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Samedi 01 novembre

LOU / STADE TOULOUSAIN

à 14h45

Le show dans le froid

Vendredi 28 novembre 2008
Le show dans le froid

A Toulouse (Ernest Wallon) - Stade Toulousain bat Bayonne 32 à 11 (mi-temps :  17-3)
Temps froid ; belle pelouse ; 19.000 spectateurs environ ; arbitrage de M. Garcès (Béarn).
Pour le Stade Toulousain : 3 essais de Poitrenaud (37), Kelleher (63), Lacombe (78) ; 5 pénalités de Michalak (5, 13, 28, 33, 45) ; 1  transformation de Michalak (63).
Pour Bayonne : 1 essai de Lhande (74) ;  2 pénalités de Edmonds (34, 46).
Stade Toulousain : Poitrenaud ; Médard, Fritz (puis Heymans, 65), Jauzion, Donguy (puis Du Toit, 69) ; (o) Michalak (puis Elissalde, 54), (m) Kelleher ; Nyanga (puis Dusautoir, 66), Sowerby, Bouilhou (cap) ; Millo-Chluski, Pelous (puis Lamboley, 58); Lecouls , Servat (puis Lacombe, 47), Human (puis Poux, 54).
Bayonne : Elhorga ; Gerber, Gower, Lacroix, Bolavucu ; (o) Edmonds, (m) C. Garcia ; Baget, Puricelli, Martin (cap) ; Lafitte, Linde ; Blake, Roumieu, Lafond.
Carton jaune : Linde (26)


Le Stade Toulousain s'est imposé face à Bayonne lors de la 12ème journée du Top 14. Cette victoire face à l'équipe qui le suivait au classement donne l'occasion au club de creuser l'écart en tête du championnat. Elle permet également au Stade de conserver la belle dynamique dans laquelle il est installé depuis maintenant deux mois et demi : ce succès face à l'Aviron est en effet le dixième consécutif toutes compétitions confondues et laissera aux Toulousains le loisir de préparer dans de bonnes conditions la double confrontation à venir face aux Gallois de Newport, qui s'annonce décisive dans la course aux quarts de finale européens.
Plusieurs retours étaient à noter dans le XV de départ. William Servat, absent depuis plusieurs semaines, était titularisé, tout comme Clément Poitrenaud, qui avait fait défaut à Bourgoin une semaine plus tôt. Parmi les internationaux retenus pour les test-matchs de l'automne, quatre attaquaient la partie (Médard, Jauzion, Millo, Lecouls), les autres étant ménagés à des degrés divers. Enfin, pour la troisième fois consécutive, la charnière Kelleher-Michalak avait en charge de conduire le jeu toulousain.

Michalak en réussite

 
C'est le Stade qui attaquait le plus fort le début de rencontre, en développant des séquences de qualité dans les trente mètres adverses. On assistait ainsi à une intéressante croisée entre Sowerby et Médard, puis à une action en bout de ligne de Donguy, finalement repris. Sur la première mêlée, le pack toulousain progressait de façon impressionnante et obtenait une pénalité, convertie par Michalak (5).
Les deux équipes attaquaient à tout va en ce début de partie et tentaient d'exploiter la moindre opportunité. Cela donnait lieu à une rencontre ouverte et plaisante, dans laquelle Bayonne, lentement mais sûrement, équilibrait les débats.

La supériorité toulousaine en mêlée ne se démentait pas au fil des minutes et permettait à l'équipe de récupérer de précieuses munitions. A la 13ème minute, une nouvelle pénalité était obtenue et Michalak ne tremblait pas pour doubler la mise. Cela récompensait le bon travail des Rouge et Noir depuis le coup d'envoi, incontestablement dominateurs en conquête, possession et occupation.

