Interview

Maxime Médard : « Aller de l'avant »

Interview

 
C'est une période difficile pour le Stade Toulousain. Quelle est l'attitude à adopter dans ces moments-là ?
 
Ce n'est pas évident, ça faisait très longtemps que le Stade n'avait pas perdu trois fois d'affilée. Et pour ne pas nous faciliter la tâche, nous avons de gros déplacements à venir. Ce qui est sans doute le plus rageant, c’est d’avoir l’impression de perdre les matchs à cause de nous-mêmes. 
 
Malgré ça, il faut rester positif, et continuer à travailler, encore et encore. Cela ne servirait à rien de sombrer dans la sinistrose. Au contraire, cela ne ferait qu’empirer les choses. Il nous faut aller de l’avant. Il y a eu des changements en début d'année, peut-être que cela paiera plus tard. 
 
La liste des blessés est encore longue, ça n'arrange pas les affaires de l'équipe...
 
Ce début de saison est difficile en termes d'absents, mais il faut garder à l'esprit que ces joueurs finiront par revenir. Le moment venu, cela insufflera un nouvel élan et permettra un turnover qui fera du bien au groupe. Ce dynamisme sera un plus au cours de la saison.
 
Face à Clermont, avez-vous manqué de confiance ?
 
Clermont a su concrétiser ses temps forts alors que malgré un bon nombre d'occasions, nous n'avons pas eu ce pragmatisme. Ils ont été meilleurs que nous sur ce point-là. Il nous faut mettre plus d'application quand nous arrivons dans les 5, 10 mètres adverses et faire preuve de patience.
 
Trois matchs sans victoire, c'est difficile. C'est sûr qu'il y a des choses à changer, mais si on commence à se dire que tout va mal, cela n'apportera rien de bon. Le groupe vit bien, nous essayons de nous poser les bonnes questions et de régler nos défauts, match après match.
 
Peut-on tout de même parler de doute ?
 
Ça fait deux ans que certaines choses ne fonctionnent pas, mais il y a eu une remise en question générale en début d'année. Quand nous ne marquons pas, pendant le match, les doutes reviennent et c'est délicat. Contre Clermont, nous avons essayé de nous accrocher, de revenir à égalité et de marquer jusqu'au bout. Ça montre que malgré les doutes, l'envie est là.
 
Dans ce contexte-là, comment inverser la tendance ?
 
Nous sommes sous pression. A nous maintenant de nous adapter, de nous remettre en question, d'avancer et rester positif. Pour ça, nous avons besoin de tout le monde, de la famille, des amis et des supporters.
 
Le groupe est soudé, nous sommes proches les uns des autres. Pour certains, cela fait des années que nous évoluons au club. Les vingt dernières minutes du match contre Clermont sont bonnes, mais peut-être trop individualistes… Il va falloir travailler la patience et l'application dans les derniers mètres, c'est surtout là où nous avons pêché. Avoir envie de marquer, c'est bien, mais il faut construire pour arriver à ses fins.