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Samedi 01 novembre

LOU / STADE TOULOUSAIN

à 14h45

Le Stade tient sa finale

Dimanche 22 juin 2008
Le Stade tient sa finale
A Bordeaux (Chaban Delmas) - Stade Toulousain bat Stade français 31 à 13 (mi-temps : 6-3)
Temps chaud ; belle pelouse : 36.000 spectateurs environ ; arbitrage de M. Maciello.
Pour le StadeToulousain : 3 essais de Médard (44), Jauzion (56, 62): 3 pénalités d' Elissalde (18, 21) et Kunavore (49); 2 transformations d'Elissalde (44) et Kunavore (56) ; 1 drop de Fritz (76).
Pour le Stade français : 1     essai de Fillol (73)  : 2 pénalités de Hernandez (22, 54) ; 1 transformation de Hernandez (73).
Stade Toulousain : Médard ; Donguy, Kunavore, Jauzion, Heymans ; Elissalde (puis Fritz, 46), Kelleher ; Dusautoir (puis Maka, 45), Sowerby, Bouilhou (cap, puis Nyanga, 59, puis Millo, 64) ; Pelous, Albacete ; Hasan (puis Human, 73), Servat (puis Lacombe, 70), Human (puis Poux, 62).
Carton jaune : Kunavore (72)
Stade français : Corleto ; Saubade, Glas, Liebenberg, Dominici ; (o) Hernandez, (m) Albouy ; Taylor, Parisse, Burban ; Du Plooy, Marchois ; Marconnet (cap), Szarzewski, Roncero.

Le Stade Toulousain s'est qualifié dimanche à Bordeaux pour la finale du championnat de France, où il affrontera Clermont, samedi au stade de France. Les Rouge et Noir ont écarté Paris en demi-finale, au terme d'un match extrêmement accroché en première période, mais au cours duquel le réalisme toulousain aura finalement fait la différence, après quarante dernières minutes flamboyantes. Les deux premiers de la phase régulière se retrouvent ainsi en finale, ce qui semble constituer une juste récompense pour les clubs concernés.
Les trois incertains de la demi-finale, ménagés ou protégés depuis plusieurs semaines, étaient de la partie au coup d'envoi : Servat occupait le talon, Dusautoir officiait en tant que flanker et Heymans, ce qui constituait une demi-surprise, était positionné à l'aile, laissant l'arrière à Médard. Human, incertain durant les dernières 48 heures pour cause de gastro-entérite, tenait finalement sa place. Pour le reste, on s'en doute, la composition de départ était on ne peut plus conforme à la logique.

 

Elissalde ouvre le score


Les premières secondes de la rencontre étaient dominées par des Parisiens entreprenants, qui éprouvaient toutefois des difficultés à trouver des failles dans une défense bien en place. Une longue séquence se terminait ainsi par une tentative de drop d'Hernandez, qui passait assez nettement à côté. Toulouse, pourtant, ne tardait pas à réagir et se montrait percutant sur sa première offensive, illustrée par des charges de Servat et Albacete.
Si la partie ne manquait pas de rythme, certaines maladresses de part et d'autre empêchaient les offensives de se développer. Il était difficile, dans ces conditions, de dire qui dominait ce début de rencontre : si d'un côté, les attaques toulousaines semblaient plus tranchantes, l'occupation du terrain était dans l'ensemble parisienne.
La première véritable occasion d'essai était cependant toulousaine, avec une chandelle bien dosée d'Elissalde  dans l'en-but adverse, que Jauzion manquait de récupérer. Dans la foulée, le Stade bénéficiait d'une pénalité à hauteur des quarante mètres et Elissalde ouvrait le score. Il était difficile à ce moment-là de dire si cet avantage était globalement mérité, mais il récompensait en tout cas une bonne période des Rouge et Noir. La suite allait le confirmer, avec une faute parisienne sur une offensive intéressante de Médard. Elissalde, depuis la ligne des 22, creusait un peu plus l'écart pour son équipe, qui menait 6-0.
On pouvait penser que cet écart constituait un premier tournant, mais Hernandez, en moins de temps qu'il en fallait pour le dire, réduisait le score, sur pénalité (3-6). On pouvait regretter que les Toulousains n'aient pas su maintenir plus longtemps cet avantage de six points, car le Stade français reprenait par la suite le dessus, et si Parisse n'avait pas laissé échapper la ballon à la réception d'une chandelle d'Hernandez au moment d'aplatir, le premier essai de la partie eut été marqué.
La rencontre, loin d'être fermée, offrait tour à tour des opportunités exploitables aux deux équipes, mais chacune d'elles, peu après la demi-heure de jeu, se terminaient par des en-avants... Les minutes défilaient, et ce qui paraissait prévisible avant même le coup d'envoi se confirmait : seul un détail, à ce moment-là, semblait susceptible de départager les deux équipes. Ainsi, si le tableau d'affichage indiquait 6-3 en faveur de Toulouse à la pause, il était évident que ce maigre avantage ne pouvait constituer une assurance tous risques pour la suite.

 

Médard, un essai  qui vaut de l'or

 
Les débats reprenaient avec d'emblée une percée de Dominici sur une vingtaine de mètres, heureusement terminée par un en-avant alors que le danger semblait pressant. Mais Toulouse allait pourtant marquer le premier essai de la partie sur un ballon de récupération, bien exploité par Kunavore, qui tapait à suivre depuis la ligne médiane dans l'en-but. Médard, après une course de cinquante mètres, était le premier à aplatir en ayant devancé Saubade.
Immédiatement après, Elissalde devait céder sa place à Fritz, alors que Jauzion prenait l'ouverture. Quelques instants plus tard, le Stade obtenait une pénalité, tentée et réussie par... Kunavore ! Toulouse menait 16-3, et paraissait à l'abri à ce moment-là.
Une pénalité réussie par Hernandez à la 52ème minute venait cependant rappeler que rien n'était encore joué. Mais le Stade allait inscrire son deuxième essai, sur une longue séquence initiée par un formidable coup de pied du désormais indispensable Médard. Plusieurs temps de jeu plus tard, un point de fixation se créait sous les poteaux parisiens et Jauzion, de près, marquait ce qui ressemblait à l'essai de la victoire. La victoire, du reste, aurait pu être définitivement acquise à l'heure de jeu mais Nyanga, à la récupération d'un coup de pied à suivre, laissait échapper le cuir alors que la voie de l'essai était dégagée.
L'affaire allait être entendue une poignée de secondes plus tard, à la conclusion d'une valise signée Jauzion, qui mettait d'une feinte la défense dans le vent avant de filer à l'essai.
Désormais mené 6-28, Paris jetait ses dernières forces dans la bataille et obtenait plusieurs opportunités dans les dix mètres toulousains. Mais malgré la sortie prématurée de Nyanga, quelques minutes après son entrée en jeu, la défense rouge et noire repoussait les assauts adverses. La domination francilienne allait cependant finir par payer : après un carton jaune infligé à Kunavore, une attaque rapidement menée aboutissait à l'essai de Fillol.
Ce qui aurait pu constituer un danger était néanmoins annihilé par la belle réaction stadiste, qui occupait le camp adverse durant le temps restant. Fritz passait ainsi un drop et Toulouse tenait sa victoire. Si, bien évidemment, rien n'avait été facile, l'ampleur du score final témoignait  que la place en finale que les hommes de Novès venaient de conquérir était méritée. 

 
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