Yves, le classement actuel de Montpellier ne reflète sans doute pas la qualité de cette équipe ?
Montpellier a toujours été une bonne équipe, mais ils ont perdu pas mal de joueurs en début de saison avec la Coupe du Monde. Aujourd’hui, ils ont récupéré tout le monde, la machine commence à se mettre en route. Ça va être une équipe difficile à prendre, comme tous les ans quand on va là-bas. Nous verrons bien, mais ça sera très compliqué.
C’est une formation efficace aussi bien à l’avant qu’à l’arrière ?
C’est une équipe très complète, costaude devant avec quelques Géorgiens notamment, et qui joue énormément derrière avec des Fidjiens et Argentins qui relancent de partout... Je pense qu’on peut s’attendre à un match de très haut niveau.
Sur le papier, c’est un match où tu devrais avoir des occasions ?
On s’attend toujours à avoir le ballon. Quand tu es ailier, tu es obligé de penser à marquer des essais. Mais effectivement, je pense que ça va être un match très ouvert. Ensuite, nous verrons par rapport aux conditions, au temps, comment tout cela va se goupiller.
Mais je sais que la difficulté sera au rendez-vous, parce que les ailiers du MHR ont de grosses qualités. Ils vont proposer énormément de jeu, mais nous en sommes aussi capables…
Le fait de les retrouver six mois après la finale, c’est particulier ?
Oui, c’est l’un des enjeux de la rencontre. Ils ont perdu cette finale et ont sans doute logiquement été un peu énervés. Mais de notre côté, nous avons envie de prouver que nous avons mérité ce trophée et que nous sommes toujours là.
Il faut aussi vous rattraper du mauvais résultat comptable face aux Harlequins ?
Oui, bien que l’on s’attaque vendredi à une autre compétition. Le résultat face aux Harlequins, nous l’avons mis de côté pour le ressortir lors de la prochaine journée de Coupe d’Europe.
Si nous restons trop sur cette défaite, sur nos erreurs, ça peut nous empêcher de jouer correctement, en nous incitant moins à tenter des coups.
Après un très bon début de saison où tu as notamment marqué quatre essais, la suite a été un peu plus compliquée en terme de temps de jeu ?
La période actuelle est un peu moins favorable, mais je me suis préparé pour la saison entière. Après, je suis à Toulouse, c’est une équipe où la concurrence est très forte, notamment à mon poste. Il y a de très bons ailiers, mais les entraîneurs font tourner l’équipe.
Peut-être qu’à un moment donné, j’ai été un peu en dessous. Aujourd’hui, on me donne une nouvelle chance, je vais tâcher de la saisir. Il faut essayer de rentrer dans le groupe, soit pour jouer, soit pour faire 10-20 minutes. Je suis là pour ça, je réagis en tant que professionnel.
Quand tu es joueur de rugby ou de n’importe quel sport, il faut avoir la capacité de rebondir, sinon c’est difficile. Un coup tu es titulaire, après tu deviens remplaçant, après tu ne joues plus... C’est la vie, c’est comme ça, mais on essaye d’avancer et de toujours travailler.
Comment fait-on pour les fêtes de fin d’année quand on joue le 23 et le 30 décembre ?
Tu rentres, tu manges des pâtes et du poulet et tu vas te coucher… C’est à peu près tout ! Bien sûr, on fête Noël, comme tout le monde, mais ça dure moins longtemps, tout comme le jour de l’an. Nous avons décidé d’être professionnels, il faut l’être jusqu’au bout.