Coupe d'Europe

Le Stade reste invaincu

Coupe d'Europe

A Glasgow (Scotstoun Stadium) - Stade Toulousain bat Glasgow Warriors 12 à 9 (mi-temps : 6-3 )
Temps frais et pluvieux ; pelouse grasse. Arbitrage de M. Barnes (Ang).
Pour Glasgow : 3 pénalités de Russell (12) et Weir (66, 74).
Pour le Stade Toulousain : 4 pénalités de Bezy (9, 21, 49, 53).
Glasgow : Hogg ; Maitland, Vernon, Dunbar, Seymour ; (o) Russell, (m) Pyrgos ; Harley, Strauss (cap) Wilson ; Gray, Swinson ; Welsh, McArthur, Ry. Grant.
Stade Toulousain : Poitrenaud (puis Clerc, 70); Huget, David, Fickou (puis McAlister, 51), Médard ; (o) Doussain, (m) Bezy ; Dusautoir (cap.), Picamoles, Nyanga (puis Lamboley, 70) ; Maestri, Tekori (puis Millo, 74) ; Johnston (puis Pulu, 68), Flynn, Steenkamp (puis Kakovin, 51).

Sous un temps typiquement britannique, Glasgow prenait le meilleur départ et monopolisait le ballon dans les premières minutes. Le Stade était dominé mais ne concédait pas de réelles occasions d'essai. Au contraire, les coéquipiers de Yoann Huget, très tranchant depuis le coup d'envoi, se montraient particulièrement réalistes : sur leur première incursion dans la moitié de terrain adverse, ils bénéficiaient d'une pénalité, réussie par Bezy.

A force d'être présent dans le camp toulousain, Glasgow obtenait à son tour une pénalité et égalisait par Russell. Le jeu au pied très performant de Russell et Hogg permettait aux Ecossais d'occuper efficacement le terrain, mais la défense toulousaine, bien en place, ne cédait pas. 
A la 21ème minute, le Stade laissait à nouveau parler son efficacité et ajoutait trois nouveaux points, par Bezy. Cela sonnait le départ d'un changement de physionomie dans la partie, car pour la première fois, les visiteurs parvenaient à conserver le ballon et à multiplier les temps de jeu. Cela ne débouchait pas sur de réelles opportunités, mais sur un coup de pied de Bezy dans le dos de la défense, Huget était très près de récupérer le cuir.

Efficace dans le jeu au pied dans le jeu au courant, Glasgow connaissait au contraire quelques ratés sur les pénalités. Russell et Hogg manquaient ainsi leurs coups de pied respectifs, alors qu'entre temps, Doussain, de près de cinquante mètres, échouait également.
Le score n'évoluait pas, et en dehors d'un gros temps fort écossais dans les derniers instants, le Stade gérait bien son affaire. Solide en défense, performant en conquête, les hommes de Novès regagnaient les vestiaires avec un léger avantage, 6 à 3. 

Glasgow, dès la reprise, obtenait une belle occasion d'égaliser, mais Russell, à nouveau, manquait un coup de pied pourtant largement dans ses cordes. Et comme en première période, le Stade faisait parler son réalisme : suite à une parfaite pénal'touche, un maul avançait et forçait la défense adverse à se mettre à la faute. Bezy ne faisait pas de sentiment et donnait six points d'avance aux siens. 

Les Rouge et Noir n'avaient quasiment aucun ballon à se mettre sous la dent, mais en défense, leur courage faisait plaisir à voir. Les Ecossais semblaient sans solution, et au plus fort de la domination des locaux, Bezy, sur le seul temps fort de son équipe dans la moitié de terrain opposée, passait trois points. Le Stade était maintenant à l'abri d'un essai transformé, alors qu'on atteignait l'heure de jeu. 

Une pénalité de Weir, à peine entré en jeu, ramenait l'écart à six points. Le dernier quart d'heure allait être irrespirable, car le public du Scotstoun Stadium, discret jusque là, donnait de la voie. Une autre pénalité de Weir ramenait rapidement les Warriors à trois points. 
Dans une fin de match très tendue, les coéquipiers de Thierry Dusautoir donnaient tout, et la qualité de leur défense leur permettait in fine de conserver leur avantage jusqu'au bout. 

Avec désormais quatre victoires en autant de matchs dans cette Coupe d'Europe, les Toulousains sont sur de bons rails. Retour de l'ERCC en janvier, avec la venue de Bath à Ernest Wallon