• Peugeot
  • Peugeot
  • Peugeot
Samedi 30 août

LA ROCHELLE / STADE TOULOUSAIN

à 14h45

Les nouveaux maillots BLK du Stade Toulousain

Le Stade repart de l'avant

Samedi 8 mars 2008
Le Stade repart de l'avant
A Bayonne - Stade Toulousain bat Bayonne 25 à 10 (mi-temps : 13 à 3)
Temps frais; belle pelouse; arbitrage de M. Mené (Provence)
Pour Bayonne : 1 essai de Peyras (65); 1 pénalité de Dourthe (31); 1 transformation de Dourthe (65).
Pour le Stade Toulousain : 1 essai de Servat (12); 3 pénalités d'Elissalde (23, 35, 55); 1 transformation d' Elissalde (12); 3 drops d'Elissalde (48, 52, 70).
Bayonne : Larrechea; Elhorga, Inigo, Gower, Peyras; (o) Edmonds, (m) Tilloles (cap); Bernard, Deen, Springgay; Lafitte, Linde; Fiorini, Heguy, Lafond.
Stade Toulousain : Heymans; Médard, Kunavore, Ahotaeiloa, Donguy (puis Du Toit, 65, puis Mazières, 72); (o) Elissalde, (m) Kelleher; Nyanga, Maka, Bouilhou (cap); Albacete (puis Lamboley, 55), Pelous (puis Sowerby, 70); Hasan (puis Montès, 68), Servat (puis Basualdo, 55), Montès (puis Human, 46).

Une semaine après s'être incliné sur la pelouse de Bourgoin, le Stade Toulousain, pourtant privé de ses internationaux, a su redresser la barre pour l'emporter à Bayonne. Sur un terrain où seul Biarritz avait su s'imposer depuis le début de la saison, la performance n'est pas mince et permet aux Rouge et Noir de consolider leur position en tête du classement. Dans une semaine, c'est Dax qui viendra à Ernest Wallon pour le dernier match disputé concomitamment au Tournoi des VI Nations.
Pour la première fois depuis la première journée, Guy Novès avait décidé d'aligner une charnière Kelleher-Elissalde, ce dernier étant positionné à l'ouverture. Manu Ahotaeiloa étrennait sa première titularisation, au centre, au côté de Kunavore. Donguy et Pelous, incertains tout au long de la semaine, tenaient finalement leur place alors que Maka débutait au couloir, reléguant Shaun Sowerby sur le banc. Thierry Dusautoir, enfin, était invité à souffler et ne faisait pas partie du groupe.

 

Bayonne gaspille, Servat marque

 
Les Toulousains réalisaient un début de match intéressant, symbolisé par un formidable maul qui progressait sur une bonne trentaine de mètres. Balayée, la défense se mettait à la faute et Toulouse, plutôt que de tenter la pénalité, choisissait de se rapprocher de l'en-but. Après plusieurs charges des joueurs du pack, le ballon était finalement perdu sur un en-avant de Ahotaeiloa, alors que le jeu était déployé au large.
A la 6ème, le Stade produisait un mouvement à plusieurs séquences, mais sans parvenir à trouver d'espace dans l'arrière-garde basque. L'action se terminait sur une faute toulousaine, pour un ballon gardé au sol. Larrechea, pourtant à 55 mètres, tentait le coup et il faillit bien lui en prendre, puisque son monstrueux coup de pied venait mourir à quelques centimètres des poteaux.
Peu de temps après, les hommes de Novès produisaient une magnifique séquence, avec notamment une superbe passe de Heymans à destination de Médard. Ce dernier profitait d'un espace mais était repris par deux adversaires à une dizaine de mètres en étant projeté en touche. Sur celle-ci, Bayonne choisissait le fond d'alignement mais le ballon, trop long, était récupéré par William Servat, qui aplatissait. Le Stade menait au score, et s'il avait bénéficié sur ce coup-là d'une erreur bayonnaise, il pouvait y voir une récompense de son entame de partie plutôt réussie.
Au quart d'heure de jeu, une nouvelle touche "profonde" était perdue pour l'Aviron, et il s'en fallait d'un rien, en l'occurrence un en-avant de Heymans, pour que la contre-attaque ne prenne tout le monde de vitesse. Les locaux, cependant, tentaient de réagir. Ainsi, un contre n'était pas loin d'aller à dame, mais Médard intervenait à propos. Sur la touche consécutive, à une dizaine de mètres des poteaux stadistes, Bayonne perdait son troisième ballon consécutif ! Quelques instants plus tard, les joueurs de Jean-Pierre Elissalde tenaient une nouvelle occasion en or de débloquer leur compteur mais Edmonds, à 22 mètres quasiment dans l'axe, trouvait le poteau...
Mis sous pression depuis quelques minutes, Toulouse inversait la tendance avec une belle combinaison Maka-Kelleher-Heymans en sortie de mêlée. L'action était stoppée à cinq mètres de l'en-but mais Bayonne était sanctionné pour une faute. Elissalde ne laissait pas passer l'occasion et ajoutait trois points. Les visiteurs menaient 10-0 et avaient su faire acte de réalisme.
Dans la foulée ou presque, le Stade tentait une relance depuis ses 22 mais le coup de pied de Kunavore était contré. Le rebond, pourtant, était favorable à Médard, qui traversait tout le terrain avant de donner à Nyanga. Ce dernier allait jusqu'à l'en-but et était à deux doigts d'aplatir. Peut-être même l'avait-il fait, mais l'essai était en tout cas refusé par l'arbitrage vidéo.
A nouveau dominateur, particulièrement à l'aise en conquête, nettement dominateur sur les rucks, Toulouse manquait d'aggraver la marque quand Elissalde ratait une pénalité à la 27ème minute. Cinq minutes plus tard, M.Mené sanctionnait un en-avant volontaire de Médard et Dourthe, entré en jeu à la place de Larrechea, passait depuis la ligne médiane une pénalité pourtant difficile. L'Aviron était à sept points, mais Toulouse allait à nouveau profiter de sa domination sur les mauls pour progresser d'une vingtaine de mètres et obtenir une nouvelle pénalité, cette fois réussie par Elissalde.
Décidément en réussite, les Rouge et Noir marquaient avant la pause un essai de toute beauté, par Kunavore, mais il était annulé pour un passage à vide (indiscutable)  de Ahotaeiloa. Dommage, car marquer juste avant la pause aurait constitué un avantage -tant au score que psychologique- conséquent. On en restait donc à 13 à 3, et s'il était trop tôt pour se réjouir, les Stadistes pouvaient se satisfaire d'une première mi-temps où ils s'étaient montrés à leur affaire.

