l'autre, cela ne récompensait pas les efforts stadistes depuis le coup d'envoi.
Mais en moins de temps qu'il n'en faut pour le dire, Claassen se mettait à la faute suite à une charge de Clerc. Beauxis, pourtant en position peu avantageuse, égalisait d'un maître coup de pied.

Et cela ne s'arrêtait pas là : le Stade marquait un essai de 60 mètres, sur lequel Qera, Poitrenaud et Tekori s'illustraient pour un essai, très symbolique, de ce dernier. Il fallait relever que Poitrenaud aurait pu marquer dans un fauteuil mais avait préféré donner in extremis à son coéquipier...
Moins de deux minutes plus tard, Toulouse inscrivait son deuxième essai, au terme d'une superbe séquence collective. C'est le jeune Ramos, premier match en équipe Une, qui allait derrière la ligne et désormais, son équipe menait 17 à 3... Encore une fois, c'est Poitrenaud qui faisait office de passeur décisif.

Alors que le public de Pierre Antoine semblait comme médusé par la tournure des événements, ses protégés tentaient de réagir et campaient dans les 22 toulousains. Mais la défense faisait bonne garde, avant qu'Albacete, sur un contest, ne vienne mettre un terme à la menace.
Mais la pression ne se démentait pas : Cabannes perçait plein champ et était plaqué par Matanavou en position de dernier défenseur. Le ballon sortait finalement pour Kirkpatrick qui, repris par Clerc, laissait échapper le cuir. Le Stade s'en tirait à bon compte...

Et cela allait continuer : en position ultra favorable, Kockott, sur pénalité, trouvait le poteau et le score n'évoluait pas. Toulouse avait de la réussite, mais il ne fallait pas s'en contenter, car à force de subir, les joueurs de la ville rose se mettaient évidemment en danger.
Mais, comme dans un rêve, le troisième essai intervenait : Clerc, servi par une merveilleuse sautée de Beauxis, résistait à deux plaquages et marquait en deux temps. Il s'agissait du premier essai de l'ailier depuis son retour de blessure et sur cette action, il fallait souligner la très belle percée initiale de Ferreira, qui avait tout déclenché.

Il y avait de quoi être ravi, mais avec encore beaucoup de temps de jeu, il fallait rester prudent. Une touche perdue par Tolofua venait le rappeler, car dans la foulée, Ramerat filait derrière la ligne avant d'être retourné in extremis par Qera. Mais l'essai chauffait : après la mêlée à cinq mètres consécutive, le CO mangeait une énorme opportunité sur un ballon tombé.
Les minutes passaient, et Ferreira, un peu sévèrement, écopait d'un carton jaune. Castres insistait sur mêlée, et obtenait un essai de pénalité. A force de subir, le Stade craquait à quelques encablures de la pause, qui était finalement atteinte sur le score de 22-10...

 

Des cartons en pagaille
 

Toujours dominateur en mêlée, Castres attaquait le plus fort, et il fallait un petit miracle, en l'occurrence un en-avant de passe entre Palis et Garvey, pour que l'on n'assiste pas d'entrée à un essai. Mais qui dit en-avant dit mêlée, et le CO récupérait immédiatement le ballon par ce biais, et seule une mauvaise transmission venait sauver les Rouge et Noir...

Ce scénario venait se répéter plusieurs fois en peu de temps : les Tarnais se positionnaient dans les 30 mètres adverses, portaient le danger, mais des passes mal assurées venaient ruiner leurs efforts.
Le score n'évoluait pas, il fallait bien sûr s'en féliciter, mais on ne voyait pas comment les Stadistes allaient pouvoir tenir longtemps à ce rythme...

A la 52ème, au plus fort de la domination castraise, Johnston écopait à son tour d'un carton jaune pour un en-avant jugé volontaire. L'aplomb et l'assurance avec lesquels M.Lafon administrait cette sanction avait de quoi estomaquer, car réellement, le geste du pilier semblait très loin d'être volontaire.

Les mêlées se succédaient par la suite, car à chaque pénalité, Castres choisissait logiquement l'affrontement des packs. Et si Claassen était repris in extremis après un départ au ras, Matanavou recevait un carton jaune pour une grosse faute. L'affaire devenait difficilement négociable, et immédiatement, M.Lafon accordait un deuxième essai de pénalité pour les locaux.

Toulouse restait devant (22-17), mais les champions de France, paradoxalement, avaient le match bien en mains. L'essai de Kockott venait malheureusement le confirmer, et mettait les deux équipes à égalité, avant que le même Kockott ne transforme. Les rentrées en jeu de Matanavou et Johnston faisaient du bien et équilibraient les débats, mais après un ballon gratté sur un ruck, le jeu se déployait à l'aile de Castres Garvey marquait.
Alors que Toulouse semblait devoir se contenter du bonus défensif, Gear, sur une action de dernière minute, était à deux doigts de marquer. Mais deux cartons jaunes s'abattaient coup sur coup sur le CO et Clerc inscrivait en coin un essai dans les derniers instants. Bézy, sur la transformation, tentait d'arracher le nul, mais trouvait le poteau... Il était dit que le Stade ne pouvait pas faire mieux que le bonus...

 

 
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