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Samedi 19 avril

US OYONNAX / STADE TOULOUSAIN

à 14h55

Le Stade assure l'essentiel

Samedi 12 avril 2008
Le Stade assure l'essentiel
A Albi (Stadium municipal) - Stade Toulousain bat Albi 20 à 13 (mi-temps : 3-3)
Temps frais; belle pelouse; arbitrage de M. Poite (Midi-Pyrénées)
Pour Albi : 1 essai de Sanchou (57); 2 pénalités de Hough (35, 69); 1 transformation de Hough (57).
Pour le Stade Toulousain : 2 essais de Swanepoel (42, 52); 2 pénalités de Courrent (5, 64); 2 transformations de Courrent (42, 52).
Albi : Manca; Serre, Lacroix, Senio, Bianco; (o) Hough, (m) Sanchou; Maréchal, Farani, Misse; van der Westhuizen, Guicherd; Filitoga, Ribes, Correia.
Stade Toulousain : Heymans (puis Kunavore, 70); Médard, Jauzion, Ahotaeiloa, Swanepoel ; (o) Courrent, (m) Elissalde ; Lamboley (puis Clerc, 72), Pelous (puis Sowerby, 52), Bouilhou (puis Dusautoir, 60); Albacete, Millo-Chluski ; Hasan (puis Poux, 57), Vernet-Basualdo (puis Servat, 52), Montes (puis Perugini, 41).

Le Stade Toulousain n'est pas tombé dans le piège tendu par Albi lors de la 17ème journée du Top 14. Dans une enceinte où Biarritz s'était incliné quelques semaines plus tôt, les hommes de Novès ont livré un combat âpre pour repartir victorieux. La satisfaction est d'autant plus grande que cette rencontre s'annonçait compliquée à plus d'un titre. D'abord en raison de la valeur d'un adversaire actuellement en pleine lutte pour le maintien. Ensuite car ce match était intercalé entre un quart de finale de H Cup et la réception de Clermont, pour un grand choc programmé samedi prochain au Stadium.
Peu de changements intervenaient dans le groupe par rapport à celui qui avait été retenu contre Cardiff. Montès et Swanepoel figuraient ainsi sur la feuille de match et étaient même titulaires. Fabien Pelous débutait également, ce qui n'avait guère d'étonnant, mais au poste de numéro 8 (une première cette saison). A la charnière, Kelleher soufflait et était remplacé par Elissalde. Courrent, qui n'était pas entré en jeu lors du quart de finale de la Coupe d'Europe, prenait l'ouverture.

 

Le Stade ouvre le score

 
La partie débutait bien pour les Toulousains, qui volaient un ballon en touche grâce à Lamboley et constituaient un maul qui progressait sur plusieurs mètres. La séquence s'achevait sur un en-avant, mais elle donnait l'impression que Toulouse était bien entré dans le match. A la 5ème, le Stade se procurait une énorme occasion d'essai, quand Courrent servait Médard à hauteur, qui prenait le trou sur une vingtaine de mètres. Repris, l'ailier libérait pour Jauzion, qui était malheureusement rattrapé à deux mètres de l'en-but. Finalement, l'action se terminait sur une faute tarnaise, et Courrent, préposé aux tirs au but, ouvrait le score.
Albi, loin d'être abattu, répliquait immédiatement avec une impressionnante percée de Sanchou sur une trentaine de mètres. Le même Sanchou, après un échange de passes, était plaqué par Heymans à un mètre de la terre promise. Mais là aussi, la séquence n'était pas vaine, puisqu'une pénalité était obtenue. Mais cette fois, Hough ne trouvait pas la cible et le Stade restait devant.
Les visiteurs s'en sortaient bien, mais à partir de de moment-là, le SCA monopolisait le ballon. Toulouse n'avait plus que des miettes, et celles-ci n'étaient pas toujours bien exploitées, à l'image d'une relance pour le moins hasardeuse de Médard, Courrent et Heymans. A la 17ème, Manca tentait de convertir en points la domination des siens, mais son drop passait assez nettement à côté des poteaux.
Peu aidés par un vent nettement en leur défaveur, les Toulousains peinaient à occuper la moitié de terrain adverse. Aux alentours de la demi-heure de jeu, les coéquipiers de Bouilhou reprenaient les commandes du jeu et obtenaient deux pénal'touches, qu'ils ne tentaient pas. Sur la deuxième touche, une très longue séquence débutait, mais jamais les Toulousains ne parvenaient à ouvrir une brèche dans la défense adverse. Finalement, Courrent tentait un drop de quarante mètres, mais le ballon ne trouvait pas le chemin des barres. Dans la foulée, Hough obtenait une pénalité après une faute de Montès et égalisait.
La pause était finalement atteinte sur ce score de 3-3. Si l'appui du vent permettait aux Stadistes de rester modérément optimiste, ceux-ci allaient devoir montrer autre chose au cours du deuxième acte pour se préserver de toute mauvaise surprise.

Le bon coup de Swanepoel

 
La reprise débutait sur de bonnes bases pour les Toulousains. Après une touche et une passe d'Elissalde, Lamboley prenait le trou et servait Swanepoel, venu à hauteur. La vitesse de ce dernier faisait la différence et le Sud-africain aplatissait sous les poteaux. Les soucis toulousains n'étaient pas pour autant terminés, car Albi n'abdiquait pas. A la 48ème minute, Maréchal était plaqué à un mètre mais libérait son ballon. Sanchou n'avait plus qu'à le ramasser et aplatir, mais le numéro 9 tarnais laissait échapper le cuir. On pouvait évoquer un miracle dans cette affaire.
Mais Toulouse allait faire parler son réalisme pour se tirer de ce qui ressemblait de plus en plus à un mauvais pas. Elissalde réalisait à trente mètres un intelligent changement de jeu. Jauzion héritait du ballon et donnait à Ahotaeiloa, excellent depuis le début du match, qui fixait deux défenseurs et donnait à Swanepoel, qui marquait en coin.
Mais il était dit que l'affaire ne serait pas simple. Quasiment dans la foulée, Bouilhou, il est vrai pressé par plusieurs adversaires, cafouillait un ballon dans son en-but en ne parvenant pas à le ramasser. Sanchou surgissait et marquait. Albi redevenait menaçant. Sans être irrésistible, avec une prise de risques très calculée, le Stade semblait gérer la partie par la suite. A la 65ème minute, Courrent, quasiment depuis la moitié de terrain, passait une pénalité importante (20-10).
Une fois de plus, les locaux ne baissaient pas les bras. Dans une rencontre désormais sans beaucoup de rythme, ils passaient à leur tour une pénalité, qui les ramenait à sept points. Le Stade allait devoir cravacher jusqu'au bout. Les dix dernières minutes, pourtant, étaient bien gérées par les Rouge et Noir. La sortie de Lamboley, remplacé par Clerc, contraignait Yannick Jauzion à passer en troisième ligne, ce qui n'empêchait pas Toulouse d'obtenir une nouvelle pénalité, manquée par Courrent.
Le score en restait là, et le Stade n'avait finalement jamais véritablement tremblé en ne concédant pas une seule occasion d'essai dans les vingt dernières minutes. Certains secteurs, de toute évidence, n'avaient pas donné satisfaction, mais la victoire était au rendez-vous.

 
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