 

Nouvel essai refusé

 
Dès la reprise, des Basques conquérants montraient qu'ils étaient loin d'avoir abandonné toute ambition dans le match. Conquérants dans un premier temps, ils profitaient d'une aide involontaire de Maka, auteur d'une touche rapide mais surtout très mal ajustée à destination d'Elissalde. Le Stade s'en tirait avec plus de peur que de dommage, mais cela venait rappeler que rien n'était acquis et qu'il convenait de rester vigilant.
Pourtant, sur le premier ballon d'attaque toulousain de ce deuxième acte,  Donguy, servi à hauteur par Pelous, transperçait la défense basque et s'écroulait dans l'en-but sur. La vidéo, une nouvelle fois, refusait l'essai et il faut bien convenir que cela semblait justifié, dans la mesure où les mages ne permettaient pas d'acquérir quelconque certitude. Sur la mêlée à cinq mètres consécutive débutait une longue séquence, et si Kunavore était repris à un mètre, elle se terminait par un drop d'Elissalde (16-3, 48ème).
Bayonne n'abdiquait pas et tentait d'investir le camp adverse. Mais les Basques, décidément, rendaient gratuitement bien trop de ballons et Toulouse s'en tirait à bon compte. A la 53ème, sur une action débutée par une charge tonitruante de Kelleher et relayée par des charges de Nyanga et Albacete, Elissalde passait un nouveau drop qui donnait à l'écart une dimension intéressante (19-3).
Dans la foulée, un plaquage à retardement de Linde sur Heymans donnait l'occasion à Elissalde d'ajouter trois points à son compteur personnel. L'affaire prenait bonne tournure, mais la partie, par la suite, tombait dans un faux rythme. Moins conquérants, les Toulousains laissaient leurs adversaires occuper leurs trente mètres et Peyras, à la conclusion d'un superbe mouvement, relançait l'intérêt de la rencontre.
Sans doute conscients du danger, les coéquipiers du capitaine Bouilhou reprenaient les affaires en main. Une nouvelle fois, un groupé-pénétrant faisait des dégâts et n'était pas loin d'aller à dame. Le ballon était néanmoins libéré et Elissalde, une nouvelle fois, passait un drop.
Plus rien n'allait être marqué jusqu'au coup de sifflet final, alors que les deux formations semblaient avoir compris qu'elles n'avaient plus grand chose à espérer du match. Le Stade obtenait une victoire méritée, et pouvait se féliciter d'avoir plutôt bien négocié ses deux déplacements consécutifs.

 
La boutique en ligne
Le Cop'
Vivez Stade ! 0 892 69 31 15