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Le Stade réussit son entrée

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30/07/2010

A Mazamet (La Chevalière) - Stade Toulousain bat La Rochelle 29 à 10 (mi-temps :  29-0)
Pour le Stade Toulousain : 4 essais de Lakafia (20, 30, 38), Heymans (26) ; 1 pénalité de Doussain (12) ; 3 transformations de Doussain (20, 26, 30).
Pour La Rochelle : 1 essais de Gaugau (70)  ; 1 drop de Talès (52) ; 1 transformation de Boboul (70)
Stade Toulousain : Médard ; Lakafia, David, Jauzion (cap), Heymans ; (o) Doussain, (m) Vergallo ; Nicolas, Raynaud, Bouilhou ; Maestri, Desroche ; Lecouls, Servat, Human.
Sont entrés en cours de jeu : Givone, Montès, Bousquet, Paquet, Desroche, Nyanga, Bézy, Irribaren, Lamerat, Payen.

Malgré l'heure relativement tardive du coup d'envoi, c'est sous une température presque caniculaire qu'était donné le coup d'envoi. A 19h30 précises, Jean-Marc Doussain tapait le coup d'envoi. Moins de deux minutes plus tard, sur un lancer fond de touche de William Servat, Sylvain Nicolas se saisissait du ballon, son tout premier sous ses nouvelles couleurs.
Les deux équipes s'évertuaient évidemment à produire du jeu, et le début de partie, globalement, était assez équilibré. La Rochelle, pourtant, tirait en premier et à l'issue d'une belle offensive, Combezou était projeté en touche par Doussain, à hauteur des 22.

 

Lakafia, première

Toulouse, de son côté, usait des picks and go, et plutôt à bon escient, car chacun faisait énormément de mal à la défense adverse. Ainsi, sur l'un d'eux, Servat progressait d'une dizaine de mètres et forçait les Rochelais à se mettre à la faute. Quelques minutes plus tard, Doussain, de près de quarante mètres, faisait parler la puissance et la précision de son pied gauche pour ouvrir la marque (3-0, 12ème).

La Rochelle, promu en Top 14 cette saison, était loin de faire pâle figure et développait quelques mouvements d'envergure, hélas souvent stoppés par quelques ballons échappés. Mais, alors que le mois de juillet n'était même pas achevé, cela était bien compréhensible. Le Stade marquait le premier essai de la partie peu avant la vingtième : sur une mêlée à quinze mètres, Doussain héritait du ballon, feintait une passe sautée pour finalement servir au près Lakafia, lancé comme une fusée. Pour son premier match en rouge et noir, l'ancien Albigeois filait entre les barres.

Toulouse prenait le large, et, bien aidé par une mêlée nettement dominatrice, prenait l'ascendant de façon significative par la suite. Les Stadistes, visiblement en jambes, multipliaient les escarmouches, et à la 26ème, Heymans se trouvait en bout de ligne à la conclusion d'une jolie séquence, bien servi par David. Doussain, pourtant en position très délicate, réussissait un superbe coup de pied et portait la marque à 17-0.

Le festival se poursuivait moins de trois minutes plus tard, sur un mouvement initié par une charge surpuissante de Yann David. Bien que mis au sol, le trois-quart centre libérait son ballon, qui filait à l'aile, où Maestri délivrait une authentique offrande à Lakafia, qui n'avait plus qu'à aplatir. Cette fois du côté droit, Doussain poursuivait son sans-faute (24-0).

Asphyxiés, les Rochelais tentaient pourtant de réagir, mais "mangeaient" une superbe opportunité, en laissant tomber un ballon alors qu'une situation de trois contre deux aurait dû leur permettre d'aller à dame. Les Haut-garonnais, eux, faisaient moins de sentiments. Doussain, dans tous les bons coups, réalisait au milieu de terrain unr superbe valise et s'échappait sur vingt mètres, avant de fixer et donner une passe décisive à... Lakafia, qui y allait de son troisième essai personnel, en moins de quarante minutes.

Il n'y avait certes qu'une équipe sur le terrain, mais il fallait souligner la réaction d'orgueil des Charentais, juste avant la pause. Ces derniers échouaient, malgré plusieurs charges, à une cinquantaine de centimètres de la ligne d'essai, et c'est donc sur le score sans appel de 29-0 que les deux équipes regagnaient les vestiaires.

 

Les jeunes entrent en jeu

Plusieurs changements intervenaient au retour des vestiaires. Le jeune Irribaren, qui avait perdu en début d'après-midi l'intégralité de sa longue chevelure (premier match en équipe pro oblige), attaquait notamment le deuxième acte, en compagnie de Nyanga, Bézy et Montès. Les hommes de Yannick Bru monopolisaient en tout cas le cuir depuis la reprise, même si La Rochelle, sur quelques ballons de récupération, se montraient menaçants.

La rencontre, toujours aussi rythmée, voyait les deux formations se rendre coup sur coup. Les turn-overs étaient fréquents et donnaient lieu à des contre-attaques plaisantes. Aux alentours de la 50ème, La Rochelle connaissait un long temps fort, et, encore une fois, passait de longues minutes à quelques encablures de la ligne d'essai.
Mais la défense toulousaine, impressionnante de rigueur, ne laissait rien passer, même si cette interminable séquence s'achevait par un drop de Talès. Le promu débloquait son compteur, et ce n'était que justice devant l'ensemble de ses velléités.

La partie se poursuivait, et Toulouse se procurait sa meilleure opportunité de la seconde période, toujours par l'insaisissable Lakafia, qui tapait à suivre pour lui-même avant d'être devancé in extremis. Malgré les changements, et comme cela n'est pas toujours le cas dans les rencontres amicales, les deux formations restaient très impliquées, comme en témoignait du reste un début d'échauffourée à l'heure de jeu.

Si le score n'évoluait pas, cela ne signifiait pas que le jeu laissait à désirer. Les Rouge et Noir réalisaient certaines séquences d'assez belle facture, avec un Teddy Irribaren à la baguette nullement impressionné par son baptême de feu en équipe fanion. Certains de ses coups de pied par dessus la défense, toujours judicieusement tapés, n'étaient pas loin d'aboutir en maintes occasions.

Les Rochelais marquaient à la 70ème leur premier essai, à l'issue d'un joli mouvement initié par D'Aram (un ancien de la maison stadiste), continué par Thalès et achevé par Boboul. La réaction toulousaine était par la suite trop brouillonne pour marquer des points, tant et si bien que le Stade s'imposait finalement 29 à 10, au terme d'une rencontre plaisante bien que logiquement émaillée de quelques approximations.

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