Top 14

Corey Flynn : « Un championnat très intense »

Top 14

Le Stade, avant la trêve internationale, comptait six victoires d’affilée. Y a-t-il un risque que cette coupure nuise à la bonne dynamique que connaissait le club ?

Je ne pense pas. Certains ont pu jouer avec leur équipe nationale. D'autres étaient en vacances, comme moi qui suis rentré deux semaines en Nouvelle-Zélande voir ma famille. Mais je me sens bien et prêt pour continuer la saison. C'est le cas de tout le monde.

Ton intégration dans le club a été somme toute rapide jusqu'à ce que tu deviennes un modèle pour les jeunes joueurs comme Cyril Baille, Julien Marchand ou encore Christopher Tolofua. Qu'est-ce qui a facilité ton adaptation ?

Quand j'étais un jeune joueur, aux Crusaders, des anciens comme Mark Hammet, Matt Sexton m'ont beaucoup appris. Les plus expérimentés enseignaient aux jeunes, cela fonctionnait comme ça. C'est quelque chose qui m'a marqué et que j'ai dû intégrer en quelque sorte. Aujourd'hui, c'est à mon tour d'aider les plus jeunes.

Mon intégration est encore en cours, c'est un processus. Plus j'accumule du temps de jeu et plus j'apprends. Cela devient donc plus facile pour moi dans la mesure où il y a des différences de jeu entre l'hémisphère sud et l'hémisphère nord.
J'ai été très chanceux de me retrouver avec des personnes comme Nyanga, Luke, Dusautoir, Census... Yannick et Thierry parlent vraiment bien anglais et Luke se débrouille bien en français, ils ont été d'une grande aide pour me mettre dans le bain. Tous les joueurs m'ont très bien accueilli et ont été disponibles pour favoriser mon intégration dans le club.

Qu'en est-il de ton français ?

Mon français est très limité (rires) ! Mais avec du temps, espérons que je finisse par le parler. Je n'ai jamais vraiment appris cette langue, si ce n'est un semestre au lycée. Je n'avais jamais pensé venir en France mais je prends des cours depuis mon arrivée.

Quels ont été les changements dans l'équipe ces dernières semaines ?

Nous avons plus de confiance maintenant. Parce que nous avons eu cinq défaites consécutives, nous savions que nous approchions un point d'où il serait difficile de revenir. Cela nous a rendu d'autant plus déterminés.

Maintenant que tu as une petite expérience de ce championnat, que penses-tu du Top 14, comparativement à ce que tu as connu durant ta carrière en Super 15 ?

Je ne savais pas trop à quoi m'attendre mais en termes de sensations, c'est un championnat très intense. Il n'a rien de facile ! Il y a des différences entre les deux hémisphères. Le Top 14 est un championnat très physique, même si certains matchs sont quand même très rapides. C'est une compétition difficile et longue.

Ta famille arrive bientôt en France et ta cohabitation avec Luke prendra donc fin. Quel souvenir garderas-tu de cette expérience ?

(rires) Je me souviendrai du fait que j'étais un peu une mère pour lui, je cuisinais ses repas !