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UBB-Stade, le 17/08/2013

Le résumé vidéo

 

 

La feuille de match

 A Bordeaux (Chaban Delmas) - Bordeaux-Bègles bat Stade Toulousain 31 à 25 (mi-temps : 16-12 )
Temps chaud ; bonne pelouse ; 26.000 spectateurs environ ; Arbitrage de M. Cardona (Provence).
Pour l'UBB : 1 essai de Talebula (31) ; 8 pénalités de Bernard (25, 29, 40, 43, 52, 68, 74, 79) ; 1 transformation de Bernard (31).
Pour le Stade Toulousain : 1 essai de Gear (65) ; 6 pénalités de Beauxis (9, 12, 20, 38) et McAlister (41, 62) ; 1 transformation de McAlister (65).
Bordeaux-Bègles : Reihana ; Talebula, Brousse, Lacroix, Connor ; (o) Bernard, (m) Adams ; Chalmers, Clarkin, Madaule ; Jaulhac, Treloar ; Sa, Avei, Delboulbes.
Stade Toulousain : Poitrenaud (puis Gear, 50); Médard (puis Bézy, 52-55), Fritz, McAlister, Huget ; (o) Beauxis, (m) Doussain ; Dusautoir (puis Nyanga, 74), Tekori (puis Camara, 62), Picamoles ; Maestri, Millo Chluski (puis Lamboley, 55) ; Johnston (puis Guillamon, 65, puis Kakovin, 74), Tolofua (puis Bregvadze, 65), Kakovin (puis Baille, 52).
Carton jaune : Doussain (25)

C'est le Stade qui prenait le meilleur départ dans ce premier match de la saison. La domination territoriale des Rouge et Noir (qui évoluaient en blanc sous le chaud soleil bordelais) ne faisait guère de doutes, et Beauxis, malheureusement, ne trouvait pas la cible sur une tentative de drop.

En face, Pierre Bernard, sur une tentative lointaine de 55 mètres environ, ne connaissait pas plus de réussite, et le score restait nul et vierge. La première véritable escarmouche était cependant toulousaine, avec une charge tonitruante de Picamoles, qui s'échappait le long de la ligne de touche et résistait à plusieurs plaquages. Quelques instants plus tard et dans la continuité, les visiteurs obtenaient une pénalité, convertie par Beauxis (3-0, 9ème).

Cette ouverture du score, dans l'ensemble, était méritée : depuis une dizaine de minutes, les coéquipiers de Thierry Dusautoir, clairement, mettaient la main sur le ballon. Et si l'ensemble souffrait logiquement de quelques approximations, l'investissement des uns et des autres était exemplaire.

A la 12ème, Toulouse bénéficiait d'une nouvelle pénalité, cette fois grâce au (bon) travail de sa mêlée. Beauxis, en position bien inconfortable, le long de la ligne de touche, doublait la mise...
Bref, tout allait bien, mais il fallait rester vigilant : Ainsi, Talebula profitait d'une faute d'inattention de la défense pour partir en solitaire, et sans un retour en catastrophe de Doussain, on aurait assisté au premier essai de la rencontre.

Si les débats avaient tendance à s'équilibrer, la défense haut-garonnaise faisait très bonne garde et ne laissait que peu d'espace à l'attaque adverse. A la 20ème, Beauxis exploitait une nouvelle indiscipline béglaise (cette fois un hors-jeu de ligne) pour faire passer la marque à 9-0.

L'UBB, qui n'avait pas montré grand-chose jusqu'ici, sortait du bois peu après. Une pénalité rapidement jouée par Adams semait la zizanie, et Doussain, sous ses poteaux, se mettait (en tout cas selon M.Cardona) à la faute en empêchant la sortie du ballon. Il écopait d'un carton jaune, et dans la foulée, Bernard réduisait l'écart (3-9, 25ème).

Les mouches donnaient alors la désagréable impression de changer d'âne : non seulement Beauxis manquait une pénalité sur le coup d'envoi, mais Bernard, lui, convertissait une faute de Tolofua en trois nouveaux points. En moins de temps qu'il n'en faut pour le dire, Bordeaux était revenu à trois longueurs.