Le match montait d'un cran en intensité, et on voyait  quelques débuts de bagarres ici et là, ce qui n'atténuait en rien l'impression générale : on assistait à une rencontre de haut niveau, globalement dominée par des Toulousains inspirés. Mais l'agressivité bayonnaise, souvent à la limite, était finalement sanctionnée d'un carton jaune, infligé à Linde (27). Dans la foulée de la pénal'touche ainsi obtenue, le jeu se déployait au large et l'Aviron, une nouvelle fois, se mettait à la faute. Michalak, qui avait manqué un drop quelques minutes plus tôt, passait sa troisième pénalité de la soirée.

Toulouse menait au score, dominait globalement, mais il aurait été injuste de ne pas rendre compte des réactions basques : Bayonne, en effet, ne passait pas la totalité de son temps à défendre et même si ses attaques se heurtaient à une défense bien en place et agressive, elles avaient le mérite d'exister. Mais les visiteurs, d'un point de vue général, étaient trop dominés en conquête à ce moment du match pour espérer renverser la tendance.
A la 33ème minute, après une touche bayonnaise subtilisée par les hommes de Novès, le jeu se déployait et une faute de la défense bleu et blanche était convertie par le quatrième coup de pied gagnant de Michalak. C'était d'ailleurs un coup pour rien car sur le coup d'envoi ou presque, Edmonds passait les premiers points de son équipe.

A quelques minutes de la pause, le Stade allait voir sa domination concrétisée par un essai : une judicieuse chandelle de Michalak mettait en difficulté l'arrière-garde basque et deux passes plus tard, le ballon parvenait à l'aile et Poitrenaud, en bout de ligne, aplatissait. Toulouse menait 17-3, et objectivement, il n'y avait pas grand chose à redire au vue de la physionomie des débats. C'est d'ailleurs sur ce score que la mi-temps était atteinte, et il y avait tout lieu d'être satisfait des quarante premières minutes.

Kelleher encore décisif

 
C'est sur un rythme tout aussi endiablé que débutait le deuxième acte. L'âpreté des débats ne changeait pas non plus, tout comme l'emprise stadiste en conquête. Michalak réussissait une pénalité délicate à la 45ème minute, et la marque passait à 20 à 3, juste avant qu'Edmonds ne réduise le score (46). Les coéquipiers de Jean Bouilhou étaient ainsi sanctionnés de la moins pénible des façons suite à un joli mouvement offensif adverse, qui constituait sans aucun doute la plus belle opportunité de l'Aviron depuis le coup d'envoi.

Il fallait bien reconnaître, cependant, que les Bleus et Blancs occupaient bien mieux le terrain qu'ils ne l'avaient fait lors du premier acte. La possession était d'ailleurs à leur avantage, mais cela ne se traduisait pas pour autant par des occasions d'essai dignes de ce nom. Au contraire, c'est Toulouse qui marquait un deuxième essai, mais celui-ci n'était pas validé car Fritz, qui avait joué rapidement une touche à destination de Lamboley, à peine entré en jeu, n'avait pas engagé au bon endroit.
Mais cette occasion témoignait du réveil toulousain. Sur une mêlée à cinq mètres, le huit bayonnais souffrait le martyr et Kelleher partait au ras pour marquer sous les poteaux le cinquième essai de sa saison. Cette fois, la victoire pointait le bout de son nez...
Si Bayonne n'abdiquait pas pour autant, ses efforts étaient toujours contenus par une ligne défensive toujours décidée à rester inviolée. Mais à force de camper dans ses 22 mètres, le Stade s'exposait à un exploit individuel et c'est ce qui se produisait  à la 74ème, avec une belle percée de Lhande. Cela ne remettait pas en cause la victoire toulousaine, mais le bonus offensif était maintenant hors de portée, malgré un essai à deux minutes de la fin : Heymans passait en revue la quasi-intégralité de la défense adverse et servait admirablement Lacombe, arrivé à hauteur. Voilà qui donnait un peu plus d'ampleur à la victoire des Stadistes, auteurs dans l'ensemble d'une prestation très sérieuse, et qui avaient disposé de leur dauphin sans avair jamais été inquiétés. On ne pouvait pas leur en demander plus.

 
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