Vendredi, c’est un match important, voire même, de niveau de phase finale ?
Il faut le prendre comme un match de phase finale, et en tout cas nous mettre dans ces conditions-là si on veut aller chercher ce supplément d’âme qui nous permettra de l’emporter là-bas.
De toute façon, on n’a plus trop le choix. On aurait pu être dans une situation différente si nous on avait fait ce qu’il fallait avant. Nous nous sommes mis dans cette situation, mais malgré tout, on garde notre destin en mains. C’est l’aspect positif, et on sait ce qu’il nous reste à faire.
Qu’est-ce qu’un match de phase finale nécessite de plus que d’ordinaire ?
L’envie est toujours présente, lors de chaque match. Maintenant, il s’agit d’aller chercher quelque chose de plus, se mettre dans des conditions telles qu’elles vont nous permettre de faire un match à l’extérieur quasi parfait.
Nous avons pu le faire à plusieurs reprises cette saison, et on sait ce qu’il faut qu’on fasse pour. Mais malheureusement, on sait aussi ce qu’il va falloir éviter pour montrer un visage moins glorieux, comme cela nous est également arrivé. Car cela ne nous permettrait pas de gagner à Gloucester vendredi.
On aime ce genre de matchs ?
Bien sûr qu’on les aime. C’est un match de phase finale, même s’il n’est pas présenté tel quel. On joue au rugby pour vivre ce genre d’instants. Aujourd’hui, nous sommes impatients d’être à vendredi, de relever ce challenge. On a tous hâte d’y être.
Le fait que cette équipe soit déjà éliminée de la compétition vous favorise t-il ?
Non je ne pense pas. Je crois qu’il faut faire très attention à ne pas se laisser parasiter par cette donnée. C’est vrai, Gloucester n’a plus rien à jouer en H Cup, mais on connaît l’engagement et l’implication que les Anglo-saxons peuvent mettre dans cette compétition.
Je crois qu’ils peuvent encore aller chercher une place en Challenge Européen. Ils peuvent donc se fixer des objectifs s’ils en ont envie. De notre côté, nous en avons d’autres, et je crois qu’il ne faut pas se dire que nous sommes les seuls à en avoir sur ce match-là. Ce serait la plus grosse erreur que l’on pourrait commettre.
Il faut se préparer pour un match de phase finale, et un match de phase finale est préparé par les deux équipes dans des conditions optimales. Il faut s’attendre à ça de la part de Gloucester. Pour avoir visionné leurs derniers matchs, nous avons vu la prestation qu’ils ont été capables de faire chez les Harlequins, leur dernier match de Premiership où ils ont reçu les Wasps... Je crois qu’ils leur en ont mis 40 points. Rien qu’en regardant ces deux rencontres, ça suffira amplement à bien se préparer et à savoir ce qui nous attend là-bas.
Quelles sont les particularités de cette équipe ?
Ils ont des individualités, comme beaucoup d’équipes anglaises. Après, ils sont très forts dans la conquête, dans le jeu au sol. Ils ont beaucoup de gros plaqueurs et de bons récupérateurs, des trois-quarts qui vont vite mais qui sont aussi solides, capables d’impacter la ligne. Il faut s’attendre à un gros combat, et se préparer pour rivaliser dans tous ces secteurs.
Jouer un club anglais sur son terrain, ça rajoute un peu de piment ?
Ça ne change pas grand-chose. Bon, c’est certain qu’il est toujours excitant de se déplacer dans un contexte hostile, où pas rien n’est en notre faveur. A part ça, que ce soit une équipe anglaise, irlandaise ou écossaise, c’est à peu près pareil.
Contrairement au week-end précédent face au Connacht, seule la victoire sera obligatoire ?
Oui, la pression est différente, dans le sens où la victoire est primordiale, mais l’obligation d’essais n’est pas présente. Nous avons montré ces dernières semaines que nous étions capables de gagner ce genre de rencontres.
Maintenant, on va jouer un match de rugby, et on va essayer de mettre les ingrédients de base : Etre combatif, être fort sur nos conquêtes. On sait également qu’il nous faudra scorer dès qu’on en aura l’occasion. On sait que c’est typiquement le genre de matchs qui se joue à pas grand-chose. La rigueur, la discipline et la défense seront de toute façon primordiales vendredi soir.
On te sent en forme en ce moment. Partages-tu ce ressenti ?
Oui, je me sens bien. Depuis que je suis rentré de la Coupe du Monde, je suis bien physiquement. J’ai la confiance de mes coéquipiers et du staff, ce qui me me permet de pas mal jouer, d’enchaîner les matchs.
Je me sens de mieux en mieux et cette possibilité de multiplier les parties m’est bénéfique, ça m’a permis de reprendre le rythme. Je pense malgré tout qu’il y a encore du travail, encore une marge de progression. Mais en ce moment, je prends beaucoup de plaisir sur le terrain, et j’ai envie que ça continue.
Dimanche soir, c’est le décollage pour le premier stage sous l’air Saint-André ?
Honnêtement, sans aucune mauvaise foi, je n’y ai pas pensé. Nous n’en avons même pas parlé entre nous. Nous n’avons qu’une chose en tête, c’est le match de Gloucester. Cette semaine, les joeurs n’ont qu’un seul objectif, c’est la victoire vendredi soir. Le stage, on aura largement le temps d’y penser.