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Samedi 01 novembre

LOU / STADE TOULOUSAIN

à 14h45

Le Stade débute bien l'année

Dimanche 6 janvier 2008
Le Stade débute bien l'année
A Toulouse (Ernest Wallon) - Stade Toulousain bat Castres 44 à 23 (mi-temps: 13-20 )
Temps frais; belle pelouse; 14.000 spectateurs environ; arbitrage de M. Berdos
Pour le Stade Toulousain: 5 essais de Courrent (23), Servat (44), Clerc (49, 55, 64); 3 pénalités d'Elissalde (10, 29, 60); 5 transformations d'Elissalde (23, 44, 49, 55) et Courrent (64).
Pour Castres: 2 essais de Senio (3), Tekori (36); 2 pénalités de Teulet (27, 53); 2 transformations de Teulet (3, 36); 1 drop de Lagardère (15).
Stade Toulousain: Heymans; Clerc, Fritz, Poitrenaud, Donguy; (o) Courrent (puis du Toit, 75), (m) Elissalde (puis Kelleher, 60); Maka (puis Dusautoir, 41), Sowerby, Bouilhou (cap); Ledevedec (puis Lamboley, 41), Millo-Chluski; Poux (puis Perugini, 64), Servat (puis Lacombe, 66), Human (puis Montès, 57).
Castres: Teulet ; Milford, Christophers, Kefu, Carballo ; (o) McIntyre, (m) Senio ; Tekori, Faure, Vosloo ; Nallet (cap.), Capo-Ortega ; Saayman, Terrain, Hoeft.

Le Stade Toulousain n'a pas manqué son premier match de l'année 2008 en battant Castres à Ernest Wallon en match de clôture de la sixième journée du Top 14. Cette victoire permet aux Rouge et Noir de conserver leur place de leader au classement et de préparer sereinement le décisif déplacement en Irlande, face au Leinster, prévu samedi prochain.
Plusieurs surprises intervenaient au moment du coup d'envoi. Fabien Pelous, initialement prévu en deuxième ligne, devait renoncer. Julien Ledevedec le remplaçait poste pour poste et Shaun Sowerby, qui devait au départ s'asseoir en tribunes, débutait au couloir. A l'arrière, Cédric Heymans était titularisé, comme cela avait été le cas à Clermont pour le dernier match de 2007. Clément Poitrenaud, pour la première fois depuis de nombreux mois, attaquait la rencontre en position de centre.

Castres frappe d'entrée

 

Après une entame où les deux équipes se montraient approximatives dans le jeu au pied, le Stade concédait le premier essai dès la troisième minute. Une relance était cafouillée côté stadiste, et le ballon était rendu au CO dans les 22. Pas en place, la défense laissait des espaces et Senio s'engouffrait dans l'un d'entre eux pour aplatir.
Visiblement, les Rouge et Noir n'étaient pas encore dans le match, et les quelques approximations qui suivaient (un en-avant bêtement concédé à la réception d'une chandelle, un coup de pied à suivre mal ajusté) allaient le confirmer. A la 6ème minute, un étonnant numéro de Vincent Clerc, qui tapait à suivre pour lui-même et récupérait le cuir au prix d'un jonglage improbable devant deux adversaires, constituait la première escarmouche, mais la séquence se terminait sur un en-avant. Quelques instants plus tard, Elissalde réussissait une pénalité depuis les 40 mètres et réduisait le score (3-7, 10ème).
Par la suite, les locaux ne rassuraient pas leurs supporters: ils ne trouvaient d'abord pas la touche sur une pénalité, puis la trouvaient... directement sur un coup de pied dans le jeu, tapé en dehors des 22. La sanction ne tardait pas: après un coup franc concédé sur une mêlée, Castres enflammait le jeu et Lagardère, bien placé, réussissait un drop. Si les Toulousains éprouvaient toujours autant de difficultés à conserver le ballon, ils obtenaient néanmoins une nouvelle pénalité à la 19ème mais Elissalde, pourtant en position favorable, ne trouvait pas la cible.
C'est au moment où l'on commençait à s'inquiéter que les Toulousains trouvaient l'ouverture: à une charge rageuse de Fritz succédait un petit numéro de Donguy. Un point de fixation était créé et le ballon sortait pour Courrent, qui tapait pour lui-même une merveille de petit ballon à suivre. Le demi d'ouverture récupérait et marquait entre les barres (10-10, 23ème).
Mais ce n'était pour autant le moment de s'endormir. Castres, très fringant depuis le coup d'envoi, le rappelait à son adversaire en obtenant une pénalité sur mêlée. Teulet, depuis la ligne médiane, passait son coup de pied, juste avant qu'Elissalde ne lui réponde, lui aussi sur pénalité. La physionomie n'évoluait pas sensiblement par la suite: certes, les coéquipiers de Jean Bouilhou dominaient plutôt en terme d'occupation, mais ils rendaient un nombre bien trop important de ballons aux Tarnais. Un en-avant malheureux de Servat, alors que la situation était plus qu'intéressante, en était la parfaite illustration (31ème).
Castres frappait une seconde fois à la 36ème minute, grâce à un essai, qui, s'il bénéficiait au départ des largesses de la défense stadiste, n'en était pas moins de toute beauté: sur plus de cinquante mètres, les visiteurs développaient une superbe séquence et allaient à dame, grâce à Tekori. Cette fois, pas de doute, il y avait danger. Le CO menait de sept points à la pause, et si Toulouse ne parvenait pas à hausser son niveau de jeu lors du deuxième acte, la défaite serait sans doute au rendez-vous.

