Top 14 - 12ème Journée

Fin de série pour le Stade

Top 14 - 12ème Journée

A Toulouse (Ernest Wallon) -  Grenoble bat Stade Toulousain 25 à 22  (mi-temps : 9-10)
Temps pluvieux ; pelouse grasse ; 16.000 spectateurs environ. Arbitrage de M. Chalon (Limousin).
Pour le Stade Toulousain : 1 essai de Palisson (49) ; 5 pénalités de Doussain (16, 25, 40, 45, 70) ; 1 transformation de Doussain (49).
Pour Grenoble : 1 essai de Aplon (12) ; 5 pénalités de Wisniewski (21, 65, 70), Hart (48, 53) ; 1 transformation de Wisniewski (12).
Stade Toulousain : Poitrenaud ; Clerc, David, Fritz, Palisson ; (o) Flood (puis Vermaak, 58), (m) Doussain ; Lamboley (puis Camara, 53), Picamoles, Nyanga (cap) ; Albacete (puis Millo, 41), Tekori (puis Maka, 72) ; Tialata (puis Johnston, 45), Flynn, Kakovin (puis Steenkamp, 45). 
Grenoble : Aplon ; Thiery, Willison, Hunt, Caire ; (o) Wisniewski, (m) Hart ; Alexandre, Grice, Vanderglas ; Roodt, Willemse ; Edwards, Heguy (cap), Dardet.
Cartons jaunes : Wisniewski (40), Roodt (69)

Dès la première minute, le Stade était pénalisé sur un groupé-pénétrant adverse. De 40 mètres environ, Wisniewski manquait d'ouvrir le score, dans une enceinte qui lui était pourtant familière. Mais passée cette petite frayeur, les Toulousains mettaient la main sur le ballon, et une combinaison Nyanga-Poitrenaud aboutissait au premier essai de la partie ! Un moment de joie de courte durée, car l'arbitre revenait à un en-avant de passe, et le score restait donc nul et vierge.

Dans des conditions de jeu extrêmement difficiles, les deux équipes usaient du jeu au pied pour occuper le terrain, et pas toujours efficacement. Mais Grenoble allait frapper en premier : une passe au pied superbement dosée signée Wisniewski trouvait Thiery puis  Aplon sur son aile, qui n'avait aucun mal à aplatir. Les visiteurs menaient 7-0.

Peu après le quart d'heure de jeu, Doussain, en position très lointaine, réduisait le score sur pénalité. Voilà qui était bon à prendre, mais qui ne masquait cependant pas les nombreuses approximations dans le jeu rouge et noir. D'ailleurs, il fallait un petit miracle, en l'occurrence un retour de Clerc en bout de ligne sur Caire, pour que l'on n'assiste pas au deuxième essai isérois.

Un échange de pénalités plus tard, l'écart restait inchangé. Les Stadistes peinaient à enchaîner les temps de jeu et du coup à se montrer dangereux. Malgré une possession à leur avantage durant les dix dernières minutes et les éclairs d'un Palisson visiblement très en jambes, rien n'allait évoluer durant les minutes suivantes. Le FCG, aidé par la justesse du jeu au pied de Wisniewski, menait bien son affaire. Côté toulousain, on pouvait se montrer légitimement inquiet.

Mais un petit tournant intervenait à la dernière seconde : acculé dans ses cinq mètres, Grenoble se mettait à la faute. Wisniewski, le maître à jouer, écopait d'un carton jaune, et Doussain ramenait les siens à un point. Tous les espoirs restaient permis.

La supériorité numérique toulousaine ne sautait pas aux yeux à la reprise. Clairement, le collectif semblait rouillé en cette fin du mois de novembre. Pourtant, Doussain exploitait la domination des siens pour donner, enfin, l'avantage à son équipe (12-10, 45ème). Mais cela ne durait pas : Hart, quasiment depuis la ligne médiane, ajoutait à son tour trois points.

Le public n'allait pas avoir le temps de s'inquiéter : Palisson, encore lui, se trouvait à la conclusion d'un superbe mouvement collectif, et le score passait à 19-13. On respirait un peu mieux, mais il n'était pourtant pas question de s'endormir sur ces maigres lauriers : la pénalité de Hart, qui ramenait le FCG à trois points, venait d'ailleurs le rappeler.

On atteignait l'heure de jeu, et en dépit d'un petit exploit de Doussain dans les 22 adverses, peu de choses étaient à signaler. Le Stade, incontestablement, dominait, mais Doussain manquait coup sur coup deux pénalités, et sa formation restait à portée de fusil. A la 64ème, Wisniewski remettait les deux équipes à égalité. Bien malin qui pouvait prédire à ce moment-là l'issue de la rencontre.

Toulouse, dos au mur, repartait de l'avant et occupait les 22 adverses. Un petit coup de pied de Doussain était à deux doigts de trouver David, mais le ballon sortait finalement en touche, à cinq mètres.
Dans la foulée, le Stade parvenait à former un maul, qui s'approchait, s'approchait, jusqu'à ce qu'il soit écrouler par Roodt. Ce dernier était à son tour exclu temporairement, alors que Doussain donnait l'avantage aux locaux.

On pensait les Rouge et Noir enfin sur de bons rails, mais une faute idiote donnait à Wisniewski l'occasion d'égaliser. Il restait moins de dix minutes à jouer...
La partie allait se jouer sur un coup de dés, mais le Stade faisait tout pour que le sort lui soit favorable, en jetant toutes ses forces dans la bataille. Deux pénalités étaient ainsi obtenues, et si la première était trop lointaine pour être tentée, la deuxième, en bonne position, ne trouvait pas la cible. 

A trois minutes du terme, les joueurs de la ville rose obtenaient une mêlée à cinq mètres, mais ils n'en profitaient pas et perdaient le ballon. Pire encore, sur la sirène, Wisniewski passait une ultime pénalité et permettait à Grenoble de s'imposer sur le fil. La trêve avait eu raison de la bonne dynamique toulousaine.