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Samedi 01 novembre

LOU / STADE TOULOUSAIN

à 14h45

Yannick Nyanga : « Se retrousser les manches »

Mercredi 11 avril 2012
Yannick Nyanga : « Se retrousser les manches »
Le mal de tête suite à l’élimination en quart de finale est-il désormais derrière vous ?

Ce sera le cas quand on sera passé à autre chose. Pour l’instant, nous avons encore pas mal de mauvais souvenirs dans les têtes. Mais c’est comme ça, c’est la vie. Les saisons se suivent et ne se ressemblent pas forcément.

Aujourd’hui, nous avons tous très envie d’être à nouveau sur un terrain, pour montrer un autre visage, que cela se termine ou pas par une victoire. Car honnêtement, ce n’est pas bon pour le Stade Toulousain de montrer le visage que nous avons affiché contre Edimbourg.

Grégory Lamboley a dit qu’il était difficile à accepter d’avoir autant travaillé pour fournir à l'arrivée une prestation pareille ?

Oui, c’est exactement ça. Ce début de saison s’est pourtant très bien passé. Pendant l’absence des internationaux, nous avons fait du bon boulot, même si notre calendrier était plutôt favorable. Notre entame en Coupe d’Europe s’est également bien déroulée, avec une victoire difficile contre une très belle équipe de Gloucester, avant d‘aller gagner sur le terrain des Harlequins.

Puis, le premier accroc a commencé quand nous avons perdu contre eux à la maison. Malgré tout, après chaque contre-performance, nous arrivions à réagir… Mais là, en quart de finale, nous avons fauté. Nous avons vraiment tous envie de nous rattraper, d’autant plus que cette fois, il n’y a pas de rattrapage. Nous sommes tous très déçus par rapport à ça, mais maintenant, la vie continue… Et le championnat aussi.

Un championnat qui reprend dès vendredi ?

Nous avons un gros déplacement à Perpignan qui se profile, et on va essayer de montrer un autre visage. On ne va pas parler de victoire ou de défaite, car en 25 ans de déplacement là-bas, on n’a gagné qu’une fois, l’année dernière. Et encore, cela s’était joué à un point, alors que Porical avait raté deux ou trois pénalités sur la fin. Ça aurait très bien pu tourner en notre défaveur.

Mais on avait eu la solidarité et la chance nécessaires pour s’imposer là-bas. Ce n’est pas en termes de résultat qu’il faut voir la chose, mais en termes de contenu. Et il va vraiment falloir se retrousser les manches.

Ce match tombe plutôt bien, pour se faire plaisir, pour jouer entre potes ?

Oui, je pense qu’on peut le voir comme ça. Même si nous sommes professionnels et même si c’est notre métier, c’est avant tout une aventure humaine. Là, quelque part, nous nous sommes trahis, nous n’avons pas donné l’un à l’autre ce qu’on devait se donner. Ça s’est traduit par une défaite, qui ne souffre d’aucune contestation.

Je ne crois pas que l’équipe d’Edimbourg soit vraiment meilleure que nous, mais sur le match, elle en voulait beaucoup plus. En sport, c’est ce qui prime, et j’espère que ça nous servira de leçon, pour que, au moins cette année, ça ne se renouvelle pas.

Il faut revenir à des choses plus simples pour se rassurer ?


Je ne sais pas à quoi il faut revenir, et nous ne sommes pas forcément en mesure d’expliquer le pourquoi du comment. Il faut juste se retrousser les manches, et aller de l’avant.

Comment se soigne-t-on après une telle claque ?

C’est le travail, toujours le travail, car on existe que grâce à cela. Bien sûr, d’autres facteurs entrent en ligne de compte, mais c’est le point de départ. Que ce soit dans la victoire ou la défaite, il faut bosser.

Il faut toujours avoir de la mesure dans la victoire, parce que chaque match à son histoire. Mais il faut aussi avoir de la mesure dans la défaite, comme c’est le cas aujourd’hui, et savoir que tout n’est pas à remettre en question. Mais il  y a un constat d'échec sur lequel il faut savoir rebondir.

Comment s’est passé l’entraînement cette semaine ?


Cela a été studieux, forcément, parce que nous sommes déçus après cette claque. Comme nous sommes un peu comme des enfants par moments, quand on prend des claques, on ne refait pas la même bêtise. On verra si ça fera un bon match.

L’approche du prochain match se passe bien, comme pour un match de championnat, avec en plus des joueurs qui ont été vexés par une contre-performance.

Pouvons-nous parler d’un match charnière pour relancer la machine ?


Non, c’est simplement un match de rugby. Il ne faut pas voir en ce match plus de choses qu’il n’y a. Si on le gagne, ça sera tant mieux pour nous, si on le perd, ça sera tant pis. Ça ne changera rien du tout dans notre tableau de marche.

Nous avons la chance, par rapport à tout ce que nous avons fait avant, d’être dans une situation confortable. Il faut nous accrocher à notre position au classement, mais par contre, nous allons revenir à des choses qui font partie de l’essence même du rugby. C’est une histoire humaine, il faut se donner l’un pour l’autre. C’est ce qui nous a manqué au match précédent.

Une belle performance permettrait sans doute de détendre l’atmosphère ?

Ça voudrait dire qu’en cas de victoire ou de belle performance à Perpignan, tout serait acquis ? Je ne crois pas. Même si cela paraît bête et répétitif, le match le plus important est le suivant. Aujourd’hui c’est Perpignan et s’il se passe bien, cela ne nous assurera de rien pour l’avenir.

Il y a beaucoup d’exemples lors de cette saison qui montrent que faire une belle prestation n’assure de rien. Quand on a gagné aux Harlequins, tout le monde nous a vus plus beaux qu’on ne l’était. Derrière, nous avons perdu contre cette même équipe à domicile. Quand nous sommes partis à Gloucester, tout le monde disait qu’on aller jouer un quart de finale à domicile, mais nous avons perdu. Nous sommes allés à Bordeaux en tant que premiers, nous y avons perdu aussi. Chaque match à son histoire, qu’on gagne ou qu’un perde…

Comme tu viens de le dire, il y avait déjà eu des piqûres de rappel. Mais là, la claque est tellement grosse, que c’est peut-être l’occasion d’un renouveau ?


Je ne sais pas… En sport, il n’y a pas de vérité. Ou alors une seule, c’est celle du terrain.
 
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