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Samedi 04 octobre

STADE TOULOUSAIN / STADE FRANÇAIS

Ernest Wallon à 20h45

Le Stade sans souci

Vendredi 2 mai 2008
Le Stade sans souci


A Toulouse (Ernest Wallon) - Stade Toulousain bat Auch 73 à 12 (mi-temps : 33 à 5)

Temps beau et chaud ; belle pelouse ; 17.000 spectateurs environ; arbitrage de M. Pomarède (Côte d'Argent).
Pour le Stade Toulousain : 11 essais de Millo-Chluski (9), Donguy (17, 31, 40), Médard (25, 55), Mermoz (50), Albacete (61), Poux (66), Jauzion (68), Ahotaeiloa (80) ; 8 transformations de Bélie (9, 25, 40, 50, 55, 61, 66, 68).
Pour Auch : 2 essais de Cortès (30), Clarac (41); 1 transformation de Cortès (41).
Stade Toulousain : Médard (puis Jauzion, 60); Swanepoel, Fritz (puis Ahotaeiloa, 41), Mermoz, Donguy (puis Heymans, 60) ; (o) Bélie, (m) Bézy ; Nyanga (puis Bouilhou, 50), Maka (puis Albacete, 60), Dusautoir (cap) ; Millo-Chluski, Lamboley ; Poux, Basualdo (puis Lacombe, 50), Montès.
Auch : Couzier ; Edmond, Bosque, Albert, Aguillon ; (o) Corès, (m) Clarac ; Medvès, Dhabi, Bontinck ; Cholley, Arif ; Menkarska, Sentous, Magrakvelidze.
Carton jaune : Idider (61)

Une semaine après s'etre qualifié pour la cinquième finale de Coupe d'Europe de son histoire, le Stade Toulousain n'a pas manqué ses retrouvailles avec le Top 14. A l'occasion de la 20ème journée, les Rouge et Noir ont logiquement battu Auch et renoué avec la victoire dans cette compétition, eux qui restaient sur une défaite concédée au Stadium devant Clermont. Place maintenant à une semaine pour le moins chargée : mercredi, les Stadistes se déplaceront à Castres, avant d'aller défier Montpellier dimanche soir.
L'information numéro un à la lecture de la composition des équipes concernait bien entendu le retour de Florian Fritz, absent des terrains depuis trois mois après sa fracture du péroné contractée avec l'équipe de France. Ce n'était du reste pas la seule nouveauté d'un XV de départ qui ne conservait que trois éléments par rapport à celui qui avait débuté la demi-finale de H Cup : Médard, Nyanga et Donguy. A la charnière, les clés du camion étaient confiées au duo qui officie d'ordinaire au sein de l'équipe Espoirs : Nicolas Bézy (à la mêlée) et Matthieu Bélie (à l'ouverture).

 

Millo ouvre le score

 

