A Colombes

Le Stade n'a rien pu faire

A Colombes

A Colombes (Yves du Manoir) - Racing Metro bat Stade Toulousain 27 à 16 (mi-temps : 15-9 )
Temps pluvieux et chaud  ; belle pelouse. Arbitrage de M. Ruiz (Languedoc).
Pour le Racing Metro : 2 essais de Chavancy (53), Lacombe (60) ; 4 pénalités de Machenaud (2, 11, 20, 33, 39) ; 1 transformation de Machenaud (53).
Pour le Stade Toulousain : 1 essai de Clerc (46) ; 3 pénalités de Flood (3, 12, 25) ; 1 transformation de Flood (46).
Racing MetroDulin - Andreu, Chavancy, Dumoulin, Thomas - Dambielle (o), Machenaud (m) - Le Roux, Claassen, Lauet - Van der Merwe, Kruger - Ducalcon, Szarzewski, Brugnaut.
Stade ToulousainHuget (puis Matanavou, 71) - Clerc, Fritz (puis David, 70), Fickou, Médard - Flood (o) , Bezy (puis Doussain, 56) (m) - Dusautoir, Tekori (puis Maka, 56), Nyanga (puis Lamboley, 47) - Albacete, Maestri - Pulu (puis Neti, 28), Tolofua (puis Flynn, 50), Tialata.
Carton jaune : Tialata (59)

Une semaine après avoir chuté sur ses terres face à Clermont, le Stade n'a pas su inverser la tendance à l'occasion de la 6ème journée du Top 14. Le challenge qui était proposé aux Rouge et Noir, en l'occurrence un déplacement chez le Racing Metro, était sans doute un peu trop haut pour une équipe très handicapée par les blessures. Il faut dès maintenant se tourner vers la prochaine échéance, en l'occurrence un déplacement à Bayonne, vendredi prochain.

 

Le Stade plie, mais ne rompt pas 
 

Le début de partie était cauchemardesque pour le Stade : une chandelle dans l'en-but était relâchée par Bezy sous la pression de Andreu, après quelques secondes de jeu. Le Roux et Clerc se saisissaient du ballon en même temps, aplatissaient, et l'essai n'était pas validé. L'arbitre revenait à une faute, et Machenaud ouvrait le score, sans que Toulouse ait pu maîtriser le ballon.
Sur le coup de renvoi consécutif, c'était au tour des Franciliens de se mettre à la faute, et Flood ajustait sa frappe. Les deux équipes étaient à égalité, avec six points marqués en trois minutes de jeu. 

Le Racing connaissait par la suite un énorme temps fort : les Ciel et Blanc campaient dans les 22 toulousains et multipliaient les charges à cinq mètres. La défense faisait bonne garde, à l'image d'un plaquage salvateur de Dusautoir sur Machenaud, mais M.Ruiz revenait à une faute au sol de Fritz et Machenaud donnait l'avantage aux siens, 6-3.

Toulouse n'avait aucun ballon d'attaque à se mettre sous la dent, mais pouvait jusque-là s'appuyer sur l'indiscipline de son adversaire. Une fois encore, à peine après avoir marqué, le Racing était sanctionné, et Flood égalisait, avec l'aide de poteau.  
On avait dépassé le quart d'heure de jeu, et les Stadistes ne pouvaient pas vraiment se plaindre de la tournure des événements. Que ce soit en terme de possession ou d'occupation, ils étaient nettement dominés et ne pouvaient s'appuyer que sur leur défense. 

A la 20ème, sur une mêlée, la première ligne toulousaine était sanctionnée et le Racing, toujours par Machenaud, prenait l'avantage (9-6). C'est à ce moment-là que Toulouse, enfin, se réveillait. Certes, l'offensive était désordonnée,mais au moins, le terrain était occupé. Et Kruger, auteur d'un plaquage à retardement et à l'épaule sur Bezy, donnait à Flood l'occasion de remettre les deux équipes à égalité. 

La suite allait être plus équilibrée, à défaut d'être flamboyante. Les deux formations, par maladresse ou indiscipline, se rendaient énormément de ballons, et le score n'évoluait pas.... Jusqu'à la 33ème, où Flood rentrait sur le côté lors d'un regroupement. En face des poteaux, à 25 mètres environ, Machenaud ne se privait pas de rester à 100% de réussite. il y avait désormais 12 à 9 pour les Ciel et Blanc

La fin de mi-temps était délicate pour les joueurs de la ville rose. Une nouvelle fois mis sous pression sur mêlée, ils concédaient un essai, inscrit par Thomas, mais qui était finalement refusé pour une faute évidente sur Dusautoir. M. Ruiz revenait à une faute préalable, et le Racing creusait l'écart (15-9), juste avant le renvoi aux vestiaires. 
 

Chavancy répond à Clerc 
 

Le Stade attaquait la reprise avec le vent dans le dos, ce qui donnait l'occasion à Flood de tenter une pénalité depuis la ligne médiane. L'ouvreur anglais, malheureusement, restait court, et le score n'évoluait pas.
Mais c'état un autre Toulouse que l'on voyait depuis le retour des vestiaires, et au terme d'une action interminable de plus d'une minute trente, Clerc marquait en coin. Flood réussissait la difficile transformation, et pour la première fois, les Rouge et Noir passaient devant (16-15).

Les locaux, touchés dans leur orgueil, reprenaient rapidement les choses en main. Après une pénal'touche à cinq mètres, un maul avançait et s'écroulait juste avant la ligne. Les assauts se succédaient mais restaient vains, et la séquence se terminait par un en-avant de Machenaud. Hélas, sur la mêlée consécutive, les Toulousains perdaient le ballon, et quelques temps de jeu plus tard, Chavancy marquait de près. 

Tout était à refaire pour les Stadistes, qui investissaient à leur tout le camp adverse. Huget héritait d'un bon ballon à l'aile, était repris mais ne perdait pas le ballon. Malheureusement, deux passes plus tard, Flood laissait échapper un ballon intéressant. 
On était clairement dans le money-time, et Tialata, coupable d'un plaquage dangereux sur Andreu, laissait ses coéquipiers à quatorze. Moins de trente secondes plus tard, le pack du Racing emportait tout sur son passage et allait derrière la ligne. 

En très peu de temps et deux pertes de balle, Toulouse venait de laisser son adversaire prendre le large. Les Stadistes ne baissaient pas pour autant les bras et résistaient tant bien que mal jusqu'au retour en jeu de Tialata. Par la suite, ils tentaient d'emballer la partie, mais les décalages parfois trouvés étaient annihilés par des maladresses.

Malgré des situations en or, les Rouge et Noir ne marquaient pas et s'inclinaient 27-16. Ils n'empochaient pas le bonus défensif et si cela ne fait qu'attiser les regrets car la conclusion était la même lors des dernières défaites, il y avait matière de faire mieux...