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Samedi 06 septembre

CA BRIVE / STADE TOULOUSAIN

à 14h45

Les nouveaux maillots BLK du Stade Toulousain

Le Stade n'a rien pu faire

Samedi 20 avril 2013
Le Stade n'a rien pu faire

A Clermont (Michelin) - Clermont bat Stade Toulousain 39 à 17 (mi-temps : 25-3 )
Temps agréable ; belle pelouse ; Arbitrage de M. Berdos.
Pour Clermont : 4 essais de Fofana (1), Stanley (29), Sivivatu (33, 78) ; 5 pénalités de Parra (17, 51, 58, 75), Delany (26) ; 2 transformations de  Parra (29, 33) .
Pour le Stade Toulousain : 2 essais de Dusautoir (41), Picamoles (65) ; 1 pénalité de McAlister (10) ; 2 transformations de McAlister (41, 65).
Clermont : Byrne ; Sivivatu, Rougerie, Fofana, Nalaga ; (o) Delany, (m) Parra ; Vosloo, Chouly, Bonnaire ; Hines, Cudmore ; Zirakashvili, Kayser, Domingo.
Stade Toulousain : Poitrenaud (puis Doussain, 55); Clerc (puis Jauzion, 53), David, Fickou, Huget ; (o) McAlister, (m) Burgess ; Dusautoir, Picamoles (puis Galan, 65), Nyanga ; Millo-Chluski (puis Maka, 41), Lamboley (puis Maestri, 41) ; Kakovin (puis Steenkamp, 41), Servat (puisBregvadze, 41), Poux (puis Johnston, 41).

Il n'y a pas eu de miracle pour le Stade, qui n'a pas stoppé la marche victorieuse de l'ASM à domicile (il s'agit de la 59ème victoire consécutive des Jaunards au Michelin). Les Toulousains n'ont pourtant pas démérité et ont même parfois bousculé leurs adversaires : hélas, un manque de réalisme flagrant et une défense trop souvent prise en défaut, notamment sur les un contre un, ont précipité la chute des hommes de Novès. Il reste maintenant quinze jours pour redresser la barre, avant la venue de Grenoble à Ernest Wallon.


L'exploit de Fofana


La partie ne pouvait pas plus mal débuter pour le Stade : sur un ballon pourtant anodin, Fofana se débarrassait tour à tour de Kakovin, David et Poitrenaud pour inscrire en solitaire un essai de plus de cinquante mètres ! Une action superbe, il faut le reconnaître, mais où la défense s'était montrée particulièrement indulgente.

Par la suite, les Rouge et Noir tentaient bien de réagir et mettaient à quelques reprises la main sur le ballon, mais à chaque fois, des pertes de ballon non provoquées venaient mettre un terme prématuré à ces bonnes intentions. On en avait une nouvelle illustration à la septième minute, quand, sur une offensive intéressante, un en-avant de passe entre McAlister et Fickou réduisait à néant les efforts toulousains.

Le bon comportement des coéquipiers de Dusautoir finissait pourtant par payer : après une faute de Kayser, McAlister, de 40 mètres environ, ouvrait le compteur des siens (3-5, 10ème).  Puis, deux minutes plus tard, M. Berdos choisissait de ne pas sanctionner une potentielle obstruction de Chouly sur Nyanga pour revenir à un hors-jeu de ligne. Mais McAlister, sur un coup de pied pourtant largement dans ses cordes, n'était pas en réussite. Dommage, car Toulouse avait eu là une occasion en or de passer devant au tableau d'affichage.

Quelque peu en dedans depuis quelques minutes, l'ASM réagissait, avec encore à l'origine un exploit personnel : c'était cette fois Delany qui se faisait la malle sur près de quarante mètres, mais David, in extremis, rattrapait le demi d'ouverture néo-zélandais. Dans la continuité, Kakovin était pénalisé sur une mêlée et Parra faisait passer la marque à 8-3.

La rencontre se poursuivait sur le même tempo, et en terme de possession, l'avantage était plutôt aux visiteurs. Offensivement, ils se permettaient même de se montrer dangereux par l'intermédiaire de Fickou, auteur d'un raffut absolument monstrueux, et Poitrenaud, pour une séquence finalement stoppée par un en-avant.

Le rythme de la partie était en tout cas effréné, et les turnovers nombreux. Mais l'ASM, incontestablement, se montrait plus réaliste : après une faute stadiste  dans un regroupement, Delany, de 35 mètres, suppléait Parra (11-3, 26ème). Et très peu de temps après, Stanley, en bout de ligne, inscrivait le deuxième essai des siens, après, il faut malheureusement le souligner, de nouveaux plaquages manqués chez les champions de France.

Cette fin de première période était décidément très compliquée : en moins de temps qu'il n'en faut pour le dire, Sivivatu, malgré un retour de Nyanga, marquait à son tour. On jouait depuis 33 minutes, et il y avait désormais 25-3 pour les Auvergnats. Certes, cela était sans aucun doute très sévère au vu de la physionomie du match, mais il n'en restait pas moins que l'écart prenait des proportions inquiétantes, alors que l'on atteignait la pause...
 


Des blessures en cascade


La reprise, cette fois, était clairement à l'avantage des Toulousains, qui connaissaient un joli temps fort, conclu sur la base des poteaux par Thierry Dusautoir. McAlister transformait, et le Stade revenait à 10-25. Comme cela avait été le cas au cours du premier acte, l'envie toulousaine ne faisait pas l'ombre d'un doute, mais McAlister, sur pénalité, ne creusait pas l'écart.

En face, Parra faisait moins de sentiments : sur la première opportunité obtenue par son équipe depuis le retour des vestiaires, il passait trois points (28-10, 51ème). Les choses se gâtaient un peu plus par la suite quand Clerc, touché au genou, quittait l'aire de jeu en grimaçant, imité peu de temps plus tard par Poitrenaud.

A la 57ème, après une relance toulousaine osée car partie des 22, les Rouge et Noir étaient pénalisés sur un regroupement. Parra réussissait son cinquième coup de pied de l'après-midi, avec l'aide du poteau. La barre des trente points était franchie (31-10). La messe, on l'aura compris, était largement dite, mais ce n'était pas pour autant que les Toulousains baissaient les bras. Une charge absolument phénoménale de Picamoles en était la plus parfaite des illustrations, et si cela n'aboutissait pas un essai mais à une pénalité (non tentée), cela montrait que Fickou et les siens ne renonçaient pas.

A la 63ème, à l'issue d'une fort jolie séquence, les Rouge et Noir se procuraient une immense occasion, mais Nyanga oubliait Fickou totalement isolé sur son aile. On ne pouvait que le regretter, car sans cela, l'essai aurait sans doute été au bout.
Globalement, et comme cela avait d'ailleurs été souvent le cas lors des quarante premières minutes, la domination était clairement toulousaine. Le réalisme, on l'a dit, n'était pas au rendez-vous, mais incontestablement, les champions de France n'entendaient pas galvauder la moindre minute de ce rendez-vous.

C'était finalement Picamoles, pour lequel les qualificatifs vont finir par manquer pour définir ses performances, qui marquait un essai ô combien mérité. Quelques instants plus tard, c'était d'ailleurs sous les applaudissements du Michelin qu'il quittait le terrain. L'honneur était sauf, même si l'ASM creusait un peu plus l'écart, via une pénalité de Parra et un essai de Sivivatu, après un exploit personnel.
Toulouse n'avait pas démérité d'un bout à l'autre de la rencontre, mais le score final était malgré tout très lourd...

 

 
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