Les Toulousains attaquaient bien la rencontre, bien aidés par un Yannick Nyanga omniprésent, qui perçait à deux reprises. Dès la 2ème minute, un petit coup de pied à suivre de Médard était à deux doigts d'être repris par Swanepoel. Ce dernier ne pouvait finalement pas contrôler le ballon, alors que la voie de l'essai semblait dégagée.
A la 8ème minute, les locaux obtenaient leur première pénalité de la rencontre, mais le coup de pied de Bélie (comme celui de Cortès peu de temps auparavant) ne trouvait pas la cible. Ce n'était heureusement que partie remise : moins de 120 secondes plus tard, une belle percée de Mermoz créait un point de fixation à dix mètres. Le ballon état rapidement sorti par Bézy et Millo-Chluski, tel un trois-quart, prenait le trou et aplatissait entre les barres.
Toulouse était lancé, mais rendait un peu trop de ballons à l'adversaire. Auch finissait par en profiter et après une faute au sol de Fritz, Cortès manquait nettement sa deuxième pénalité de la soirée. L'avertissement restait sans frais.
Les hommes de Novès, du reste, réagissaient quasiment immédiatement. Sur une action amorcée une nouvelle fois par une charge de Mermoz et un relais de Dusautoir, le ballon partait entre les mains des trois-quarts pour arriver à Donguy, qui marquait en coin. La marque passait à 12-0.
Loin de fermer le jeu, Auch tentait d'exploiter le moindre ballon d'attaque. Mais malgré toute leur volonté, les Gersois se montraient trop maladroits pour prendre en défaut la défense toulousaine. Le Stade, de son côté, se bornait à jouer simplement, sans rien tenter d'extravagant, mais le faisait plutôt bien. Le troisième essai n'allait pas tarder. Au terme d'une action confuse, où la transmission de balle ne brillait pas par sa fluidité, Médard parvenait néanmoins à s'engouffrer dans un espace et à aplatir. On jouait depuis à peine 25 minutes, et Toulouse était en position de marquer le bonus offensif.
Ce n'était pourtant pas le moment de s'endormir. Comme cela avait été le cas depuis le coup d'envoi, Auch ne baissait pas les bras et y allait de son essai, inscrit par Cortès, au terme d'une séquence collective de toute beauté.
La rencontre, décidément débridée, s'emballait : le temps d'engager, Swanepoel renversait deux défenseurs sur son passage et échouait à deux mètres de la ligne. Le ballon sortait, et un mouvement d'école permettait à Maka de délivrer une authentique offrande à Donguy, qui marquait ainsi son deuxième essai personnel.
On avait déjà assisté à cinq essais dans une partie qui, à défaut d'être d'une immense rigueur, se révélait plaisante à regarder. Les dernières minutes du premier acte étaient assez nettement dominées par Auch, qui proposait quelques séquences de belles envergures. La défense stadiste, toutefois, était décidée à ne pas céder une deuxième fois, et guidée par un Dusautoir aux plaquages désintégrants, elle repoussait les assauts des visiteurs. Et c'était Toulouse qui marquait une dernière fois avant la pause, grâce à un numéro exceptionnel du jeune Bézy, qui mettait dans le vent l'arrière-garde auscitaine, avant de délivrer une merveilleuse passe à Donguy. Celui-ci, dans un mouchoir de poche, se débarrassait de son vis-à-vis et marquait son troisième essai personnel. La pause était atteinte sur le score de 33 à 5, et il ne faisait alors guère de doutes que le Stade tenait le bon bout.

 

Mermoz à point nommé

 

La reprise aurait pu mieux démarrer pour les pensionnaires d'Ernest Wallon, qui encaissaient rapidement un essai, conséquence indirecte d'un ballon perdu en touche. Décidément sans complexe, Auch poursuivait sur sa lancée et mettait la main sur le ballon. Certes, le jeu se développait pour l'essentiel au centre du terrain, mais les Toulousains ne devaient pas perdre de vue que s'ils encaissaient un nouvel essai, ils perdaient le bonus offensif.
Sans doute conscients de la nécessité de remettre un coup de collier, ils inversaient la tendance et marquaient leur sixième essai. Une fois encore, tout partait d'un point de fixation à quelques mètres de la ligne ; Bézy sortait parfaitement le ballon pour son compère Bélie, qui servait à hauteur Mermoz, lequel allait entre les barres.
Cette fois, le Stade déroulait. Sur une séquence initiée par un petit festival de Médard, le jeu se développait au large après un regroupement. Bélie donnait à Médard, encore lui, qui allait à l'en-but. Cette fois, le sort de la partie semblait bel et bien scellé. Toulouse continuait à jouer appliqué, et aucun joueur ne jouait sa carte personnelle au détriment du collectif.
A l'heure de jeu, le staff décidait de ménager ses troupes en remplaçant Maka, Médard et Donguy par Albacete, Heymans et Jauzion.
Aidé par le carton jaune infligé à Idieder pour un coup de genou porté au sol à Dusautoir, Toulouse marquait une nouvelle fois, après une pénal'touche. Albacete transperçait le rideau défensif adverse et participait ainsi au festival de son équipe. Tout semblait sourire aux Rouge et Noir, qui marquaient une nouvelle fois, au terme d'une très belle action, par Poux. Le record de points de la saison, qui datait de la réception de Dax pour un succès 58 à 12, était battu
Il n'y avait plus désormais qu'une seule équipe sur le terrain. Les espaces se créaient, les Toulousains régalaient l'assistance. C'était cette fois au tour de Jauzion d'aller au bout, après que Heymans eut réalisé un petit festival en relançant depuis ses 22. Pour Auch, il était temps que tout cela se termine, et les Gersois encaissaient finalement un ultime essai à la dernière seconde, inscrit par Ahotaeiloa sur une passe plus que décisive de Heymans.
Le Stade s'imposait finalement 73 à 12, au terme d'une rencontre qu'il avait su se rendre facile. Alors que dans le même temps, Clermont perdait à domicile contre Castres et que Perpignan et Biarritz s'affrontaient le lendemain, la bonne affaire était évidente. Le fait qu'aucune blessure sérieuse n'ait été à signaler n'était du reste pas la plus anecdotique des nouvelles au coup de sifflet final.

 
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