 

Festival à la reprise

 

Le match reprenait avec les entrées de Lamboley et Dusautoir, en lieu et place de Ledevedec et Maka. Le discours des entraîneurs avait sans doute été virulent dans les vestiaires, car les locaux produisaient d'entrée la plus belle séquence depuis le coup d'envoi. Peu de temps plus tard, une nouvelle action débutait par une belle percée de Fritz. Le ballon parvenait à l'aile où Sowerby fixait le dernier défenseur et donnait à Servat, qui marquait.
Totalement méconnaissables par rapport à la première période, les hommes de Novès ne se contentaient pas de l'égalisation et continuaient à appuyer sur l'accélérateur. Un nouveau petit ballon tapé par Courrent dans le dos de la défense faillit bien trouver preneur, ce qui aurait permis à coup sûr de marquer à nouveau.
Cette bonne impression se confirmait à la 49ème, avec un essai de toute beauté de Vincent Clerc, servi il est vrai par Heymans dans des conditions idéales  (auparavant, Poux, Courrent et Poitrenaud avaient également apporté une pierre non négligeable à l'édifice). Il fallait maintenant garder la tête froide car Castres, toujours dangereux, s'installait dans le camp toulousain dès le coup d'envoi et obtenait une pénalité, à nouveau réussie par Teulet. Mais le Stade était prévenu: à la 55ème, Elissalde récupérait un ballon perdu par Castres, sprintait et donnait à Clerc à hauteur de la ligne médiane. La vitesse de ce dernier faisait la différence et lui permettait d'éviter la cuillère du dernier défenseur. Toulouse menait 34 à 23, un score difficilement croyable quand on sait que les Tarnais menaient de sept points à la pause.
Si Castres, et c'est tout à son honneur, continuait d'opposer une belle résistance, il avait de plus en plus de mal à endiguer les offensives toulousaines, d'un tout autre calibre que celles entrevues au cours des quarante premières minutes. Elissalde, juste avant d'être remplacé par Kelleher, passait une nouvelle pénalité qui donnait un peu plus d'air encore à sa formation (37-23, 60ème).
Le festival se poursuivait quelques secondes plus tard: Heymans faisait la différence sur son aile et distillait un long coup de pied à suivre. Le ballon venait échouer dans l'en-but et Clerc, pourtant très en retard au départ, sprintait comme un beau diable pour un nouvel essai. A ce moment de la partie, Toulouse était en possession du bonus offensif (cinq essais marqués pour deux encaissés). Il convenait donc de rester vigilant pour garder ce cinquième point, totalement impensable, répétons-le, vingt minutes auparavant.
Les Bleu et Blanc, du reste, ne baissaient toujours pas les bras et se montraient menaçants à plusieurs reprises, bénéficiant de plusieurs touches aux cinq mètres aux alentours de la 70ème minute. Mais la défense toulousaine, consciente de la nécessité de ne pas concéder d'essai, tenait bon. Le score n'allait d'ailleurs plus évoluer. Le Stade pouvait être soulagé de s'en tirer à si bon compte après un premier acte où il était totalement hors sujet.

 
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