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Samedi 29 novembre

STADE TOULOUSAIN / GRENOBLE

Ernest Wallon à 20h45

ST vs Grenoble : 29 novembre 2014

Un succès servi chaud

Samedi 30 août 2008
Un succès servi chaud
A Toulouse (Ernest Wallon) - Stade Toulousain bat Dax 32 à 25 (mi-temps : 13-10)
Temps chaud ; belle pelouse ; 14.000 spectateurs environ ; arbitrage de M. Bonhoure (Landes)
Pour le Stade Toulousain : 2 essais de Gimenez (31) et pénalisation (78); 6 pénalités de Swanepoel (29), Bélie (38, 49) et Elissalde (55, 60, 70) ; 2 transformations de Bélie (31) et Elissalde (78).
Pour Dax : 3 essais de Borges (32), Bornman (50), Vergallo (80); 2 pénalité de Bortolussi (19, 72) ; 2 transformations de Bortolussi (32, 50).
Stade Toulousain : Médard - Swanepoel, Gimenez (puis Ahotaeiloa, 49), Fritz, Heymans - Belie (puis Elissalde, 49), Kelleher (puis Du Toit, 69)- Lamboley, Maka (puis Sowerby, 55), Nyanga - Albacete, Millo-Chluski (puis Bouilhou, 49) - Perugini, Servat (cap, puis Basualdo, 70), Poux (puis Human, 49).
Dax : Bortolussi - Hiriart, Martin-Aramburu, Bell, Borges - (o) Vignau-Tuquet, (m) Vergallo - Deniau, Bornman, Mat.Lièvremont (cap) - Bert, Mazel- Boyoud, Bonet, Brugnaut

Le Stade Toulousain a mis à profit la venue de Dax pour engranger son premier succès de la saison. Alors que l'on sait les Rouge et Noir encore loin de leur forme physique optimale, pour cause de reprise tardive, la température caniculaire qui sévissait à Ernest Wallon au moment du coup d'envoi avait de quoi en inquiéter plus d'un. Mais les joueurs ont su serrer les dents lors de ce deuxième match en l'espace de quelques jours pour remporter une victoire déjà importante pour la suite de la saison.
La composition d'équipe réservait quelques petites surprises : Yannick Jauzion forfait de dernière minute, c'est Charles Gimenez, stagiaire au centre de formation du club, qui débutait au côté de Florian Fritz. A la charnière, Byron Kelleher, un temps incertain en raison d'une douleur au genou, tenait finalement sa place, et était associé à Bélie, alors qu'Elissalde s'asseyait sur le banc. En troisième ligne, Finau Maka, hors du groupe à Montpellier, récupérait le couloir. Plus bas sur le terrain, Albacete et Millo formaient la seconde, et Fabien Pelous était lui laissé au repos. 

 

Toulouse domine, mais ne marque pas

 
Le Stade, bien emmené par un Finau Maka omniprésent, délivrait une entame de match très propre. Sur un maul structuré après une touche, Servat parvenait à s'échapper avant de transmettre à Kelleher, qui était finalement repris à hauteur des 22. La suite confirmait cette première bonne impression : une action débutée par un sauvetage en touche miraculeux et audacieux de Swanepoel se poursuivait avec une belle percée de Fritz pour s'achever par un subtil coup de pied à suivre de Bélie dans le dos de la défense adverse, malheureusement trop long de quelques centimètres. Dans la foulée ou presque, après une touche rapidement jouée, Nyanga héritait du ballon en position de trois quart mais était plaqué à deux mètres de l'en-but.

Les Toulousains manifestaient de l'envie, s'évertuaient à jouer proprement, mais leurs efforts restaient pour le moment stériles. Cela était confirmé à la 12ème par une belle combinaison entre Heymans et Médard, quand le premier adressait une merveilleuse passe volleyée au premier. Mais là, non plus, la séquence n'allait pas au bout, à cause il est vrai de l'opiniâtreté de la défense landaise.
A force de ne pas scorer, le Stade laissait peu à peu les Dacquois entrer dans la partie, et dès leur première incursion ou presque dans le camp stadiste, ils obtenaient une pénalité, réussie par Bortolussi.
Toulouse repartait à l'abordage de plus belle, mais ne se montrait pas plus efficace, à l'image de cette perte de balle de Swanepoel sur un plaquage dacquois, alors que l'occasion d'aller au bout était réelle. Les coéquipiers de Pato Albacete, encore une fois, ne pêchaient pas dans la volonté, mais le manque d'automatismes sur certaines actions était criant, et les attaques souffraient d'un déficit de spontanéité pour surprendre une défense bien en place.
Le Stade allait pourtant égaliser, après une très belle action individuelle de Bélie, certes repris sur la ligne des 22 , mais au terme de laquelle l'USD se mettait à la faute sur le regroupement consécutif (3-3, 29ème).

