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Samedi 01 novembre

LOU / STADE TOULOUSAIN

à 14h45

Compte rendu

Match Stade Français / Stade Toulousain

A Saint Denis (Stade de France) - Stade français et Stade Toulousain font match nul 27 à 27 (mi-temps : 27-8)
Temps agréable ;  60.000 spectateurs environ ; Arbitrage de M. Péchambert (Périgord Agenais).
Pour le Stade français : 3 essais de Dupuy (9), Plisson (16), Flanquart (32) ; 2 pénalités de Dupuy (4, 28) ; 3 transformations de Dupuy (9, 16, 32).
Pour le Stade Toulousain : 4 essais de McAlister (10), Vermaak (41), Tekori (50) et Montès (80) ; 1 pénalité de Doussain (39) ; 2 transformations de Doussain (50, 80).
Stade français : Bonneval ; Vuidravuwalu, Doumayrou, Bosman, Ioane ; (o) Plisson, (m) Dupuy ; Nicolas, Lyons, Burban ; Papé, Flanquart ; Slimani, Bonfils, Van der Merwe.
Carton jaune : Macome (67)
Stade Toulousain : Médard ; Clerc, Fickou, Poitrenaud (puis Fritz, 62), Gear ; (o) McAlister (puis Doussain, 15), (m) Vermaak ; Qera, Galan (puis Picamoles, 49), Camara (puis Tekori, 49) ; Albacete, Maestri (puis Millo, 75) ; Johnston (puis Montès, 61), Bregvadze (puis Tolofua, 49), Ferreira (puis Steenkamp, 49).

Après trois semaines de trêve, le Stade a repris le Top 14 par un match nul lors de la 22ème journée. Largement menés à la pause, les Toulousains ont su trouver des ressources admirables pour remonter peu à peu et finalement égaliser à la dernière seconde.
Et alors que les positions au classement sont plus serrées que jamais, c'est maintenant un voyage à Toulon (ou plus exactement à Marseille), face au champion d'Europe en titre, qui attend les Toulousains.

 

Du rythme, du rythme !
 

Dès la 20ème seconde de jeu, le Stade allumait la première mèche, avec une relance en solitaire de McAlister qui, parti de ses 22, progressait sur une bonne quarantaine de mètres. L'action se poursuivait et les Parisiens, pris de vitesse, se mettaient à la faute. McAlister trouvait la pénalité sur sa tentative, et le score restait nul et vierge, même si dans la foulée, un dégagement de Plisson contré par Maestri constituait une deuxième escarmouche.

Avec l'appui d'un léger vent, Dupuy, à la 4ème, tentait un coup de pied de 53 mètres suite à un ballon gardé au sol par Johnston. Bien lui en prenait, car il ouvrait le score, alors que son équipe n'avait pas encore passé la ligne médiane ballon en mains !
Le même Dupuy (re)faisait parler son réalisme cinq minutes plus tard, en héritant d'un ballon dans ses 22 puis en se faisant la malle pour inscrire à lui tout seul le premier essai de la partie. Toulouse était très loin d'avoir démérité depuis le coup d'envoi, mais était mené 10-0...

Mais moins d'une minute plus tard, cette injustice était réparée. Le renvoi stadiste était mal capté et récupéré, et Fickou perçait pour être repris à cinq mètres. Le ballon sortait et Vermaak servait au près McAlister, qui marquait en force. Dommage que ce dernier n'ait pas pu transformer, car alors que les Rouge et Noir étaient menés 5 à 10, ils avaient déjà égaré cinq points au pied.

Au quart d'heure de jeu, McAlister, touché au dos, devait laisser prématurément sa place. Il s'agissait évidemment d'une bien mauvaise nouvelle, alors que le maître à jouer avait déjà tellement manqué à son club durant son absence de quatre mois.
Et d'ailleurs, moins de deux minutes plus tard, Dupuy, encore lui, réalisait un petit festival dans les 22 avant de servir Plisson dans un fauteuil, qui marquait à son tour.

Désormais menés 17 à 5, les hommes de Novès repartaient à l'abordage, en imprégnant toujours autant de rythme. Les Stadistes progressaient jusqu'à cinq mètres de l'en-but, mais aucune des charges n'allait en terre promise. La séquence se terminait par un drop manqué de... Poitrenaud, et Toulouse venait de laisser passer une opportunité.

Alors que Dupuy connaissait son premier échec au pied, Fickou franchissait le rideau défensif adverse et servait au pied Médard jusque dans l'en-but, mais ce dernier était trompé par le rebond et le ballon finissait sa course hors des limites. Le réalisme faisait incontestablement la différence entre les deux équipes, d'autant plus que dans la continuité, Dupuy exploitait une nouvelle faute pour creuser l'écart.

Le Stade français, totalement déchaîné, marquait par la suite un superbe essai, par Flanquart, et l'écart commençait à prendre des proportions inquiétantes. Le rythme ne faiblissait pas jusqu'à la pause, dans une première moitié de match complètement folle. Hélas, si la rencontre était plaisante, si les Rouge et Noir n'avaient pas démérité sur bien des aspects, ils étaient bel et bien menés de 19 points au retour des vestiaires, après une réduction du score de Doussain sur une (difficile) pénalité.
 

 

Coaching gagnant pour Novès
 

A l'image de la première période, le Stade attaquait tambour battant, mais cette fois, c'est Qera qui s'échappait sur une trentaine de mètres pour être repris in extremis. Le ballon sortait et filait à l'aile où Vermaak marquait acrobatiquement. Cette fois, Toulouse avait su se montrer réaliste et le tableau d'affichage indiquait 27 à 13...

Les coéquipiers de Census Johnston avaient su réagir, mais par la suite, des approximations en conquête rendaient trop de munitions à l'équipe parisienne. Il y avait de quoi enrager, car on sentait que Toulouse n'était pas si loin et qu'un renversement de tendance était possible...
A la 49ème, Guy Novès opérait à de nombreux changements, qui allaient se révéler payants : Tolofua, à peine entré en jeu, prenait le trou de façon impressionnante, et dans la foulée, après une pénalité rapidement jouée par Doussain, Tekori, sur le pré depuis quelques secondes, marquait en force. Le Stade n'était plus mené que 27 à 20...

Cette fois, l'espoir était de mise, d'autant plus que le Stade français semblait accuser le coup. Les parisiens rendaient d'ailleurs bon nombre de ballons et se mettaient de plus en plus à la faute. A la 57ème, Clerc, en bout de ligne, n'était pas loin d'exploiter une longue possession de son équipe, mais ne pouvait aller à dame.

Peu à peu, les locaux parvenaient cependant à équilibrer les débats. S'ils connaissaient un certain déchet en touche, ils exploitaient les fautes toulousaines pour se positionner dans le camp stadiste. Peu après l'heure de jeu, Fritz faisait son entrée en jeu après plusieurs semaines d'absence, alors que le temps, bien entendu, jouait en faveur des Noir et Rose...

A la 67ème, l'Argentin Macome écopait d'un carton jaune... Et sur la pénalité, le Stade choisissait d'aller en touche. C'était peut-être le tournant du match, mais si la conquête était assurée, le ballon était finalement perdu au sol.
Une occasion venait de passer, mais Toulouse, dans une rencontre formidable, ne baissait pas les bras. Le jeu se déroulait dans les 22 adverses, et la tension était plus que palpable. Mais trop de ballons étaient perdus en conquête dans cette zone cruciale, et si un essai était (justement) refusé à Gear à la 79ème, Montès, au prix d'un dernier effort, arrachait le match nul.

 
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