Retour au pays

Flood : « Bath joue un rugby très offensif »

Retour au pays

Quel regard portes-tu sur l'équipe de Bath ?

C'est évidemment une bonne équipe, dont la qualité de jeu est reconnue. Bath joue un rugby très offensif insufflé par Mike Ford, leur entraîneur, qui avait officié au XV de la rose. 
Beaucoup de leurs  joueurs sont internationaux et s'ils ont perdu contre Glasgow, c'est dans cette situation qu'ils sont le plus dangereux. Leur début de saison en championnat anglais est très bon. Ils ont notamment battu Leicester 45 à 0 ! 

Que penses-tu de de George Ford, le demi d'ouverture de cette équipe ?

J'ai joué avec lui pendant deux ans, quand nous portions tous les deux le maillot de Leicester. C'est un très bon jouer, très intelligent. Son seul problème est qu'il est petit, comme son père (rires) ! Il a réellement ses chances pour être sélectionné en équipe d'Angleterre. Quand juste derrière, en position de centre, il est associé à Jonathan Joseph, c'est un duo qui peut faire très mal sur un match.

Toi qui connait maintenant les deux pays, quelles différences vois-tu entre le rugby français et anglais ?

En France, tu dois jouer avec tes yeux et ta tête, analyser le jeu comme il vient et agir en conséquence. En Angleterre, il y a plus de structure. Tous les joueurs savent où ils doivent être et à quel moment. Cela crée une dynamique différente sur un match. Il me faut d'ailleurs encore m'y habituer.

Est-ce particulier pour toi d'aller jouer en Angleterre avec le maillot d'un club français ?

Cela va être une première c'est sûr ! Mais je connais bien Bath, que j'ai souvent affronté avec Newcastle et Leicester. L'ambiance va être au rendez-vous, les supporters attendent de pied ferme les équipes comme le Stade Toulousain. Et je suis très heureux de participer à ce rendez-vous.

Tu es sûrement le plus Toulousain des Anglais maintenant. Tout le monde s'étonne que tu aies appris le français aussi vite !

J'ai commencé à l'apprendre quand j'ai pris la décision de venir jouer au Stade Toulousain, il y a de cela cinq mois. C'est très difficile. Je parle avec tout le monde, tout le temps. S'il y a un problème, je peux demander en anglais. Mais le plus difficile, c'est quand tout le monde parle en même temps. J'écoute mais je ne comprends rien (rires) !

Yannick Nyanga disait que tu étais très intégré au groupe. Est-ce que l'intégration sur le terrain demande aussi du temps ?

C'est très important pour moi de faire pleinement partie du groupe. Mes coéquipiers sont des gens biens. C'est important d'être avec eux. Ce n'est pas toujours évident, parce que je ne comprends pas toujours et parle peu. Mais tout le monde fait de gros efforts pour intégrer les nouveaux joueurs.

Sur le terrain, c'est aussi nécessaire de faire de mon mieux pour m'intégrer. Mais cela prend un peu de temps. Comme tout va très vite dans un match, je dois être constamment concentré. Et quand je suis fatigué, en fin de match, c'est difficile de parler instinctivement en français.