C’est évidemment un match important pour le Stade dans son avenir Européen. Victoire obligatoire, si possible avec le bonus ?
C’est exactement le résumé de la situation. Quoi qu’il arrive, nous sommes dans l’obligation de remporter cette rencontre. Mais il nous faut également empocher le point de bonus offensif, ce que n’avons pas réussi à réaliser depuis le début de cette compétition.
C’est une obligation venue après la défaite face aux Harlequins ?
Oui, nous avons la fâcheuse habitude de nous mettre des bâtons dans les roues. Evidemment, le match perdu face aux Harlequins à la maison nous fait beaucoup de mal. Une victoire nous aurait éventuellement permis de nous relâcher un peu peut être pour le dernier match.
Là, au contraire, on n’a plus le choix : la victoire est obligatoire samedi, tout comme un très beau résultat le week-end qui suit à Gloucester. Nous nous sommes mis tout seuls dans cette situation, à nous d’assumer, et de faire le travail en conséquence.
Vous n’avez donc plus le droit à l’erreur. Cela rajoute de la pression ?
Non, pas nécessairement. Il y a de la pression forcément, mais on en a l’habitude pour jouer la Coupe d’Europe tous les ans. On sait ce qu’on doit faire, on va tâcher de l’assumer.
Cela veut dire qu’avec un match comme celui-là, il faut jouer tous les ballons, dès le début ?
Non. On sait très bien que le rugby se joue d'abord du côté des gros. Dominer à l’avant, c’est le plus important. Après, si on arrive à avancer dans ce secteur, ce sera plus facile pour les arrières de concrétiser les actions et les temps forts. Après, s’il faut taper quinze chandelles, on les tapera, et s’il faut relancer, on relancera. Ça dépendra du scénario du match.
La formule du bonus est différente en championnat et en coupe d’Europe. Laquelle préfères-tu ?
C’est une bonne question. Je préfère sans doute la formule européenne. Il y a peut-être plus de spectacle et de suspense pour le public avec le Top 14, mais en H Cup, tu sais qu’après avoir marqué quatre essais, tu peux te permettre de gérer la rencontre et de te relâcher. En championnat, il faut toujours avoir trois essais d’avance, et on est toujours sous pression.
Lors du match contre Lyon, on a vu un Maxime Médard plutôt en forme. Est-ce également ton point de vue ?
Ça faisait deux mois que j’avais mal aux pieds. Je souffrais un peu à l’entraînement, j’avais des difficultés à être fluide sur mes courses, sur mes relances. Pendant les matchs, c’était devenu compliqué. Depuis une semaine, je suis un nouveau traitement, et la douleur a disparu. Disons que ça arrive au bon moment, alors tant mieux. En tout cas, contre Lyon, cela a été bénéfique : je n’avais plus mal, et j’ai eu de bonnes sensations. C’était dans l’ensemble un match plein.
Ailier ou arrière, à quel poste prends-tu le plus de plaisir ?
Il y a des périodes ou je suis meilleur à l’arrière, d’autres ou je suis meilleur à l’aile. Cela a dépend de beaucoup de facteurs. En ce qui me concerne, depuis le centre de formation, j’ai toujours évolué aux deux postes. Après, il est certain que je préfère jouer à l’arrière, mais être polyvalent m’aide beaucoup aujourd’hui, et c’est tant mieux.