Interview

Toby Flood : « Difficile de minimiser le contexte »

Interview

Au début du championnat, tu as eu quelques échecs au pied, Guy Novès l'expliquait par une certaine pression. La semaine dernière face à Brive, tu as fait du 100 %, peut-on en conclure que cela va mieux ?

Cela prend du temps de se sentir bien dans une équipe, dans un nouvel environnement. Je ne vais peut-être pas faire du 100% chaque semaine. Certaines semaines, le résultat est super, d'autre moins. Mais je travaille autant que possible aux entraînements pour être sûr d'être dans une bonne condition et de me sentir bien le week-end venu.

Comment te sens-tu à Toulouse depuis ton arrivée ?

Je m'habitue aux différences avec Leicester, où j'ai été pendant six ans, notamment dans l'entraînement et la façon de préparer un match. Pour le moment, j'ai participé à trois rencontres et j'y ai pris beaucoup de plaisir. Je suis heureux, jusqu'ici tout va bien.

Justement, qu'as-tu pensé de ces trois matchs ?

Je ne suis pas satisfait de tout, j'ai des points à améliorer. Mais c'est normal, il y a toujours deux, trois choses que l'on aurait voulu mieux faire. La performance contre l'équipe de Castres était bonne. Face à Brive, je pensais vraiment que nous avions l'opportunité de gagner le match quand le score était de 19-19.

Il y a beaucoup de choses positives à retenir quant au contenu du match. J'en ai personnellement retiré des pistes pour travailler. Je dois trouver le moyen de jouer mon propre jeu tout en m'adaptant à la façon dont l'équipe joue.


Contre Brive, tu as joué à l'ouverture avec Luke McAlister en 12, comment avez-vous réussi à jouer ensemble ?

Jeune, j'ai eu la chance de jouer avec Jonny (Wilkinson) à Newcastle et de pouvoir inter-changer entre ces deux postes. Luke a cette expérience aussi de pouvoir jouer en 10 ou 12. Lorsqu'en plein match, je manque de vision sur le jeu parce que je suis concentré sur ce qu'il se passe sur un ruck, c'est confortable d'avoir un coéquipier qui puisse prendre le relais au pied.

Après la défaite à La Rochelle et Brive, un faux pas à la maison est quasiment interdit. Est-ce que cela met une certaine pression sur l'équipe avant la réception de Clermont ?

Ça aurait été bien sûr plus confortable de ramener des points de l'extérieur. Il est difficile de minimiser le contexte. Nous réalisons l'importance de la réception de Clermont, c'est une équipe coriace. Un gros match nous attend samedi et nous savons que les supporters aussi répondront présents.

Tu as joué plusieurs fois contre Clermont en H Cup, dont la dernière fois la saison passée en quart de finale. Comment vois-tu cette équipe ?

Avec le renouveau de leur staff, on aurait pu penser que les choses changeraient mais le jeu qu'ils proposent reste caractéristique de l'ASM. C'est un effectif physique avec des avants très forts. Ils ont des éléments qui peuvent créer des choses à partir de rien : Abendanon, Fofana, Rougerie... Nous devons être alertes vis-à-vis de ces joueurs qui peuvent représenter une menace sur tout le terrain. Si nous leur laissons des espaces, ils seront difficiles à arrêter.
C'est une des meilleures équipes d'Europe. Quand nous les jouions avec Leicester, c'était un de nos plus gros matchs de l'année.


Quelles différences notes-tu entre le championnat français et anglais en ce qui concerne les matchs à domicile et à l'extérieur ?

Au Leicester, à chaque fois que nous nous déplacions, il y avait un très fort engouement de la part de la ville qui nous recevait. Et c'est la même chose pour le Stade Toulousain. C'est un jour important pour le club qui reçoit, elle veut battre cette grosse équipe.


En tant que joueur, nous devons être conscients et préparés à cette situation. Cela demande une certaine discipline mentale de réaliser que nous n'allons pas obtenir des essais en claquant des doigts. Il faut réaliser que nous devons travailler très dur pour chaque bonne phase de jeu, pour chaque point. A l'extérieur, il faut élever notre niveau de jeu, nous devons être meilleurs encore parce que c'est la seule manière de gagner.