Top 14 - J14

Le Stade finit bien l'année

Top 14 - J14

A Toulouse (Ernest Wallon) - Stade Toulousain bat Racing Metro 15 à 9 (mi-temps : 12-9)
Temps frais ; pelouse grasse ; 18.600 spectateurs environ. Arbitrage de M. Ruiz (Languedoc). 
Pour le Stade Toulousain : 5 pénalités de Flood (4) et McAlister (25, 33, 40, 45).
Pour le Racing Metro : 2 pénalités de Dambielle (21, 29) ; 1 drop de Dambielle (7).
Stade Toulousain : Poitrenaud ; Clerc, David, McAlister, Huget ; (o) Flood (puis Fickou, 66), (m) Bézy ; Harinordoquy (puis Nyanga, 74), Picamoles, Dusautoir ; Albacete (puis Maestri, 65), Tekori ; Johnston, Flynn, Steenkamp (puis Kakovin, 70).
Racing Metro : Dulin ; Audrin, Laulala, Dumoulin, Andreu ; (o) Goosen, (m) Phillips ; Le Roux, Gerondeau, Lauret ; Charteris, Kruger ; Mujati, Lacombe (cap), Ben Arous.


Le Stade réalisait une entame de partie intéressante, et monopolisait le ballon. Seule une touche perdue sur un lancer de Flynn constituait un bémol, rapidement gommé par un plaquage destructeur de Tekori, qui permettait aux Toulousains de récupérer une pénalité, réussie par Flood. Toulouse menait 3-0 et voyait ses efforts récompensés.

Le Racing répliquait cependant dans la foulée, en investissant le camp adverse. Un drop de Dambielle, impeccablement servi, remettait les deux équipes à égalité. Alors qu'une deuxième touche consécutive était perdue par le Stade, Flood contrait dans la foulée un dégagement au pied adverse : cela donnait une situation assez brouillonne, à l'issue de laquelle le les Rouge et Noir obtenaient une mêlée à cinq mètres. Le ballon sortait pour les trois-quarts mais Poitrenaud, bien pris par un défenseur, le laissait échapper...

L'occasion suivante était à mettre au crédit du Racing : après une touche à dix mètres, les arrières franciliens obtenaient un deux contre deux en bout de ligne à négocier. Le danger était là mais Huget réalisait une interception fort à propos pour repousser la menace.
Globalement, la rencontre manquait de rythme, notamment en raison des mêlées, inlassablement rejouées par M. Ruiz. C'est d'ailleurs sur cette phase de jeu que les Ciel et Blanc récupéraient une pénalité, réussie par Dambielle. Le Racing, après 20 minutes de jeu, prenait l'avantage.

Fort heureusement, cela ne durait pas : un coup de pied lointain de McAlister remettait les deux formations dos à dos. Si cette égalisation était bienvenue, elle ne masquait pas les difficultés toulousaines. Les coéquipiers de Census Johnston, après leur entame prometteuse, peinaient depuis à enchaîner les temps de jeu et à porter le danger. Une nouvelle pénalité de Dambielle venait sanctionner cet état de fait et à la demi-heure de jeu, les visiteurs avaient l'avantage (9-6).

McAlister, qui suppléait Flood pour les coups de pied lointains, ajoutait trois points dans l'escarcelle des siens peu de temps après, alors qu'aucune réelle occasion d'essai n'était à signaler. Cela était du reste le cas jusqu'à la pause, mais McAlister, après la sirène, réussissait une assez improbable pénalité de plus de cinquante mètres, qui donnait in extremis l'avantage aux siens. Sur l'action précédente, Le Roux recevait un carton jaune pour un plaquage dangereux sur Clerc. Tout restait à faire, mais le Stade allait attaquer le deuxième acte en supériorité numérique.

Le Stade tentait de donner du rythme au retour des vestiaires. Flood prenait un trou, fixait le dernier défenseur mais sa passe, à destination de Huget, ne trouvait pas preneur car mal ajustée. Dommage, car on tenait là une véritable opportunité.
Rapidement, les locaux obtenaient une pénalité, réussie par un McAlister toujours aussi sûr dans l'exercice. Le score passait à 15-9, et un premier écart intéressant était trouvé.

La rentrée de Le Roux, pénitence accomplie, équilibrait les débats, mais les Toulousains, dominateurs dans le combat au sol, récupéraient de précieuses munitions par ce biais. Et c'est d'ailleurs après un énième contest efficace que McAlister bénéficiait d'une pénalité qui, hélas, passait d'un rien à droite des poteaux.

A la 56ème, une frayeur parcourait les travées d'Ernest Wallon quand le Racing inscrivait le premier essai de la partie... finalement annulé à la vidéo pour un en-avant préalable. Cela venait rappeler que les Stadistes restaient à portée de fusil de leurs adversaires et qu'il fallait rester prudent. A l'heure de jeu, les joueurs du duo Labit-Travers obtenaient une pénalité sur une mêlée, et Dambielle trouvait le poteau (il s'en fallait d'ailleurs d'un rien pour que Racingman ne bénéficie d'un rebond favorable pour aplatir).

La suite n'allait rien proposer de très emballant : l'essentiel du jeu se déroulait au milieu de terrain, et les mêlées, interminables, se succédaient. Seule une faute inutile de Johnston donnait l'occasion au Racing de se rapprocher de l'en-but toulousain, mais la défense rouge et noire, comme toujours depuis le coup d'envoi, faisait bonne garde.

Plus rien n'allait être marqué, malgré un baroud d'honneur angoissant du Racing dans les dernières secondes, et Toulouse tenait une victoire qui, à défaut d'être flamboyante, était sacrément précieuse.