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Samedi 01 novembre

LOU / STADE TOULOUSAIN

à 14h45

Compte rendu

Match Stade Toulousain / Saracens

A Toulouse (Ernest Wallon) - Stade Toulousain bat Saracens 21 à 11  (mi-temps : 12-8)
Temps agréable et ensoleillé ; belle pelouse ; 18.600 spectateurs environ. Arbitrage de M. Rolland (Irl).
Pour le Stade Toulousain : 7 pénalités de Doussain (1, 15, 30, 34, 52, 62, 78). 
Pour les Saracens : 1 essai de Ashton (8) ; 2 pénalités de Farrell (28, 65).
Stade Toulousain : Médard ; Huget, David (puis Fickou, 49), Poitrenaud, Gear ; (o) Doussain, (m) Vermaak (puis Bézy, 79) ; Dusautoir (puis Camara, 78), Picamoles, Nyanga ; Albacete (puis Tekori, 70, Maestri (puis Millo, 60) ; Johnston (puis Montès, 60), Ralepelle (puis Tolofua, 65), Ferreira (puis Steenkamp, 60).
Saracens : Goode ; Ashton, Wyles, Barritt, Strettle ; (o) Farrell, (m) de Kock ; Brown, B. Vunipola, Wray ; Heargraves, Borthwick (cap) ; Johnston, Brits, M. Vunipola. 
Carton jaune : Vunipola (61)

Le quart de finale européen à domicile n'est plus très loin, et seule une victoire bonifiée chez les Zebre, désormais, sépare les Rouge et Noir de ce premier objectif de la saison. Dimanche, les Toulousains ont réussi la performance de faire chuter les Saracens, qui caracolent pourtant en tête de leur championnat, comme ils l'avaient fait au match aller.

Mais au delà des perspectives à très court terme, il est certain que cette victoire face à un ténor du rugby continental, qui succède à celle sur Clermont, va faire du bien aux têtes stadistes. 
 

Doussain, buteur impeccable
 

Le Stade ne pouvait pas mieux entrer dans la partie : dès le coup d'envoi de Doussain, les Sarries se mettaient à la faute et donnaient l'opportunité au même Doussain d'ouvrir le score.
Le Stade prenait l'avantage, mais très rapidement, on se rendait compte que la réputation du leader du championnat anglais n'était pas usurpée : les Saracens mettaient la main sur le ballon et dominaient très nettement. Pendant de longues minutes, les joueurs de la ville rose défendaient avec vaillance et repoussaient chaque assaut adverse. 
Hélas, suite à une touche à cinq mètres, Ashton s'échappait sur son aile et marquait. Les Saracens prenaient le score, et poursuivaient leur domination par la suite.

Le Stade n'avait pas autre chose à faire que le dos rond, et sur l'une de ses rares incursions dans la moitié de terrain anglaise, il obtenait une pénalité, convertie par Doussain (6-6, 15ème).
A partir de ce moment, la rencontre allait être bien plus équilibrée, et les occasions les plus chaudes étaient en faveur des Rouge et Noir : Médard, Huget ou Picamoles s'illustraient tour à tour, mais sans parvenir derrière la ligne.
L'avantage pris par les Anglais, via une pénalité de Farrell, allait être de courte durée, car Doussain, absolument impeccable dans son rôle de buteur, redonnait une courte avance aux siens (9-8) à la demi-heure de jeu.

C'est peu après qu'intervenait la plus grosse séquence du premier acte, avec une échappée phénoménale de Gear, qui perçait sur une trentaine de mètres avant d'être repris. Suivaient une succession de charges, mais Ralepelle, Picamoles ou David restaient courts pour une poignée de centimètres...
Les efforts stadistes, cela dit, n'étaient pas vains, car M. Rolland revenait in fine sur une pénalité, réussie par Doussain.

La pause était finalement atteinte sur le score de 12-8 en faveur du Stade, après 40 minutes de très haut niveau. Compte tenu de la valeur de l'adversaire, la vigilance restait plus que jamais de mise, mais les joueurs avaient plus que tenu tête à la terreur supposée du rugby européen

 

Gear dans tous les coups
 

Les Toulousains mettaient la main sur le ballon à la reprise, confirmant le sérieux avec lequel ils disputaient cette rencontre. En dehors d'une pénalité jouée rapidement par Poitrenaud et qui ne s'imposait peut-être pas, il n'y avait pas grand-chose à leur reprocher.
Sur les possessions anglaises, la défense était tout simplement impressionnante, et on ne comptait déjà plus le nombre de ballons récupérés.
A la 48ème, une chandelle très bien dosée de Doussain dans les 22 adverses était contrôlée par Poitrenaud, et celui-ci, avec le renfort de ses avants, n'était pas loin d'aller derrière la ligne.

On assistait alors à un gros temps fort toulousain. Mais malheureusement, et un peu à l'image de ce que l'on avait vu en première période, les différentes charges échouaient d'un rien. M. Rolland donnait finalement une pénalité aux Toulousains, réussie par l'indispensable Doussain. Le Stade menait désormais 15-8, et c'était logique compte tenu de leur bon comportement.

Les minutes passaient, et le courage et l'abnégation des Rouge et Noir suscitaient l'admiration et les applaudissements du public venu en masse. Cet investissement, encore une fois, leur permettait de récupérer bon nombre de munitions et de passer le plus clair de leur temps dans la moitié de terrain anglaise. Peu avant l'heure de jeu, un drop de Doussain passait de peu à côté, et on ne pouvait que le regretter : cela aurait été mérité, mais cela aurait surtout mis les hommes de Novès à l'abri d'un essai transformé.

Si Doussain manquait par la suite une pénalité de 50 mètres, on n'allait pas cette fois avoir à le regretter. En effet, les Saracens, pour une énième faute, écopaient d'un carton jaune (Vunipola) et cette fois, le demi d'ouverture faisait passer la marque à 18-8.
Cette fois, le club d'Outre Manche semblait avoir pris un coup derrière la tête. Son offensive suivante se terminait par une passe très mal assurée, qui finissait sa course en touche...

L'affaire, on l'a compris, prenait assez bonne tournure, mais il était bien trop tôt pour pavoiser. Même en infériorité numérique, les Sarries obtenaient et réussissaient une pénalité. Ils n'était plus qu'à sept points, alors qu'il restait un quart d'heure (18-11).
Le Stade, cela dit réagissait dans la continuité, avec une chandelle brûlante captée par Poitrenaud, avant que Gear, encore lui, ne grille la politesse à plusieurs adversaires avant d'être plaqué à cinq mètres...

Les dix dernières minutes, globalement, étaient en faveur des Saracens, mais l'arrière-garde toulousaine ne concédait pas beaucoup de terrain, et en tout cas aucune occasion d'essai. Après une pénalité de Doussain, le Stade s'imposait finalement 21-11, et n'était plus très loin des quarts de finale...

 

 

Photos du match

 
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