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Samedi 06 septembre

CA BRIVE / STADE TOULOUSAIN

à 14h45

Les nouveaux maillots BLK du Stade Toulousain

Gommer les imperfections

Mercredi 17 septembre 2008
Gommer les imperfections

 

C'est peu dire que la prestation toulousaine enregistrée à Clermont n'a pas enthousiasmé Guy Novès. Si le manager général du club a promis une "autre musique" à ses joueurs pour cette semaine, c'est que, bien plus que le résultat, la manière a selon lui laissé à désirer au stade Michelin. Après une première période plus que convaincante, avec vent de face s'il vous plaît, l'équipe est retombée dans des travers qu'on ne lui avait plus connus depuis la seconde période produite à Montpellier.

La touche

Comme l'a souligné Guy Novès après le coup de sifflet final, il est difficile de gagner des rencontres sans avoir de ballons. Or, dans les quarante dernières minutes de Clermont-Stade, les joueurs n'ont eu que très peu de munitions exploitables. Ce n'est un secret pour personne, la touche a été déficiente en Auvergne, alors qu'il s'agissait précisément de l'un des motifs de satisfaction des deux dernières sorties : Face à Dax, l'alignement avait conservé 14 ballons sur 16, et en avait chapardé quatre sur lancers adverses. Les stats avaient été comparables une semaine plus tard au Stadium, contre Biarritz, avec un bon 13/15 sur les touches toulousaines, plus quatre ballons volés aux Biarrots.

Face aux Jaunards, les avants rouge et noir ont dû se contenter d'un 8/16, soit un ballon sur deux rendu à l'adversaire. Un accident certainement circonstanciel car peu habituel. "Il s'agit d'un défaut d'automatismes, qui concerne tout l'alignement", avance Romain Millo-Chluski. Il est certain qu'avec un match programmé le dimanche soir et un départ pour Clermont-Ferrand le vendredi, sans parler de la récupération, les occasions de travailler ce secteur ont été pauvres la semaine passée. Alors que la touche a été spécialement travaillée depuis lundi, une réaction est évidemment attendue à Sapiac.

Le jeu au pied

C'est l'une des conséquences des désormais (trop) célèbres nouvelles règles. Le jeu au pied est (re)devenu à la mode dans le Top 14. Pour les Toulousains, cette donnée a nécessité une adaptation, dans un secteur qui n'est pas la marque de fabrique du club, depuis les catégories de jeunes jusqu'à l'équipe professionnelle.
Le staff, de façon évidente, a corrigé le tir depuis le coup d'envoi de ce championnat 2008-09 : il y avait eu 28 ballons tapés au pied à Montpellier, puis 17 contre Dax, 48 face à Biarritz et enfin 37 en Auvergne, samedi dernier. Contre le finaliste du dernier Top 14, le taux d'occupation du terrain a en tout cas été à l'avantage de ce dernier, avec notamment 60% lors de la deuxième mi-temps.

"Avec les nouvelles règles, les équipes qui jouent beaucoup perdent énormément de ballons. Cela nous a obligés à restreindre nos schémas de jeu pour occuper le terrain adverse. Jouer au pied est devenu une nouvelle donnée stratégique, et c'est une arme que nous n'avions plus l'habitude d'utiliser. IIl va falloir s'y remettre : pour occuper, presser l'adversaire dans son camp... On va travailler, et je suis persuadé qu'il n'y aura pas de souci", explique Jean Bouilhou, rejoint dans son analyse par Jean-Baptiste Elissalde : "La gestion du jeu au pied sera primordiale cette année. Lors des deux premiers matchs, on s'était un peu brûlé les ailes à vouloir pratiquer un rugby comme on le faisait il y a quelques mois encore. Maintenant que nous avons changé notre fusil d'épaule, il ne va pas falloir se contenter de taper dans le ballon : il faut bien le faire, sinon il y aura un retour de bâton".

L'efficacité

Une action résume à elle seule le manque constaté depuis le début de la saison, même si face à Biarritz, le Stade a rejoint les vestiaires en tête à la pause, après avoir été dominé jusque-là. Cette séquence se situe à la trentième minute de jeu, quand Maleli Kunavore, bien décalé par Skrela après une percée de Donguy, s'emmêle les pinceaux alors que la route menant à l'essai semblait dégagée. Nulle volonté d'incriminer sur ce coup l'un des joueurs les plus performants de la saison dernière, même si cinq points (ou sept) de plus auraient permis de mener à la pause.
Après quatre journées seulement, il serait illusoire de penser que le réalisme soit déjà au maximum dans les rangs toulousains. "Il faut arriver à être décisif au bon moment, comme la saison dernière", tempère cependant Thierry Dusautoir. "Les opportunités existent, il faut être plus déterminés, devenir tueurs et marquer".
 
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