| 1 | Stade Français | 13 |
| 2 | Bayonne | 13 |
| 3 | Montpellier | 13 |
| 4 | Racing Métro 92 | 12 |
| 5 | Stade Toulousain | 11 |
| 6 | Clermont Auvergne | 10 |
| 7 | Castres | 10 |
| 8 | Toulon | 10 |
| 9 | La Rochelle | 9 |
| 10 | USAP | 8 |
| 11 | Biarritz | 6 |
| 12 | Brive | 6 |
| 13 | Agen | 5 |
| 14 | Bourgoin-Jallieu | 4 |
21/05/2008
Quand le Stade Toulousain s'apprête à recevoir le Munster, le 3 novembre 1996, il a son destin en mains. Une victoire lors de cette dernière journée de la première phase l'enverrait en effet à coup sûr en quart de finale de la compétition. Pourtant, le club est quasiment KO debout avant de recevoir la province irlandaise. Une semaine plus tôt, à Loftus Road, il a encaissé ce qui reste encore aujourd'hui le plus lourd revers de son histoire à l'échelle continentale : une déroute face aux London Wasps, en Angleterre, 17 à 77.
Mais contre les Irlandais, les Rouge et Noir prouveront leur capacité de réaction. S'ils ne se montreront pas géniaux, ils joueront sobrement leur partition, avec notamment un Deylaud menant le bal avec une facilité insolente. En dix minutes, le Stade était presque à l'abri : Deylaud avait ouvert le score sur pénalité, Califano s'était extrait d'un maul pour filer sans opposition à l'essai, et Marfaing avait récupéré un somptueux coup de pied de déplacement du même Deylaud. A 17-3, la suite, malgré l'ampleur du score finale, n'allait pas être aussi limpide. Marfaing, transfuge de Narbonne à l'intersaison, marquera tout de même son premier triplé sous ses nouvelles couleurs.
"Evitez de parler de résurrection ou d'un truc de ce genre. Malgré la victoire, nous ne savons pas trop où nous en sommes", résumait ainsi Franck Belot après le match. "La leçon des Wasps a été retenue et les paroles de Novès, durant la semaine, ont touché les joueurs", analysait de son côté Thomas Castaignède pendant que son compère Califano soulignait que "les joueurs ne pouvaient que relever la tête avec comme objectif de marquer le maximum de points pour préparer le quart de finale".
Ce sera Dax, qui a terminé premier de son groupe devant Bath et Pontypridd, qui accueillera le Stade deux semaines plus tard. La phase de poule s'achève bien pour les Toulousains, au terme d'un parcours un peu fou. La compétition a en effet vu le Munster battre les Wasps 49-22, puis les Wasps étriller le Stade 77 à 17, avant de voir le Stade écraser le Munster 60-19. Vous avez dit logique ?
La feuille de match :
A Toulouse (Ernest Wallon) - Stade Toulousain bat Munster 60 à 19 (mi-temps : 17-9)
Temps froid ; belle pelouse ; 12.000 spectateurs ; arbitrage de M. Spreadbury (Ang)
Pour le Stade Toulousain : 9 essais de Califano (9, 63), Marfaing (11, 43, 71), Berty (53), Ntamack (68,77) et Ougier (70) ; 6 transformations et 1 pénalité (2) de Deylaud.
Pour le Munster : 1 essai de Corkery (79) ; 1 transformation et 4 pénalités (11, 29, 37, 50) de Keane.
Stade Toulousain : Ougier ; Ntamack (cap), Marfaing, Castaignède (puis O. Carbonneau, 64), Berty ; (o) Deylaud, (m) Cazalbou ; Sonnes, Dispagne (puis Marin, 71), Lacroix ; Belot (puis Manent, 49), Miorin ; Jordana (puis Bégarie, 71), Lasserre, Califano.
Munster : Murray ; Wallace, Walsh, McCahill, Crotty ; (o) Keane, (m) McIvor ; Corkery, Cronin (puis Dineen, 71), Foley ; Fulcher, Galwey (cap) ; Healy (puis McCarty, 8, puis I. Murray, 71), Kingston, Fitzgerald.