Grégory, cinq points face à Lyon, le contrat est rempli ?
En tout cas, ce n’était pas un match facile à préparer. Tout le monde nous voyait comme le grand favori, c’était le premier contre le dernier. On restait sur deux grosses performances, et nous voulions absolument conserver cette dynamique. Malgré tout, nous l’avons bien abordé.
Ce turnover permanent, qui est un peu la politique du club, amène des joueurs frais, qui ont besoins de prouver pour faire partie des grosses échéances qui arrivent. Nous avons tous envie d’y participer, chacun a son rôle à jouer. Ça ne peut que se retranscrire sur le collectif.
La sortie de Globus vous a perturbé ?
Oui, car on a tous conscience qu’il y a une hécatombe à ce poste-là. Mais nous avions un peu travaillé avec Yohan Montes à la touche la semaine dernière, et il a d’ailleurs réalisé une très grosse performance ce week-end. Quand tu sors à peine d’une mêlée pour enchaîner immédiatement sur un lancer, ce n’est pas facile. Franchement, on lui tire tous notre chapeau.
Se profilent maintenant deux rendez-vous décisifs en H Cup ?
Oui, dans deux semaines, on peut être éliminés de la Coupe d’Europe. Voire même dès le week-end prochain. C’est une période totalement décisive. Nous n’avons pas été capables de prendre le bonus au Connacht, nous sommes complètement passés à côté pendant vingt minutes contre les Harlequins… Ça ne pardonne pas, c’est le haut niveau.
Maintenant, nous sommes bien contents de renouer avec la Coupe d’Europe, car c’est toujours un plaisir de retrouver cette compétition. On va pouvoir le faire d’autant plus libérés que nous avons bien bouclé cette période de championnat.
En Coupe d’Europe, vous êtes en quelque sorte au pied du mur ?
C’est vrai, et comme ça, au moins, nous sommes un peu moins favoris qu’on aurait pu l’être si nous avions battu les Harlequins. Ce week-end, c’est le Connacht, et après, il faudra aller à Gloucester, qui réalise aussi de grosse performance en ce moment. On a eu beaucoup de mal pour les battre ici, ça s’est joué à rien à la fin.
Ce sont deux grosses échéances qui arrivent, que nous allons préparer avec deux handicaps, étant donné que l’on vient de perdre Millo et Globus. Ça sera un gros préjudice pour la suite. Si on pouvait nous enlever le point de bonus offensif acquis contre Lyon et nous rendre nos deux blessés, on accepterait immédiatement.
C’est difficile à dire, mais le malheur des uns fait le bonheur des autres. Ça peut te donner encore plus de temps de jeu ?
Oui, mais en raison de la Coupe du Monde et à cause de l'hécatombe que nous avons eu en deuxième ligne, ça m’a déjà permis d’avoir déjà beaucoup joué avec Mama. Et ça c’est plutôt pas mal passé. Mais malheureusement, avec la grosse blessure de Millo, ça nous fait un joueur en moins dans l’effectif à ce poste-là. C’est surtout dommageable pour l’équipe.
Après, en ce qui concerne les cas personnels, c’est un autre problème. On espère encore pour Millo que ce n’est pas trop grave. Nous verrons aux examens mais on pense fort à lui. C’est triste.
Quand vas-tu pouvoir souffler ?
Mais je veux pas souffler. Tant que je joue, je suis bien. Physiquement, nous sommes préparés pour, et ça tourne pas mal. C’est peut-être mentalement que c’est le plus difficile, mais physiquement, on est tous en forme. Paradoxalement, plus on enchaîne les matchs, plus on est en forme. Et aucun d’entre nous n’a envie de se reposer.
Plus on joue, et moins on a le risque de te blesser ?
J’en suis persuadé. Ce n’est sans doute pas prouvé, mais quand tu es dans le rythme, tu es bien physiquement. Il n’y a rien de mieux dans ce domaine qu’un match comme celui de ce week-end. On court beaucoup, sur un terrain qui relativement gras. Physiquement, tu travailles énormément.