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Samedi 04 octobre

STADE TOULOUSAIN / STADE FRANÇAIS

Ernest Wallon à 20h45

Le Stade peut y croire

Samedi 2 juin 2012
Le Stade peut y croire
A Toulouse (Stadium) - Stade Toulousain bat Castres 24 à 15 (mi-temps : 15-12)
Temps chaud ; belle pelouse ; 36.121 spectateurs ; Arbitrage de M. Garcès (Béarn).
Pour le Stade Toulousain : 7 pénalités de McAlister (7, 12, 30, 52, 62, 71) et Beauxis (39) ; 1 drop de Beauxis (20).
Pour Castres : 3 pénalités de Bernard (19, 45) et Teulet (38) ; 2 drops de Bernard (22, 27).
Stade Toulousain : Poitrenaud (puis Jauzion, 72)- Clerc, Fritz, McAlister, Matanavou - (o) Beauxis (puis David, 51), (m) Doussain(puis Burgess, 53)  - Dusautoir (cap), Picamoles, Bouilhou (puis Lamboley, 71)- Albacete, Maestri (puis Millo, 65) - Johnston (puis Montès, 75), Servat (puis Tolofua, 75), Poux (puis Steenkamp, 41).
Carton jaune : Fritz (33), Matanavou (38)
Castres : Teulet - Martial, Evans, Cabannes, Andreu - (o)Bernard, (m)Lacrampe - Caballero, Masoe (cap), Diarra - Tekori, Rolland - Ducalcon, Bonello, Forestier.

Le Stade défendra son titre, jusqu'au bout. Vainqueur de Castres en demi-finale du Top 14, Toulouse jouera la finale du championnat de France, dans une semaine à Saint Denis. Il y retrouvera le vainqueur de l'autre demie, qui opposera dimanche Toulon à Clermont.

 

Le Stade à 13 contre 15

Le Stade débutait bien la partie, et monopolisait le ballon dans les premières minutes. Poitrenaud, après un joli numéro, était victime d'un plaquage dangereux, ce qui donnait à Beauxis, en position peu évidente, d'ouvrir le score sur pénalité, mais le demi d'ouverture ne trouvait pas la cible. Dans la foulée, Pierre Bernard, de plus de cinquante mètres, ne connaissait pas plus de réussite, et le score restait à 0-0.

C'est finalement McAlister qui débloquait le compteur de son équipe, via un coup de pied monstrueux de 55 mètres. Toulouse prenait les devants, mais immédiatement après, Masoe réalisait un joli numéro en solo, et Castres n'était pas loin de marquer le premier essai de la partie. Fort heureusement, Poitrenaud jouait admirablement bien le coup en défense, et son équipe s'en tirait sans dommage.

Globalement, le Stade montrait un visage rassurant, et McAlister réussissait une deuxième pénalité très délicate, pour donner six points d'avance aux siens (12ème). Dominateurs, les Toulousains s'offraient même des séquences séduisantes, avec souvent, à la baguette, un Poitrenaud de gala.
Peu à peu, pourtant, Castres mettait le nez à la fenêtre et investissait la moitié de terrain adverse. Le CO bénéficiait coup sur coup de deux pénalités, et si Teulet manquait la première, Bernard avait ensuite plus de réussite. Le score passait à 6-3 (19ème), mais pas pour longtemps, car Beauxis claquait quasiment sur le coup d'envoi un drop impeccable.

Les deux formations, décidément, se rendaient coup pour coup : en moins de temps qu'il n'en faut pour le dire, Bernard réussissait à son tour un drop. De façon générale, il fallait bien convenir que le Stade semblait moins serein qu'au cours des premières minutes. Cela se confirmait au tableau d'affichage, car Bernard, après que son équipe eut obtenu une pénalité sur mêlée, égalisait.

Tout n'allait pas au mieux, mais les champions de France pouvaient s'appuyer sur la réussite au pied de McAlister, qui restait à 100% et redonnait l'avantage à son équipe. Mais rien n'était simple : Fritz, à la 33ème, écopait d'un carton jaune pour un geste dangereux sur Teulet. Certes, Bernard manquait la pénalité consécutive, mais Toulouse allait devoir évoluer à quatorze durant dix minutes.

La partie, un peu terne jusque-là, s'emballait. Castres développait une contre-attaque foudroyante, alors que l'on pensait Toulouse protégé par un avantage en cours. Evans traversait tout le terrain, évitait plusieurs plaquages, et l'essai semblait inéluctable. Mais Clerc, revenu du diable vauvert, effectuait un impensable sauvetage. Hélas, Toulouse n'en sortait pas indemne : Matanavou écopait à son tour d'un carton jaune pour antijeu, et Teulet égalisait. Le Stade se retrouvait à treize contre quinze...

Pourtant, les Rouge et Noir, bien aidés par un Poitrenaud inspirés, reprenaient l'avantage avant la pause, grâce à une pénalité de Beauxis. Ils menaient ainsi au moment où ils regagnaient les vestiaires (15-12), mais il fallait évidemment être inconscients pour penser que la partie était gagnée.

 

McAlister donne de l'air

Le Stade gérait parfaitement le début de seconde période, en confisquant le ballon et en privilégiant le jeu au près. En dehors d'une échappée de Teulet, pas grand chose n'était à signaler quand Fritz revenait en jeu. Toulouse était désormais à quatorze, mais écopait d'une pénalité, que Bernard, de quasiment la ligne médiane, passait. Les deux équipes étaient à égalité (15-15, 45ème).

Le retour de Matanavou permettait enfin au Stade de repndre les commandes du jeu. Aucune occasion digne de ce nom n'était à signaler, mais le jeu, au moins, se déroulait dans les quarante mètres tarnais. Et sur une mêlée, Steenkamp faisait littéralement exploser son vis-à-vis, ce qui donnait l'occasion à McAlister de redonner une courte avance aux champions en titre.

Par la suite, le match restait tendu, crispé, sans beaucoup d'offensives à se mettre sous la dent. Il fallait toutefois souligner que la dimension physique de la partie atteignait des sommets. En défense, le Stade se donnait corps et âme, et le CO ne parvenait pas à se montrer dangereux. C'est Toulouse, au contraire, qui bénéficiait d'une pénalité, toujours grâce à sa mêlée. McAlister, en position lointaine, poursuivait son festival. Les Rouge et Noir avaient six points d'avance.

Le Stade gérait bien son match par la suite. Installés dans les quarante mètres tarnais, les hommes de Novès se mettaient ainsi à l'abri. Castres n'avait quasiment aucun ballon d'attaque à jouer et le temps, clairement, jouait pour Toulouse. Yann David, plus que percutant depuis son entrée en jeu, permettait à son équipe d'obtenir une pénalité à la 70ème. McAlister, de 45 mètres environ, ne tremblait pas. Toulouse avait neuf points d'avance et inéluctablement, l'affaire commençait à prendre bonne tournure, et cela se confirmait jusqu'à l'ultime coup de sifflet. Le Stade, pour la deuxième fois consécutive, allait disputer la finale au Stade de France.

 
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