• ERCC
  • Peugeot
  • Orange
  • LNR
Samedi 29 novembre

STADE TOULOUSAIN / GRENOBLE

Ernest Wallon à 20h45

ST vs Grenoble : 29 novembre 2014

Compte rendu

Match Saracens / Stade Toulousain

Les Toulousains sont allés gagner chez les Saracens (17-16), à Wembley, lors de la 2ème journée de H Cup. Ils prennent nettement la tête de leur groupe.

A Londres (Wembley) - Stade Toulousain bat Saracens 17 à 16  (mi-temps : 7-13)
Temps frais ; belle pelouse ; 60.000 spectateurs environ ; Arbitrage de M. Owens.
Pour les Saracens : 1 essai de Wyles (9) ; 3 pénalités de Farrell (31, 37, 51) ; 1 transformation de Farrell (9).
Pour le Stade Toulousain : 2 essais de Tolofua (19), Picamoles (70) ; 1 pénalité de Doussain (66) ; 2 transformations de McAlister (19) et Doussain (70).
Saracens : Goode ; Srettle, Ashton, Wyles, Taylor ; (o) Wigglesworth, (m) Farrell ; Vunipoula, Joubert, Burger ; Borthwick, Heargraves ; Vunipola, Brits, Steven.
Carton jaune : Strettle (17)
Stade Toulousain : Médard - Huget, Fritz (cap), Poitrenaud (puis fickou, 72), Gear - (o) McAlister (puis Vermaak, 36), (m) Doussain - Galan (puis Picamoles, 49), Dusautoir, Nyanga (puis Lamboley, 61) - Tekori, Maestri (puis Millo, 41) - Johnston (puis Montès, 61), Tolofua (puis Ralepelle, 49), Ferreira (puis Steenkamp, 41).

Au bout d'un match d'une grande intensité, les Toulousains sont allés gagner chez les Saracens, à Wembley, lors de la deuxième journée de H Cup. Souvent séduisant, le Stade a inversé la tendance au cours de la deuxième période, et a infligé au club anglais sa première défaite de la saison. Cela situe le niveau de la performance réalisée.  Place maintenant au Top 14, avec la venue de Toulon, rien de moins, samedi à Ernest Wallon.

 

Tolofua réplique à Wyles

 

Si le début de match était équilibré, la première mêlée était en faveur des Toulousains, qui récupéraient une pénalité sur cette phase de jeu. Elle était certes trop lointaine pour être tentée, amis cela permettait aux Rouge et Noir d'occuper le terrain, même si le lancer de Tolofua était perdu. Quoi qu'il en soit, et malgré cette imperfection, les Stadistes étaient bien dans le match.

En face, les Saracens usaient de chandelles, mais tour à tour, Médard et Huget se montraient parfaits sous ces ballons brûlants. La première véritable escarmouche était même toulousaine, et avec des deux mêmes joueurs, avec une passe à hauteur de McAlister pour Huget, qui déchirait le rideau défensif adverse, tapait à suivre, mais Médard était devancé dans l'en-but anglais.

Tout cela était donc prometteur, même si McAlister, en position lointaine (50 mètres), ne trouvait pas la cible. Les Saracens, eux, allaient trouver l'ouverture dès leur première initiative, avec un essai de Wyles, sur un service de Ashton. Difficile de dire s'il y avait un en-avant de passe entre les deux protagonistes, mais toujours est-il que l'essai était validé, sur l'air de "Born in the USA", lancé à tous décibels dans le stade...

Bien dans leur match jusqu'ici, les visiteurs perdaient un peu pied par la suite, et sur un ballon égaré par Médard sur une relance depuis ses 22, Dusautoir intervenait in extremis pour éviter un deuxième essai... Heureusement, et comme cela était le cas depuis le coup d'envoi, le pack toulousain, en mêlée, prenait nettement le dessus sur son homologue d'Outre Manche et récupérait par ce biais de précieux ballons.

Au quart d'heure de jeu, McAlister, à nouveau de trés loin, voyait sa pénalité s'écraser sur le poteau... Incontestablement, les hommes de Novès n'étaient pas payés de leurs efforts, car après la petite période délicate consécutive à l'essai des Sarries, ils faisaient à nouveau très bonne figure. Hélas, McAlister, cette fois en position favorable, ne trouvait pas la cible sur un nouveau coup de pied. Dans un match de cette importance, c'étaient déjà neuf points que venaient de laisser échapper les Stadistes...

