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Débuts européens réussis

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A Toulouse (Ernest Wallon) - Stade Toulousain bat Montpellier 30 à 23 (mi-temps : 13-10 )
Beau temps ; belle pelouse ;.14.500 spectateurs environ. Arbitrage de M. Barnes (Ang). 
Pour le Stade Toulousain : 3 essais de Huget (39, 55), Doussain (68) ; 3 pénalités de McAlister (11, 38) et Flood (80) ; 3 transformations de McAlister (39) et Flood (55, 68).
Pour Montpellier : 2 essais de Nagusa (33), Olivier (52) ; 3 pénalités de Iribaren (7, 62) et Paillaugue (80) ; 2 transformations de Iribaren (33) et Selponi (53).
Stade Toulousain : Médard ; Matanavou, Fritz (puis Flood, 41), Fickou, Huget ; (o) McAlister (puis Bezy, 77), (m) Doussain ; Dusautoir (cap.), Harinordoquy, Camara (puis Pulu, 70) ; Maestri, Tekori (puis Albacete, 58); Johnston (puis Maka, 72), Flynn (puis Marchand, 77), Steenkamp (puis Baille, 75).
Carton jaune : Johnston (62)
Montpellier : Fall - Nagusa, Ranger, Olivier, Viriviri - (o) Selponi, (m) Iribaren - Qera, Mowen, Bias - Privat, Timani - Mas, Ivaldi, Nariashvili.
Carton jaune : Iribaren (49)

Le premier maul toulousain, un secteur dans lequel les Rouge et Noir avaient excellé une semaine plus tôt devant Toulon, mettait au supplice la défense héraultaise, qui n'avait pas d'autre choix que de se mettre à la faute. Certes, McAlister, en position délicate, ne trouvait pas la cible, mais le match était bien lancé. Les Toulousains tentaient d'imprégner du rythme à la partie et créaient quelques brèches dans l'arrière-garde adverse, sans que cela, jusqu'ici, ne prête à conséquence.

Au contraire, c'était Iribaren, à la 8ème, qui profitait d'un hors-jeu de ligne stadiste pour ouvrir le score, sur pénalité. Cela était contrariant, mais ne freinait en  rien les velléités offensives des joueurs de Novès. Doussain, bien servi par Matanavou, n'était ainsi pas loin d'aller derrière la ligne, avant que M. Barnes ne revienne sur une faute du MHR. McAlister égalisait, et c'était tout à fait logique (3-3, 11ème).

Petit à petit, ceci dit, les débats s'équilibraient, et Montpellier mettait le nez à la fenêtre. La partie, dans son ensemble, baissait sensiblement de rythme et d'intensité, principalement en raison de mêlées particulièrement difficiles à mettre en place et qui mettaient à rude épreuve les nerfs des spectateurs et, on l'imagine, des joueurs.

A la 25ème, sur une offensive intéressante des Toulousains, une passe de Doussain était interceptée. On craignait le pire, mais Matanavou, face à Nagusa, ne perdait pas son duel et éteignait ce début d'incendie. Les Rouge et Noir n'étaient pas en reste et se montraient inspirés et dangereux, à l'image d'une sublime passe au pied de McAlister à destination de Matanavou. Ce dernier donnait à Fickou mais ce dernier, alors que la situation était prometteuse, laissait échapper le cuir.

Peu après la demi-heure de jeu, sur une mêlée conquérante de son équipe, Mowen s'échappait et créait le danger. Le ballon parvenait à l'aile de Nasagavesi, qui passait Médard pour filer entre les barres. Heureusement, Dusautoir demandait à M. Barnes de visionner la vidéo, et bien lui en prit : car sur la mêlée, il était victime d'une obstruction, et l'essai était invalidé.
Mais ce n'était que partie remise : sur une action d'école, les joueurs de Fabien Galthié exploitaient parfaitement une supériorité numérique et Nagusa marquait un essai cette fois bien valable. Montpellier, après la transformation d'Iribaren, prenait le large (10-3).

Si, dans la foulée, McAlister réduisait le score, la copie rendue par les Toulousains n'incitait pas jusque-là à l'optimisme : car en dehors de premières minutes convaincantes, ils ne semblaient pas dans leur assiette et en tout cas, le prestation d'ensemble était éloignée de celle accomplie contre Toulon. Mais tout changeait avant la mi-temps : sur une passe lumineuse de McAlister dans le dos de la défense, Huget faisait parler sa vitesse et aplatissait le premier. Toulouse, certes branché sur courant alternatif, prenait les devants au moment de regagner les vestiaires.
 

Huget encore

 

A la reprise, Fritz, un peu malade avant le match, cédait sa place à Flood. Ce dernier prenait l'ouverture, alors que McAlister glissait au centre. Globalement, les Toulousains étaient bien dans le match et obtenaient une pénalité, consécutive à une action initiée par une charge tonitruante de Tekori, très en vue depuis le coup d'envoi.
Sur celle-ci, McAlister trouvait une touche intéressante, mais le ballon était perdu...

Dominé, le MHR multipliait les fautes et Iribaren, un ancien de la maison stadiste, écopait d'un carton jaune. Mais le moins que l'on puisse dire est que les joueurs de la ville rose n'en tiraient pas profit : après un nouveau ballon cafouillé en touche, Montpellier passait à l'attaque et Olivier, malgré le retour de Fickou, marquait en coin. le club visiteur reprenait l'avantage, 17 à 13.

Mais encore une fois, Toulouse prouvait qu'il avait de la ressource, avec un essai semblable à celui inscrit en première période : McAlister trouvait Huget au pied, et ce dernier, après quelques crochets, allait derrière la ligne !
L'avantage était repris, mais il était ténu. On ne pouvait pas reprocher à McAlister son échec au pied, de cinquante mètres, même si trois points auraient été appréciables.

A l'heure de jeu, Nagusa, sur l'une des rares incursions de son équipe dans la camp toulousain, tapait à suivre pour lui-même mais était plaqué sans ballon par Johnston, qui était à son tour sanctionné d'un carton jaune. Iribaren égalisait, mais Toulouse était cette fois en situation d'infériorité numérique...

Mais à l'image de ce qui était arrivé un peu plus tôt, le fait de jouer à quatorze n'allait pas révéler pénalisant. Après un petit numéro de Matanavou, Doussain héritait du cuir, tapait pour lui-même et devançait à la course son adversaire direct pour inscrire le troisième essai des siens. Le Stade menait 27-20.

Toulouse n'avait pas encore assuré sa victoire, loin s'en faut, mais n'était plus qu'à un essai du bonus offensif. Les dix dernières minutes, dans un Wallon survolté, promettaient d'être brûlantes. Si Toulouse ne marquait pas d'essai, une pénalité de Flood sortait Montpellier du bonus défensif, avant que Paillaugue, à l'ultime seconde, ne le ramène dans l'escarcelle des Héraultais.