Top 14 - 4ème Journée

Le Stade coince à l'extérieur

Top 14 - 4ème Journée

A Brive (Amédée Domenech) - Brive bat Stade Toulousain 26 à 19 (mi-temps : 16-6 )
Temps agréable ; belle pelouse. Arbitrage de  M. Poite (Midi-Pyrénées).
Pour Brive : 2 essais de Mignardi (22), Masilevu (72) ; 4 pénalités de Germain (30, 36, 40, 54) ; 2 transformations de Germain (22, 72).
Pour le Stade Toulousain : 1 essai de Maka (65) ; 4 pénalités de Flood (6, 33, 56, 64) ; 1 transformation de Flood (65).
Brive : Germain - Namy, Mignardi, Ma’Ilei, Radikedice - (o) Péjoine, (m) Laranjeira - Koyamaibole, Luafutu, Hauman - Méla (cap), Marais - Buys, Ribes, Shvelidze.
Stade Toulousain : Poitrenaud - Huget, David, McAlister, Fickou (puis Palisson, 71)- (o) Flood, (m) Doussain (puis Vermaak, 61) - Dusautoir, Harinordoquy, (puis Maka, 61) Nyanga  (puis Lamboley, 61)- Albacete, Millo-Chluski (puis Maestri, 61)- Pulu (puis Neti, 56), Flynn (puis Tolofua, 56), Tialata.
Carton jaune : Flood (36)


Une semaine après s'être incliné à La Rochelle, le Stade n'est pas parvenu à inverser la tendance lors de ce deuxième déplacement consécutif, à Brive. Le club toulousain, après quatre journées, présente un bilan équilibré, mais cette disette à l'extérieur accentue la pression à domicile, alors que dans une semaine, c'est Clermont qui se rend à Ernest Wallon.

 

Flood prend un jaune 
 

Dès le coup d'envoi, le Stade bénéficiait d'une pénalité : l'engagement était parfaitement capté par Harinordoquy, mais ce dernier, bousculé en l'air, chutait lourdement au sol. Les Toulousains en profitaient pour gagner du terrain, mais sur la touche consécutive, ils se mettaient à leur tour à la faute...
Dans ce début de match tendu, les pénalités se multipliaient, et c'était surtout le CAB qui se montrait indiscipliné, avec trois coups de sifflet à son encontre en six minutes. Sur la troisième, Flood, en position assez inconfortable, ouvrait le score (3-0).

Suivait un énorme temps fort en faveur du Stade, qui progressait sur une bonne soixantaine de mètres, avant de balayer le terrain dans sa largeur dans les 22 adverses. On crut un temps Fickou capable de faire la différence, mais il échouait dans son un contre un face à PéjoineToulouse venait de laisser échapper une opportunité, mais il y avait incontestablement moyen de déstabiliser l'arrière-garde corrézienne. 

Globalement, la possession était stadiste, mais en dépit du travail constant de Flood et Harinordoquy, particulièrement en vue, les visiteurs ne trouvaient pas la faille. Peu après le quart d'heure de jeu, Germain, le pourtant redoutable buteur briviste, manquait une première occasion sur pénalité : le Stade restait devant, mais l'avantage était évidemment bien trop ténu pour s'en contenter. 

La suite allait malheureusement le confirmer : sur une mêlée en faveur des visiteurs dans leurs 22, le pack du CAB prenait le dessus et le ballon filait à l'extérieur, où Mignardi n'avait aucun mal à exploiter les espaces pour aplatir.
Toulouse se retrouvait mené au score, et sur ses possessions, il perdait trop de ballons au contact pour espérer quoi que ce soit. Et au contraire, sur un ballon de récupération, Namy ne pouvait se saisir d'un ballon à l'aile, alors que dans le cas contraire, le danger était plus qu'évident. 

A la demi-heure de jeu, la mêlée stadiste, dominée, concédait une pénalité, exploitée par Germain. Le score, désormais, était de 10-3. Mais rien n'était écrit dans ce secteur, car dans la foulée, à l'issue d'un bel effort de la première ligne toulousaine, la pénalité était logique et exploitée par Flood
La fin de la première période allait cependant se révéler compliquée : Flood, auteur d'un plaquage dangereux, écopait d'un carton jaune, alors que Germain exploitait la faute pour creuser l'écart. Le CAB menait 16-6 à la pause, après une ultime pénalité de Germain, et il n'y avait pas de quoi à ce moment-là se montrer optimiste. 

 

Maka, entrée gagnante
 

La reprise n'intervenait pas sous de meilleures augures, avec une pénalité concédée rapidement (et sévèrement ?) après un plaquage sans ballon de HugetGermain ne trouvait pas la cible, mais les opportunités de scorer étaient brivistes. Huget, en jouant rapidement un renvoi, tentait bien de dynamiser le jeu de son équipe, mais la séquence, pourtant prometteuse, s'achevait par un en-avant. 

Cela sonnait le début d'une bonne période toulousaine : la possession et l'occupation étaient en faveur des coéquipiers de Clément Poitrenaud, mais à chaque fois, une perte de balle, un mauvais choix, venaient ruiner les efforts consentis.
En face, Germain se ressaisissait et après une pénalité obtenue sur une mêlée, le score passait à 19-6. On ne voyait pas trop, à ce moment-là, comment les Rouge et Noir allaient se sortir de ce guêpier. 

Certes, très rapidement, Flood passait à son tour un coup de pied, mais cela ne changeait rien au fond du problème : en raison d'imprécisions multiples, les Toulousains ne se procuraient pas de réelles occasions de scorer. 
A la 61ème minute, Flood trouvait une superbe touche dans les 22 adverses : cette fois, le danger était porté, et David, repris à deux mètres, était à deux doigts d'aller derrière la ligne. Les efforts suivants, méritoires mais désordonnés, n'allaient pas à dame, mais Flood exploitait une faute pour réduire l'écart à sept points. 

La physionomie de la rencontre semblait avoir changé : le Stade s'offrait une relance de soixante mètres, conclue superbement par Maka, en coin. Flood, sur la très difficile transformation, égalisait ! Toulouse était revenu de très loin, et tous les espoirs, désormais, étaient permis.
L'engagement venait confirmer ce que l'on pressentait : il était direct en touche et clairement, on sentait que Brive était désormais dans le doute, après avoir eu le match en mains.

Dans les minutes suivantes, le ballon ne quittait plus les mains toulousaines. les passes se multipliaient dans les 22 opposés, mais rien n'était marqué. les organismes semblaient éprouvés, et il était évident qu'on assistait à l'un des points-clés de la rencontre. 
Hélas, Brive allait faire preuve de réalisme : à l'issue d'un avantage pour en-avant qui ne profitait vraiment pas pour le StadeMasilevu récupérait le cuir à quarante mètres, mystifiait Fickou d'un cadrage-débordement d'école, et aplatissait...

Tout était à refaire pour le Stade, mené de sept points à cinq minutes du coup de sifflet final. Les Rouge et noir tentaient d'emballer ces ultimes instants, mais plus rien n'était marqué. Pour la seconde fois consécutive, ils s'inclinaient en déplacement, au terme d'une rencontre qui, encore une fois, laissera des regrets.