Toulouse semblait lancé : moins de soixante secondes plus tard, Swanepoel s'échappait, donnait à Bélie qui transmettait à Fritz. Ce dernier sprintait comme un beau diable pour finalement être plaqué à un mètre de la ligne. Il parvenait néanmoins à donner à Gimenez, arrivé promptement au soutien, et Toulouse marquait son premier essai. L'embellie ne durait cependant pas : sur une nouvelle offensive qui aurait pu se révéler payante, le ballon était récupéré après une perte de Perugini, et la contre-attaque, fulgurante, mettait Borges sur orbite. Dax égalisait et manquait de reprendre les devants une minute plus tard, quand Bortolussi manquait son premier coup de pied de l'après-midi.
Matthieu Bélie, lui, se montrait plus inspiré et ne tremblait pas à la 38ème minute pour passer une pénalité qui permettait aux pensionnaires d'Ernest Wallon de virer en tête à la pause. Il fallait souligner que le public avait eu une belle frayeur juste avant que M. Bonhoure ne renvoie les deux équipes aux vestiaires, quand Koffi s'emparait du ballon face à des joueurs assez attentistes après qu'un drop eut touché le poteau. Fort heureusement, l'action n'allait pas plus loin, grâce à un beau déploiement d'énergie des défenseurs.

 

Et Dax passe devant...

 

Sans doute conscient que le danger était présent, le Stade attaquait la reprise de plus belle et se procurait d'entrée une occasion, malheureusement stoppée par un coup de sifflet arbitral pour une faute de Médard dans un ruck. Peu de temps plus tard, c'était Finau Maka, en bout de ligne, qui ne parvenait pas franchir l'obstacle constitué par une défense qui glissait bien face aux balayages successifs qu'imposait l'attaque rouge et noire. Bref, les hommes de Novès dominaient mais ne marquaient pas, ce qui ne manquait pas de rappeler la physionomie du début de première période.
L'entrain manifesté par les locaux allait cependant finir par payer (un peu) : après une belle charge de Servat, Kelleher était plaqué haut par un adversaire. Cela donnait lieu à une petite bagarre, mais surtout à une pénalité, réussie par Bélie. La marque passait à 16-10, au moment où le staff injectait du sang neuf dans son équipe avec les entrées de Bouilhou, Elissalde, Ahotaeiloa et Human.

Il était dit, pourtant, que rien ne serait simple pour les champions de France. Sur l'engagement ou presque, Dax développait une attaque d'école, terminée par un fort bel essai de Bornman. Avec la transformation passée par Bortolussi, les visiteurs reprenaient les devants (17-16).
A la 54ème minute, Elissalde passait ses premiers points de l'après-midi, alors qu'il devenait évident que plus aucune occasion ne devait être galvaudée. Bortolussi illustrait fort mal ce propos, quand il manquait à la 57ème minute un coup de pied 25 mètres face aux barres. JBE, lui, faisait montre de plus d'efficacité (22-17, 60ème), au moment où l'on pensait avant tout à préserver l'essentiel, en l'occurrence la victoire.

La suite était dominée territorialement par les Stadistes, auxquels il manquait toujours un soupçon d'adresse (ou de chance) pour aller au bout. Mais la fatigue aidant, les espaces se créaient peu à peu dans la défense landaise, et Ahotaeiloa, après une belle séquence où Servat avait une nouvelle fois joué à merveille le rôle de passe-muraille, voyait son essai refusé par l'arbitrage vidéo.
Elissalde, à la 70ème minute, ajoutait trois points qui mettaient les siens à l'abri d'un essai transformé. Dax, combattant jusqu'au bout, passait immédiatement après une pénalité, et revenait dans la course. A la 78ème, M. Bonhoure sanctionnait d'un essai de pénalisation la mêlée dacquoise, acculée dans ses cinq mètres et qui multipliait les fautes.
La messe était dite quant à la victoire finale, mais Dax, décidément admirable de courage, aplatissait lui aussi dans la foulée, par Vergallo. L'affaire, c'est peu de le dire, avait été corsée, mais l'essentiel était préservé. Il faudra néanmoins hausser considérablement le niveau de jeu en prévision de la venue de Biarritz, dimanche au Stadium. Quant à Dax, on ne pouvait certainement trouver personne dans les travées du Wallon pour penser qu'il avait volé son point de bonus défensif.

 
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