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Yoann Huget : « Finir en apothéose »

Lundi 17 mars 2014
Yoann Huget : « Finir en apothéose »

Le Tournoi des Six Nations vient de se terminer. Quel bilan en fais-tu ? Est-ce qu'on peut être en droit d'en attendre plus du XV de France ?

Notre tournoi a été un peu plus positif que celui de 2013, avec trois victoires. Il y a bien sûr des choses à revoir, mais nous avons fait une fin de compétition intéressante avec ce dernier match face à l'Irlande

Tout le monde est très exigeant et c'est vrai qu'avec la Coupe du Monde qui approche, on attend beaucoup de l'équipe, qui a un gros potentiel. Le plus important est de voir ce que nous avons été capables de produire face à une équipe irlandaise très bien en place, avec des joueurs aux très nombreuses sélections comme la paire O'Driscoll-D'Arcy

Nous avons tout de même réussi à mettre à mal les Irlandais avec de bonnes séquences de jeu. Restons donc positifs pour la suite. 

 

Face à l'Irlande, vous avez montré un visage complètement différent que lors du match précédent face à l'Ecosse. Avez-vous été piqués, touchés par les critiques ?

Pas forcément. L'enjeu était totalement différent. Face à l'Ecosse, la victoire était impérative après la déroute au Pays de Galles. Tout le monde nous voyait gagner avec la manière à Murrayfield. Nous avons fait de notre mieux pour sortir victorieux de ce match, en laissant peut-être la manière de côté. 

Après, pour la dernière journée, nous avons vu les autres matchs et nous avons bien réalisé qu'il nous serait impossible de gagner le tournoi. Et nous avons donc lâché les chevaux face à l'Irlande, en jouant sans pression, comme nous l'avions fait contre les Anglais

 

La France finit 6ème au classement IRB après ce Tournoi. Elle était 4ème l'an passé. Est-ce que cela correspond à l'état de forme actuel du XV de France selon toi ?

Nous devions être dans les cinq premières nations pour avoir un tirage positif pour la Coupe du Monde, et nous avons répondu à cette attente. Nous avons affronté de grosses équipes. Notre place est logique. Nous sommes dans une phase de progression. Mais nous ne devons pas trop nous attarder là-dessus. Continuons à travailler, et je suis persuadé que l'équipe de France a encore de beaux jours devant elle. 

Nous sommes plus que jamais candidats au titre mondial : quand on participe à une compétition, c'est toujours dans l'optique de la gagner. Nous allons d'abord essayer de préparer au mieux la tournée en Australie pour rester dans la continuité de notre fin de tournoi. 

 

Sur un plan personnel, est-ce que tu penses avoir pris une dimension supplémentaire pendant ce Tournoi des Six Nations ?

A l'image de l'équipe, je fais un bon match contre l'Angleterre, qui me met en confiance. Et j'arrive à enchaîner des prestations correctes. C'est un tournoi plus abouti que les précédents. 

Mais l'équipe de France n'appartient à personne. Les performances que l'on fait en sélection nationale passent par de bons matchs à faire en club. Il ne faut pas négliger cette part du travail. 

C'est surtout d'avoir la confiance d'un staff sur la durée qui permet de jouer plus libéré. Pour ma part, quand je sens que les coachs me font confiance, que ce soit au niveau du club ou du XV de France, cela me permet de jouer plus relâché. 

 

Revenons au StadeToulousain. C'est une fin de saison passionnante mais très délicate qui attend l'équipe... Est-ce que vous envisagez de finir sur une saison blanche à nouveau ?

Tout à fait. Je suis venu au Stade Toulousain, il y a deux ans, pour vivre de tels moments. J'ai faim de titres. Et il me tarde vraiment de jouer ces matchs, comme la demi-finale de l'an dernier. Nous sommes passés à côté la saison dernière, mais nous avons tous envie de finir en apothéose. 

Tout peut arriver ! On peut toujours avoir un jour sans lors d'un match à enjeux, et passer totalement à côté. Mais ce qui est certain, c'est que nous nous efforcons de préparer au mieux toutes les prochaines échéances pour arriver frais et sereins sur cette fin de saison. 

 

Le sprint final est donc lancé ?

C'est exact. Nous continuons de travailler. Cela fait un petit bout de temps que nous n'avons plus joué avec le club, mis à part contre Perpignan à domicile. Nous devons être patients, et travailler comme nous avons su le faire pour aller chercher cette précieuse qualification en Top 14. 

 

La priorité est sans doute votre quart de finale face au Munster, mais devrez jouer deux très gros matchs juste avant, avec des points à prendre. Comment gérer ce calendrier ?

Paris et Toulon sont des concurrents directs. Le moindre point sera donc décisif pour la suite du championnat. Mais nous ne perdons évidemment pas de vue le déplacement au Munster. Nous avons des matchs compliqués qui nous attendent, et nous ne devons pas nous éparpiller sur nos objectifs. 

Nous ne devrons pas négliger les matchs de championnat qui précèdent le quart de finale. Nous allons devoir faire des rencontres abouties pour nous rassurer sur notre jeu. Concentrons nous sur ces deux chocs à venir pour préparer au mieux le Munster. Mais ne manquons pas d'humilité : faire un coup face au Stade français ou face à Toulon sera très compliqué. 

 
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