Mais à force de dominer, ils forçaient leurs adversaires à défendre... et à faire des fautes. Pour accumulation de ces dernières, Srettle écopait logiquement d'un carton jaune. La supériorité numérique ne tardait pas à se faire ressentir, et un modèle de groupé-pénétrant gagnait plusieurs dizaines de mètres pour finir derrière la ligne, pour un essai de Tolofua. Toulouse égalisait (7-7), et ce n'était que justice.

Dans une partie excessivement intense, les deux équipes se rendaient coup pour coup : à une période de domination anglaise succédait une action de grande classe en faveur des Toulousains, avec une superbe relance de Galan, parti de ses 22, relayée par Nyanga, pour une action finalement avortée.
Mais peu à peu, les Londoniens posaient leur patte sur la fin du premier acte, et le Stade, à son tour, accumulait les fautes. Si Farrell manquait un premier coup de pied, il redonnait, à la 31ème minute, l'avantage à sa formation.

Quelques secondes plus tard, après un nouveau ballon perdu en touche par les Toulousains, les Saracens développaient le jeu au large mais exploitaient bien mal une situation de supériorité numérique sur l'aile... Tant mieux pour les coéquipiers de l'omniprésent Census Johsnton, qui s'en tiraient à bon compte.

Mais les derniers instants, décidément, faisaient du mal aux Stadistes, qui concédaient une nouvelle pénalité, exploitée par Farrell (13-7). C'était d'ailleurs le score à la pause, après la sortie sur blessure de McAlister, touché à l'avant-bras.
 

Une domination (presque) stérile

 

Les Saracens monopolisaient le ballon à la reprise, et si un en-avant, à deux mètres de la ligne d'en-but, permettait aux Toulousains de s'en tirer à bon compte, l'alerte avait été chaude. La mainmise des Anglais se poursuivait durant plusieurs minutes, mais les Rouge et Noir tenaient bon, à l'image de Vermaak, impérial sur une chandelle dangereuse.

Vermaak, toujours lui et à la 48ème, jouait cette fois les pompiers de service et sécurisait un ballon brûlant. Le score n'évoluait pas, mais les Toulousains souffraient de plus en plus.
Bizarrement, après avoir si bien résisté, c'est sur mêlée, le point fort de la première période, qu'ils étaient sanctionnés à la 51ème : Farrell exploitait cette décision généreuse, et le tableau d'affichage indiquait désormais 16-7.

Désormais hors-course pour le bonus défensif, les joueurs de la ville rose réagissaient et investissaient les 22 adverses. S'ensuivait une interminable séquence de charges, mais qui, en raison d'approximations ou de choix discutables, n'aboutissait pas. Cela ne décourageait pas des Toulousains parfois capables de développer de superbes mouvements, mais qui cafouillaient quelque peu dans la zone de vérité.

A la 66ème, et alors que Poitrenaud et les siens ne quittaient pas la moitié de terrain adverse, ils obtenaient une pénalité, réussie par Doussain. Le score passait à 10-16.
Sur un ballon de récupération parfaitement exploité par Poitrenaud, Huget tapait à suivre et contraignait un joueurs des Sarries à aplatir dans son en-but. Et sur la mêlée à cinq mètres, Picamoles s'extirpait du pack et aplatissait en force, et de justesse, sur la ligne. Avec la transformation de Doussain, le Stade passait devant (17-16).

Il restait dix minutes, et Toulouse devait maintenant gérer. Il le faisait parfaitement dans un premier temps, avec une occupation du terrain d'école, grâce aux jeux au pied de Fritz et Médard.
Par la suite, formidable de maîtrise, les Français conservaient le ballon durant cinq bonnes minutes, ce qui les rapprochait de la victoire. Sur leur première récupération, les Saracens bénéficiaient d'une pénalité, rapprochée de dix mètres après un geste d'anti-jeu de Fritz. Farrell, de 55 mètres néanmoins, restait court...

Le score n'allait plus évoluer, sans nouveau point chaud à signaler, à l'exception (notable) d'un drop contré de Farrell dans les arrêts de jeu. L'exploit était acquis.

 
La boutique en ligne
Le Cop'
Vivez Stade ! 0 892 69 31 15