Imanol Harinordoquy

« Continuer sur notre lancée »

Imanol Harinordoquy

Comment se sent l'équipe après avoir gagné face au Stade Français samedi dernier ?

Cette victoire nous fait plaisir parce que nous nous entraînons pour arriver à ce résultat. Il était important de retrouver le chemin de la victoire. Tout n'était pas parfait mais le contenu que nous avons produit et l'état d'esprit dont nous avons fait preuve nous ont permis d'assurer la victoire. C'était une obligation pour nous.

Si nous voulons remonter au classement, nous ne pouvons pas nous permettre de perdre d'autres matchs à la maison. Nous avons déjà l'esprit tourné vers la prochaine échéance face à Toulon, dimanche. C'est un gros morceau qui nous attend.

Y a-t-il obligation pour vous de gagner cette grosse écurie pour rester ambitieux dans le championnat ?

Quelle que soit l'équipe, il nous faut gagner. Ce n'est peut-être pas plus mal que la prochaine étape soit la réception de Toulon : il n'y aura pas de relâchement après cette victoire que nous attendions. C'est une grosse armada qui nous fait forcément un peu peur. Nous devons continuer sur notre lancée.

Les équipes en tête du tableau ont déjà pris pas mal de points d'avance. Pour nous, ça va être une obligation de gagner tous les matchs à la maison. Il va aussi falloir aller chercher des matchs à l'extérieur pour combler le manque de points et recoller au classement. Mais nous sommes encore loin de tout ça. Ce qui est important, c'est le match de dimanche.

A quelle équipe de Toulon t'attends-tu ? Nous savons qu'ils sont au repos jusqu'à mercredi.

Honnêtement, je ne vais pas regarder ce qu'ils font ou ne font pas. Ce qui importe surtout c'est ce que nous faisons. Il est important que nous nous préparions au mieux et que nous travaillions les choses à revoir notamment l'efficacité dans la zone de marque. Contre Toulon, cette lacune ne pardonnera pas parce que cette équipe est très en place. La dernière fois que nous les avons joué, ils étaient en vacances toute la semaine alors que nous nous étions entraînés et ils avaient largement emporté la partie.

Ils sont costauds, à tous les niveaux. Ils ne prennent jamais quarante points, ils sont très forts sur les fondamentaux. Leur défense est en place et les plans d'attaque sont rigoureusement respectés, comme on a pu le voir à Oyonnax le week-end dernier. Il y a aussi des individus au service de ce collectif, le danger peut venir de partout et à n'importe quel moment. Certains sont capables de faire basculer une rencontre à eux seuls. Il va nous falloir être vigilants et attentifs sur chaque action. Cette équipe dégage beaucoup de force, les joueurs ont confiance en ce qu'ils font et les uns en les autres. Ils sont méthodiques. C'est une grosse machine.

Du fait des blessés, certains espoirs ont fait leur apparition sur le terrain, notamment Julien Marchand et Dorian Aldegheri. Est-ce que tu as été surpris par leur prestation ?

Je vais être honnête : non. Je sais qu'ils travaillent. Ils sont avec nous et font preuve d'une bonne mentalité. Ils sont là pour apprendre, pour grandir. Ils avaient à cœur de montrer ce qu'ils valent. Quand tu mets le maillot du Stade Toulousain, et d'autant plus de l'équipe première, si tu n'es pas motivé à ce moment-là, tu ne l'es jamais (rires) ! C'est très bien qu'ils aient relevé ce défi et qu'ils aient tenu leur place. Je suis content de les voir intégrer l'équipe, et nous avons besoin d'eux.

D'un point de vue personnel, tu pouvais difficilement rêver mieux de ta venue au club.

Je prends tous les matchs maintenant, il ne m'en reste pas cinquante à jouer. Si ça pouvait être comme ça tous les samedis, ce ne sera sûrement pas le cas mais ce serait bien. J'ai surtout envie que l'on reprenne des points et que l'on remonte au classement parce que je suis venu aussi à Toulouse pour que nous réalisions une belle saison, même s'il y a eu un départ compliqué. Nous avons besoin de victoire.

Par rapport à tes années précédentes, marquées par les blessures, est-ce une bouffée d'air frais de pouvoir t'exprimer comme tu le fais sur le terrain ?

Quand on est sportif, il y a des aléas dans notre carrière, des blessures notamment. Il y a beaucoup de choses qui font qu'il y a différents épisodes que l'on traverse dans des états d'esprit variables. Aujourd'hui je suis heureux d'être là.