Cela était hélas confirmé peu après : alors que le Stade bénéficiait d'une touche à cinq mètres de l'en-but adverse, il perdait le ballon et sur un contre fulgurant, Talebula, encore lui, poussait à deux reprises le ballon du pied pour aller derrière la ligne. Toulouse payait au prix fort son infériorité numérique...

Un joli sursaut, juste avant la pause et personnifié par un joli numéro d'Huget suivi par une charge de Johnston, ne permettait pas de réduire le score. Juste avant la sirène, la mêlée, incontestablement le point fort depuis le début de la partie, permettait d'obtenir une pénalité et Beauxis ramenait l'écart à sa plus simple expression. 

Mais, et que c'était rageant, Toulouse se mettait à son tour à la faute dans la poignée de secondes qu'il restait à disputer et encaissait trois nouveaux points.
Mené 16-12 au moment où il rentrait aux vestiaires, le Stade allait devoir s'accrocher pour inverser la tendance.

 

Première pour Gear !


C'est la mêlée, une nouvelle fois, qui donnait l'occasion aux Toulousains de marquer, dès la première minute du deuxième acte. Dans l'axe, de 45 mètres environ, McAlister suppléait Beauxis avec réussite et ramenait les siens à une longueur.
Hélas, et à l'image de ce que l'on avait vu un peu plus tôt, une faute (sévère ?) arrivait immédiatement après et Bernard annulait la bonne entame toulousaine.

Toujours mené au score, le Stade passait la vitesse supérieure, mais après une touche à cinq mètres et de nombreux assauts dans les cinq mètres girondins, le drop de Beauxis passait à droite des poteaux.
Les Rouge et Noir, alors que la partie s'emballait, passaient tout de même à deux doigts de la correctionnelle quand McAlister, en position d'arrière, jugeait mal un rebond et était à deux doigts de laisser Reihana partir à l'essai. Le Néo-Zélandais se rendait peut-être coupable d'une obstruction sur ce coup-là, mais l'arbitre décidait de laisser jouer.

L'affaire commençait à tourner vinaigre quand sur la même action, Médard, mal retombé sur un plaquage, devait temporairement quitter la pelouse visiblement sonné, et que l'UBB bénéficiait d'une pénalité, réussie par Bernard.
Les minutes défilaient par la suite, mais que ce soit en raison de maladresses (ballon perdu par Picamoles après une nouvelle charge) ou d'indiscipline, trop de ballons toulousains étaient rendus à un adversaire qui n'en demandait pas tant.

Mais, à force de dominer, même de façon désordonnée, Florian Fritz et les siens obtenaient une pénalité, réussie par McAlister. Il restait vingt minutes à jouer, et le Stade accusait un retard de quatre points (18-22).

A la 63ème, le Stade gâchait une incroyable double occasion d'essai : c'était d'abord Gear qui oubliait deux coéquipiers à l'aile à deux mètres de l'en-but et qui était repris, juste avant que McAlister ne trouve Médard sur un coup de pied de déplacement, mais ce dernier ne parvenait pas à contrôler le cuir.

Mais ce n'était pas fini : Bordeaux obtenait une pénalité dans ses 22 et, inexplicablement, décidait de la jouer rapidement. Le ballon était perdu, et arrivait à l'aile où Gear se rattrapait de sa gourmandise précédente en inscrivant son premier essai sous ses nouvelles couleurs !

Comme un triste bis repetita, juste après avoir scoré, le Stade se mettait à la faute sur le coup d'envoi. Bernard égalisait, alors qu'un quart d'heure restait à jouer (25-25).
On sentait que la fébrilité gagnait les deux équipes alors que l'on entrait de plain-pied dans le money-time. Le pack stadiste perdait hélas coup sur coup trois ballons, deux en touche et un en mêlée, et l'UBB en profitait pour s'installer dans la moitié de terrain opposée. Un maul conquérant permettait aux locaux de bénéficier d'une pénalité, et Bernard redonnait un court avantage à son équipe.

Plus rien, en dehors d'une énième pénalité de Bernard, n'allait intervenir. Le Stade pouvait nourrir des regrets, car il repartait battu après avoir mené au score à un quart d'heure de la fin...