• Peugeot
  • Peugeot
  • Peugeot
Samedi 20 septembre

RACING METRO 92 / STADE TOULOUSAIN

à 14h45

Les nouveaux maillots BLK du Stade Toulousain

Noves : « Il y a de l'espoir. »

Lundi 23 avril 2012
Noves : « Il y a de l'espoir. »

Vous n’imaginiez pas la défaite face à Brive. C’était très compliqué mais est-ce que c’est un soulagement de s’imposer ?

Ça va peut-être vous faire sourire mais paradoxalement, au bout de vingt minutes, j’avais l’impression que nous allions marquer quarante points. L’enthousiasme des séquences de jeu que nous avons mis pendant une grande partie de la première mi-temps m’a montré que nous avions des ressources, que nous étions sur la bonne voie. Les deux essais que nous prenons nous font basculer derrière. En seconde mi-temps, il nous faut courir après le score, construire petit à petit. Finalement, l’équipe n’a été payé que par le biais des trois points, plus trois points... C’est à dire, par la botte de Luke McAlister dans des situations ou l’adversaire est en permanence à la faute. Cela nous a permis de scorer, de revenir et de dépasser Brive, en finissant avec neuf points d’avance.

Bien sûr, il y a eu des choses qui n’ont pas bien marché. Nous avons encore vu beaucoup de ballons perdus. On en connaît les causes. On sait que maintenant, nous avons plusieurs semaines pour travailler, pour améliorer ce rendement. Si on garde cet enthousiasme et cette volonté de produire avec du jeu de qualité comme on l’a vu durant la première mi-temps, je ne suis pas du tout inquiet. Je serais même enthousiaste. Les conditions du match ont fait paraître la chose très compliquée, mais il y avait quand même une équipe qui en dominé une autre durant la partie. C’est une raison pour lesquelles on finit avec neuf points devant.

Pouvons-nous voir une certaine convalescence dans votre jeu, comparé à il y a quelques mois ?

Non, ce qui manque, c’est tout simplement sur les bases, sur les choses simples. On se rend compte qu’il y a pénalité pour nous, et si on va en touche, on se demande si on va avoir le ballon. Le match se construit en ayant pénalité, en prenant une touche, en prenant une mêlée, en jouant à la main rapidement. On a vu que nous avons mis l’adversaire en difficulté. Finalement, nous n’avons pas cherché à jouer en touche, mais on a joué les pénalités rapidement. Il y a quelques semaines, nous aurions tapé en touche, on se serait rapproché, on aurait construit un ballon porté... Il y a des secteurs sur lesquels nous allons nous pencher. On ne va pas transformer les gens qui nous reste en quelques jours, mais en quelques semaines, je pense qu’il y a de l’espoir.

Vous êtes officiellement en demi-finale du Top14. C’est la 19e consécutive de l’histoire du club. Que cela t’inspire t’il ?

Je n’ai pas trop envie de me retourner sur le fait que nous soyons 19 fois consécutivement en demi-finale. Ça, c’est le bilan d’un club, c’est le bilan du travail de l’ensemble du club. La formation, la politique de recrutement, la politique de nos dirigeants... ça correspond à ça. C’est un club qui a des bases énormes qui font que nous pouvons bâtir, nous pouvons faire de bons matchs comme de mauvais, mais on est là. Il faudra faire avec nous sur les quatre équipes qui seront qualifiées Je suis très heureux de pouvoir continuer à enchaîner. Maintenant, je sais aussi qu’un jour nous ne serons pas en demi-finale, mais on ne sera pas plus bête pour ça.

La performance n’est pas banalisée ?

Je ne sais pas si vous avez envie de banaliser, mais moi en 1975 j’ai joué la descente avec le stade. J’ai perdu dans la Drôme contre Valence, mais nous avions été récupéré par Oyonnax qui était allé gagner je ne sais plus trop où. Autrement, on serait descendu en seconde division avec le Stade Toulousain.Les gens n’ont souvent pas connu ce genre de descente, et ne retiennent effectivement que 19 demi-finales consécutives et 14 quart-de-finales en coupe d’Europe.

 

Maintenant, il faut se battre. Dans la vie c’est comme ça. Les gens qui ne se battent pas et attendent qu’on leur remplisse l’écuelle, vous savez très bien ce que j’en pense. Il faut se lever de bonne heure le matin, et aller bosser.

Comment les deux semaines sans matchs vont-elles être gérées ?

Nous allons jouer à la coinche, et on a prévu du rami aussi en passant par le tarot. Plus sérieusement, nous n’allons évidemment pas jouer, ou alors jouer à travailler. Nous allons essayer d’avoir une semaine importante où tous les jours seront des jours de travail du lundi au samedi. Nous ne jouons pas le week-end, on va alors allonger les semaines et revenir le plus souvent possible sur un certain nombre de travaux qui sont importants.

Encore ce week-end, nous avons vu que c’est une somme de détails qui fait que l’équipe, à un moment donné, n’arrive pas à basculer l’adversaire. À la mi-temps, j’ai d’ailleurs dit à mes joueurs de ne pas s’affoler. Il faut continuer à avoir cet enthousiasme et nous allons y arriver. Il n’y avait aucun affolement à avoir, même si intérieurement, nous étions quand même menés. Je sentais que l’équipe aller passer. Maintenant, c’est dommage que nous n’ayons pas marqué davantage d’essai, mais quand le score n’est pas en notre faveur, il faut le reconstruire. C’est ce que nous avons fait.

 
La boutique en ligne
Le Cop'
Vivez Stade ! 0 892 69 31 15