| 1 | Clermont Auvergne | 91 |
| 2 | Toulon | 90 |
| 3 | Stade Toulousain | 79 |
| 4 | Castres | 74 |
| 5 | Racing Métro 92 | 73 |
| 6 | Montpellier | 73 |
| 7 | USAP | 61 |
| 8 | Biarritz | 57 |
| 9 | Bayonne | 57 |
| 10 | Grenoble | 54 |
| 11 | Stade Français | 54 |
| 12 | Bordeaux Bègles | 47 |
| 13 | Agen | 31 |
| 14 | Mont de Marsan | 16 |
Mardi 3 juin 2008
Les Toulousains, sans doute contre toute attente dans les travées d'Aimé Giral, produisaient un début de match intéressant et occupaient les trente mètres adverses. Ils perdaient hélas coup sur coup deux ballons, sur une touche puis sur une mêlée en leur faveur. Dans ce dernier secteur, le pack toulousain se explosait littéralement lors d'une deuxième tentative, ce qui laissait augurer d'une suite compliquée.
Dominateurs sur les phases statiques, les locaux éprouvaient en revanche des difficultés dans le jeu de passes : souvent, après avoir trouvé quelques ouvertures, des en-avants mettaient un terme aux diverses offensives catalanes.
Désormais très nettement dominés, les Stadistes défendaient avec beaucoup de courage, et s'ils n'avaient plus de ballons d'attaque à négocier, ils formaient une défense difficile à contourner. On jouait depuis plus de dix minutes, et le score était toujours nul et vierge. C'était déjà, en soi, une petite victoire.
Les occasions se multipliaient, mais pas plus Burger que Candelon, en deux opportunités, n'allaient à dame, car projetés en touche à un mètre tout au plus de l'en-but. On se demandait pourtant combien de temps les Rouge et Noir allaient pouvoir tenir à ce rythme. Mais si Perpignan ne tentait pas les pénalités qui lui étaient offertes, Toulouse n'en faisait pas de même à la 20ème minute : Courrent s'y essayait depuis la ligne médiane, mais voyait son coup de pied passer nettement à côté. Dommage, le Stade perdait une occasion, peut-être unique, de mener au score.
Se voyant opposer une résistance à laquelle ils ne s'attendaient pas, les Sang et Or décidaient à leur tout de tenter les pénalités sifflées en leur faveur, mais, malgré une position favorable, ils ne connaissaient pas plus de réussite. Peu à peu, on sentait le public montrer quelques signes d'impatience devant le manque de réalisme de ses protégés et devant un score toujours figé à 0-0, alors l'on jouait depuis 24 minutes.
Le temps passait, et les joueurs de Lacroix et Marfaing, présents au bord de la touche, souffraient énormément sur les mauls, mais se montraient toujours aussi courageux. La défense allait finalement céder à la 28ème, précisément sur un groupé-pénétrant dont s'extirpait Vaki pour marquer de près.
Mais alors que l'on pouvait penser que ce premier essai allait immédiatement en appeler d'autres, les jeunes Toulousains prouvaient une nouvelle fois qu'is avaient du caractère. Ils passaient la ligne médiane, et après un point de fixation, Courrent réussissait un drop qui débloquait le compteur des siens. Les minutes défilaient, et après deux chaudes alertes successives, constituées à chaque fois par des percées impressionnantes de Candelon, la pause était atteinte sur le score de 5 à 3. Pour être franc, on n'en attendait pas tant.
L'USAP, après avoir douté, frappait fort à la reprise : Laharrague prenait le trou à hauteur des dix mètres et allait à l'essai. Porical transformait, et les locaux menaient dorénavant 12 à 3. Les Toulousains payaient la débauche d'énergie consentie au cours du premier acte, car Perpignan, il est vrai revigoré, marquait une nouvelle fois, par Porical. Dommage, car il s'agissait au départ d'un ballon toulousain, qui avait été perdu.
Le pire était envisagé, mais une nouvelle fois, le Stade trouvait les ressources pour réagir. Après une faute au sol adverse, Bézy, de 35 mètres, réduisait le score. Le match s'affolait et l'USAP se mettait définitivement à l'abri grâce à un essai du surpuissant Tuilagi, servi au ras par Durand.
Les choses devenaient difficiles, et se corsaient un peu plus quand Damiani écopait d'un carton jaune pour un en-avant volontaire. Compte-tenu de la physionomie de la rencontre et étant donné que le geste n'avait rien d'évident, M. Garcès aurait en toute objectivité pu s'abstenir. La conséquence, du reste, ne tardait pas, et les hommes de Goutta aplatissaient une nouvelle fois, après un maul dévastateur.
Par la suite, la partie sombrait dans un faux rythme, ce qui faisait quelque part les affaires des Toulousains. Ces derniers, du reste, ne se privaient pas de tenter les semblants d'occasions qui se présentaient. L'USAP allait pourtant marquer une nouvelle fois, par le très remuant Burger, qui se débarrassait de Mazières, en position du dernier défenseur, puis filait sous les barres.
L'issue de la rencontre, bien entendu, ne faisait plus guère de doutes, mais le Stade continuait à se faire plaisir, à l'image d'un petit coup de pied par dessus la défense signé Mermoz, qui faillit bien profiter à ce dernier. Dans la foulée, après une belle séquence initiée par une course de Mazières, Perpignan se mettait à la faute, mais Bézy n'en profitait pas en manquant son coup de pied. Enfin, il s'en fallait d'un rien, à la 74ème, pour qu'une formidable séquence débutée par un intelligent ballon à suivre de Bézy n'aille au bout. Dans les dernières minutes, Pérez puis Chouly aggravaient la marque, sans que les jeunes Stadistes aient, on l'aura compris, démérité.
Le score n'allait plus évoluer, et Toulouse s'inclinait. Les jeunes Rouge et Noir pouvaient, malgré la défaite, être fiers de leur prestation. Ceux qui avaient pronostiqué une déroute historique pour le club étaient loin du compte.