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Servat : « D'abord la victoire »

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13/01/2012

 

William, la victoire est évidemment impérative face au Connacht, mais il faut également viser les cinq points ?

Oui, mais concentrons-nous essentiellement sur la victoire. Je n’aime pas trop dire que l’on pense aux cinq points. Ce n’est pas faire preuve d’un grand respect envers l’adversaire. Le bonus, nous en avons malgré tout besoin pour rester dans la course. Nous en avons tous conscience. Mais la priorité reste de gagner le match. Si ça se passe bien, on avisera, mais le Connacht n’est pas une équipe évidente. Ils sont difficiles à jouer, difficiles à pratiquer. Ils ont mis à mal tous leurs adversaires, plus particulièrement en H Cup. Ce sera loin d’être facile.

C’est une équipe qui n’a pas gagné le moindre match européen, mais personne n’a pris de bonus contre elle. C’est sans doute révélateur ?

Bien évidemment. J’ai la chance de côtoyer régulièrement un ancien joueur irlandais en la personne de Trevor Brennan,, et on sait bien que ce sont des joueurs de caractère. Ils ont l’envie, ils mouillent le maillot et ne lâchent rien.

Le fait de ne plus avoir de « joker » rajoute-t-il de la pression ?

Je ne sais pas si cela met réellement le couteau sous la gorge. De toute manière, quand on joue un match de Coupe d’Europe, on a toujours quelque part la pression, car on sait que le droit à l’erreur n’existe pas, ou presque.

Effectivement, nous savons que nous n’avons plus de joker. Mais rappelez-vous que contre les Harlequins, à domicile, la victoire était également impérative. Il faudra faire en sorte de ne pas renouveler ce faux pas.

Comment fait-on pour entamer un match avec la quasi-obligation de marquer les 5 points ?

Encore une fois, on ne débutera pas la rencontre en pensant aux cinq points. On appréhende juste le fait de gagner le match. Or, pour remporter une rencontre, il faut la prendre par le bon bout. C’est ce qui permet éventuellement de marquer des essais, mais on n’en est pas encore là.

Ton poste connait malheureusement une hécatombe. Y a-t-il une volonté du staff de te préserver ?

Non, les entraînements continuent normalement. La semaine dernière, j’ai eu une semaine de vacances qui était prévue. J’étais très heureux de la prendre, ça m’a fait beaucoup de bien. Je crois que ma dernière semaine de congés remontait à un an et demi. Moralement, en tout cas, cela a été très bénéfique.

Aujourd’hui, je me sens bien car j’ai eu un peu de repos. C’est vrai que nous n’avons pas trop de chance au poste de talonneur depuis le début de la saison. Il y a un jeune qui vient d’arriver, qui est très prometteur et qui démontre beaucoup de qualités. Nous ne sommes donc pas encore totalement dépourvus.

Quels conseils donnes-tu au jeune Tolofua ?

Je lui explique un petit peu comment je fais, mes manières d’appréhender les choses. C’est un garçon qui écoute beaucoup et qui est très intelligent. Il essaye de répéter et de travailler dans le même sens, pour aborder la mêlée de la même manière.

Il en a été de même avec Yohan Montès ?

C’est différent. C’est déjà un joueur de première ligne d’expérience, qui a réussi ces derniers temps à évoluer des deux côtés de la mêlée. Nous l’avons fait jouer au talon, où il faut prendre également en compte la difficulté du lancer,  mais c’est quelqu’un de doué, sinon il n’aurait pas pu le faire. Pour lui, ce n’était vraiment qu’une période de transition.

Ton nom a beaucoup circulé ces derniers temps concernant un départ à Toulon ?

J’ai eu un contact avec eux, mais vous savez, je crois que les médias extrapolent beaucoup.  Je ne sais pas pourquoi d’un seul coup, ils se sont mis à ne parler que de ça. J’ai  été surpris. Ma seule priorité, pour le moment, est de réaliser un bon match ce week-end.

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