• ERCC
  • Peugeot
  • Orange
  • LNR
Samedi 01 novembre

LOU / STADE TOULOUSAIN

à 14h45

Yannick Nyanga : « Le couteau entre les dents »

Mercredi 24 octobre 2012
Yannick Nyanga : « Le couteau entre les dents »

A la suite de la blessure de Thierry Dusautoir, tu as finalement été appelé en équipe de France. Quel est ton sentiment ?

Je suis content mais c’est difficile d’exprimer cela. Tout d’abord parce qu’il y avait longtemps que je n’avais pas été appelé. Mais aussi parce que ce n’est qu’un stage de préparation et qu’il aura lieu dans trois semaines. La blessure de Thierry Dusautoir me confirme qu’il faut rester prudent puisque beaucoup de choses peuvent se produire durant ce laps de temps.

Il faut prendre les choses les unes après les autres, je pense d’abord au match à Paris puis contre le Racing. Après cela, je savourerai et j’irai le couteau entre les dents.

 

Le Stade entre dans une période difficile, certains organismes sont fatigués et il va y avoir des doublons…

Il y a énormément de blessés, on travaille avec un groupe qui ne sera peut être pas celui de samedi. A Paris, le banc va être amoindri et on connaît son importance, il l’a montré lors des dernières rencontres.

La période internationale sera délicate avec la réception de Montpellier qui voudra prendre des points à l’extérieur. Mais, d’un autre côté, eux aussi auront des joueurs manquants. Le calendrier est comme ça, il faut faire avec.

 

Est-ce que la peur de la blessure est présente dans les esprits avant de rentrer sur le terrain ?

Non, je pense qu’il y a une part de destin, que si on doit se blesser cela arrive. Mais on sait surtout que tout ce qu’on fait avant est décisif : notre hygiène de vie, notre sommeil. Quand on arrive bien dans sa tête et bien dans son corps, il est rare de se blesser.

 

Un mot sur Paris qui est onzième au classement général…

Dans ce genre de rendez-vous, au Stade de France, Les Parisiens sont bons. Ils ratent les moins grands rendez-vous, des matchs à leur portée. Mais cette année face à Clermont, ils ont été très bons. On sait très bien qu’ils nous attendent de pied ferme ce week-end, ce ne sera pas du tout un choc au rabais.

 

Qu’attendez-vous de ce déplacement ?

L’ambition c’est de faire un bon match et d’être constant. Nous réalisons un début de saison très sinusoïdal,  alternant le bon et le moins bon. Le match face à Trévise est à l’image de cela : le démarrage n’a pas été clair, puis, pendant vingt minutes nous démontrons que nous sommes bien meilleurs que cela. Et enfin, il nous reste un quart d’heure pour mettre le bonus et nous n’y arrivons pas alors que nous venons de marquer trois essais en dix minutes.

A l’entraînement nous essayons de travailler cela, d’être plus rigoureux. Il faudrait être plus exigeants individuellement au service du collectif. A Paris, au-delà des points, nous essayerons d’être cohérents là-dessus.

Dans chaque match il y a quelque chose à aller chercher, la victoire ou la défaite ne sont que des conséquences. Un match ne se gagne pas sur la feuille, il y a aussi un contexte. La la clé c’est d’être précis dans ce que l’on fait. Je ne pense pas que nous manquions de cœur, d’envie ou de solidarité.

 

Tu n’es donc pas vraiment satisfait du début de saison de ton équipe…

Notre début de saison n’est pas digne du Stade Toulousain, surtout quand on voit ce qui se passe ailleurs. Clermont a mis 40 points à Exeter, Toulon est allé gagner à Cardiff et nous nous avons des bons matchs comme contre Bayonne ou Toulon et des moins bons comme contre Bordeaux ou Trévise. Ce n’est pas probant.

 

Vous êtes quand même la meilleure attaque du championnat…

Oui, cela veut dire qu’il y a de bonnes choses. Il ne faut pas verser dans les excès dans les victoires comme dans la défaite.

 

Toulon, au contraire est très constant…

C'est vrai et cela leur permet d'emmagasiner de la confiance. Quand ils arriveront sur des gros matchs, ils auront des convictions. C’est ce qu’il faut, être convaincu que le rugby que l’on pratique est le bon.  Il faut aussi avoir la capacité d’adaptation même s’il y a des blessés.

 

Les avants ont marqué plus d’essais que les trois quarts cette saison, quelles conclusions peut-on en tirer ?

Le rugby d’aujourd’hui fait tout le monde doit être capable de jouer un minimum à tous les postes. Mais le fait que les avants marquent plus est une constante générale au rugby, qui n’est pas propre au Stade Toulousain.

 

L’arbitrage a été très controversé à Trévise, qu’en penses-tu ?

Pour moi, c’est trop facile de se cacher derrière l’arbitre. Il faut être parfait sur ce que l’on maîtrise avant de se plaindre de ce qu’on ne maitrise pas.

 


 

 
La boutique en ligne
Le Cop'
Vivez Stade ! 0 892 69 31 15