| 1 | Clermont Auvergne | 91 |
| 2 | Toulon | 90 |
| 3 | Stade Toulousain | 79 |
| 4 | Castres | 74 |
| 5 | Racing Métro 92 | 73 |
| 6 | Montpellier | 73 |
| 7 | USAP | 61 |
| 8 | Biarritz | 57 |
| 9 | Bayonne | 57 |
| 10 | Grenoble | 54 |
| 11 | Stade Français | 54 |
| 12 | Bordeaux Bègles | 47 |
| 13 | Agen | 31 |
| 14 | Mont de Marsan | 16 |
Dimanche 16 décembre 2007
Dans une rencontre débutée sur un rythme élevé, le Stade se créait la première opportunité, avec un judicieux coup de pied à suivre de Fritz par dessus la ligne de défense adverse. Le centre récupérait le ballon et ainsi débutait une séquence à de multiples temps de jeu, achevée par un drop de Courrent. Toulouse débutait bien, et la contre-attaque menée à deux cents à l'heure par Clerc, et qui se terminait par un dégagement en catastrophe de la défense anglaise, le confirmait. Sur la touche, justement, le Stade multipliait les charges, mais sans pouvoir aplatir. Pour une affaire de centimètres.
La possession était très nettement en faveur des locaux dans ce début de match, et l'essentiel de la rencontre était cantonnée dans les trente mètres des Tigers. A la 10ème minute, Courrent tentait un nouveau drop, mais il voyait son tir échouer de peu à gauche des poteaux. Cette occasion ratée constituait la première fausse note de la journée, mais était immédiatement suivie par la sortie sur blessure de Pato Albacete, remplacé par Romain Millo-Chluski.
C'est le moment que choisissait Leicester pour mettre le nez à la fenêtre. Varndell s'échappait dans le dos de la défense et il fallait un très bon travail de Heymans pour annihiler l'action. Ce n'était, hélas, que partie remise: dans la foulée, le jeu des trois-quarts anglais prenait de vitesse la défense toulousaine et Varndell, toujours lui, marquait en coin.
Les Anglais menaient au score, un peu contre le cours du jeu et à l'image de ce qu'il s'était produit lors de la première confrontation. La réaction stadiste relevait du rêve absolu: une jolie combinaison Pelous-Servat sur une touche prenait de vitesse Leicester, et le jeu se déployait au large à la vitesse de la lumière (on exagère à peine), grâce notamment à une belle prise d'initiative de Heymans. Poitrenaud, en bout de ligne, marquait à son tour et redonnait l'avantage aux siens.
La partie baissait d'un ton par la suite, et l'essentiel du jeu se produisait au milieu du terrain. Les Rouge et Noir, globalement dominateurs toutefois, tentaient d'emballer le match quand ils le pouvaient, bien aidés en cela par un Cédric Heymans intenable. A la demi-heure de jeu, un petit numéro de Servat amorçait une action de toute beauté, au cours de laquelle Jauzion était repris par cinq mètres tout au plus. Sur le point de fixation, le ballon sortait pour Elissalde, qui, à son tour, réussissait un drop. Les locaux menaient 11 à 5, et on ne pouvait que regretter le petit moment de flottement qui suivait, et qui permettait à Goode de passer une pénalité après une faute au sol toulousaine.
La pause était atteinte sur un score de 14 à 8, après une pénalité réussie par Elissalde dans les dernières secondes. Les Rouge et Noir, en dépit d'une belle impression laissée tout au long des quarante premières minutes, ne menaient que de six points, preuve évidente de la valeur de leur adversaire. La partie, on l'aura compris, était très loin d'être gagnée.
La reprise, d'ailleurs, ne réservait rien de bon aux Toulousains, qui concédaient d'entrée une pénalité, réussie par Goode. Sur le coup, Fritz, appelé en aparté par M. Lewis, échappait de peu à un carton jaune, alors que sur le coup d'envoi consécutif, les Stadistes se mettaient une nouvelle fois à la faute. Mais l'orage ne durait pas: Toulouse se ressaisissait et sur un joli coup de pied à suivre d'Elissalde dans le dos de la défense, Clerc était le plus rapide et aplatissait. L'essai n'était pas validé par l'arbitre vidéo, malgré les clameurs du public et un ralenti diffusé sur l'écran géant du Stadium qui semblait laisser penser qu'il était valable.
Le Stade restait devant pour trois petits points, mais éprouvait des difficultés dans ce deuxième acte. Les Rouge et Noir peinaient à conserver le ballon et commettaient des maladresses que l'on n'avait pas vues en première mi-temps, à l'image de ces en-avants non provoqués ou d'une touche directement trouvée. Peu à peu, Leicester se faisait de plus en plus menaçant. Mais Toulouse, une fois de plus, se montrait capable de réagir: à la 63ème, Clerc, bien décalé, allait à l'essai, poussé par ses coéquipiers et après une magnifique séquence où Jauzion et Servat, notamment, se mettaient en évidence. L'arbitrage était une nouvelle fois nécessaire (?), mais cette fois, il était indiscutable que l'ailier avait aplati. Toulouse prenait de l'air.
Sur sa lancée, le Stade mettait la main sur le ballon et dominait territirialement. Leicester semblait accuser le coup depuis l'essai de Clerc et Elissalde, de près de quarante mètres, ajoutait trois points ô combien précieux. Toulouse conservait son avantage jusqu'au coup de sifflet final sans se faire de frayeur et en terminant plus fort que son adversaire. Outre la victoire, Yannick Jauzion et ses coéquipiers pouvaient évidemment se satisfaire d'avoir privé Leicester du bonus défensif. Cela pourrait avoir son importance.