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Russlan Boukerou : «Si on y va relâchés... »

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09/02/2012

Russlan, l’équipe reste sur une victoire importante au Racing. Avant le début des doublons, c’est plus que bénéfique ?

C’est une très bonne chose pour le groupe. On voit qu’il y a un vrai état d’esprit et que même certains internationaux, on peut faire des résultats chez les grosses équipes. Mais en ce qui concerne le match qui arrive vendredi, cela ne change rien : nous le prenons de la même manière que si nous avions perdu au Racing. Avec la même pression et la même envie de gagner.

Il est important pour nous de gagner à Biarritz, même si nous avons un peu d’avance au classement. Pour des joueurs comme moi, qui reviennent et qui ont la chance d’avoir du temps de jeu grâce à l’absence des internationaux, c’est l’occasion de prouver.

Tu reviens d’une blessure assez sérieuse. Cela a été délicat à gérer ?

Je me suis un peu blessé au mauvais moment, car j’étais en pleine progression. J’enchaînais les matchs avec l’équipe première grâce à la Coupe du Monde et à l’absence des internationaux. C’est sûr, cela a été un peu difficile au début… Mais en tout et pour tout, j’ai été arrêté « seulement » trois mois. Ma saison n’a pas été remise en cause non plus.

J’ai bien travaillé avec les trois préparateurs physiques ainsi que le staff médical pour revenir en forme. Maintenant, cette blessure est derrière moi, c’est du passé. Il faut tout simplement que je me replonge à fond dans mon objectif, qui est de jouer le plus possible.

Au final, tu reviens au bon moment car les internationaux viennent de partir pour le Tournoi ?


Oui, c’est une deuxième chance. Je peux de nouveau avoir un peu plus de temps de jeu avec  l’équipe Une. Maintenant, c’est à moi de prouver que je peux être au niveau et que nous pouvons faire de bons résultats, même sans les internationaux. 

Récemment,  on a encore pu voir que l’intégration des jeunes se passe sans accroc au Stade Toulousain ?

Oui, ça se passe très bien. Les anciens nous prennent un peu sous leurs ailes. Il n’y a aucun souci en ce qui concerne l’intégration. Maintenant, on sait aussi ce que nous avons à faire au sein de l’effectif, tout simplement. C’est aussi pour ça que ça se passe bien. On nous donne la chance d’avoir du temps de jeu et c’est à nous de ne pas décevoir en montrant qu’on peut faire partie de l’effectif pro du Stade Toulousain.

Comment se déroule la vie sans Yannick Bru ?


C’est différent, bien entendu, mais il y a Jean-Baptiste Elissalde qui prend les entraînements. Il connaît le jeu d’avants, et Yannick et lui sont sur la même longueur d’ondes… Il n’y a donc aucun souci pour le moment. On peut continuer à bien travailler, en s’appuyant aussi sur des joueurs qui prennent le relais, comme Jean Bouilhou ou Yannick Nyanga. Ils aident vraiment le groupe à bien bosser.

La préparation du match face à Biarritz est un peu particulière en raison des conditions climatiques ?

Oui, pour le moment, nous n’avons pas pu faire d’entraînement collectif en extérieur. Tout le travail a été fait dans le gymnase, où nous nous sommes sur les touches et mêlées.

Jean-Marc Doussain nous disait que le froid, durant un match, n’était pas un facteur important ?

Disons que cela va nous obliger à prendre plus de temps pour nous échauffer. Ce sera plus long. Pour les contacts, c’est un peu plus délicat mais pendant le match, on n’a pas froid sur le terrain. C’est impossible. 

Est-ce le bon moment pour prendre Biarritz ?

Je ne dirai pas ça, car actuellement, les Biarrots sont sur une bonne dynamique. Ce n’est pas le même Biarritz que nous avons pu rencontrer à l’aller. Il leur manque peu- être deux internationaux, mais il n’y a pas de bon ou de mauvais moments pour les prendre. Ça va être très difficile de gagner là-bas, et on le sait.

C’est une équipe qui a connu de grosses difficultés, mais qui revient très bien. Aujourd’hui, ils sont peut-être en fond de classement, mais prendre ce match un tant soit peu à la légère serait la plus grosse erreur que nous pourrions commettre. On tomberait alors dans le piège. Si on y va relâchés, on prendra une valise.

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