J-1 Stade-La Rochelle

Gillian Galan : « Mettre l'accent sur le collectif »

J-1 Stade-La Rochelle

Après t'être remis d'une déchirure musculaire, tu as pu jouer une vingtaine de minutes contre Clermont le week-end dernier. Comment te sens-tu après ce temps d'indisponibilité ?

Cela faisait deux mois et demi que j'étais absent, cela m'a donc fait plaisir d'avoir un peu de temps de jeu dimanche dernier. J'étais vraiment content, cela m'a fait du bien. Mais la reprise a été dure aussi parce que le match contre l'ASM a été intense. J'ai eu un peu de mal à récupérer le second souffle. Cela reste un plaisir de pouvoir revenir parmi mes coéquipiers.

Tu as été du déplacement à La Rochelle lors du match aller. Quel souvenir as-tu gardé de cette rencontre ?

C'était un match âpre. Je me souviens d'une grosse conquête et des huit joueurs de devant qui étaient particulièrement solides et hargneux. Ils nous avaient posé des soucis en mêlée et dans les rucks. A nous de nous souvenir de cette rencontre et de mettre les ingrédients nécessaires pour faire un bon match ce week-end.

En quoi ont consisté ces deux derniers mois pour toi ?

Je me suis soigné mais j'ai aussi fait beaucoup de musculation et de physique pour ne pas perdre tout ce que nous avions travaillé à l'inter-saison. J'ai réussi à garder le même poids : nous avons vraiment bossé pour faire en sorte de revenir au meilleur de ma forme. C'est pour cela aussi que j'ai pu jouer contre Clermont-Ferrand.

Comment se prépare un match contre une équipe de La Rochelle qui malgré sa dernière place se montre très combattive ?

Il est vrai que ce match a des allures de match piège. C'est aussi un fait que La Rochelle, malgré sa dernière place, a privé Castres de bonus la semaine dernière grâce à une grosse volonté de ses joueurs. Cette équipe ne lâche jamais rien : si on leur laisse la main, ils nous prendront le bras. Il va falloir tout donner, ne rien lâcher pendant 80 minutes et espérer pouvoir gagner à la maison. En début d'année, nous étions allés là-bas et finalement nous avions pris une danse. Ils ne méritent pas leur dernière place.

A Clermont, nous avons vu la difficulté de l'équipe à se mettre en place pendant ses phases offensives ou à tenir le ballon.

C'est compliqué. Nous avons perdu beaucoup de ballons. Nous avons essayé de jouer debout et il y a eu pas mal de déchets techniques. De ce fait, il a été difficile de produire du jeu d'autant plus que nous avons eu des difficultés dans notre conquête. Nous avons travaillé toute la semaine pour régler ces petits problèmes en espérant que samedi, tout le monde soit prêt.

Justement, comment expliques-tu ces petits déchets techniques survenus la semaine dernière ?

Je ne sais pas vraiment comment l'expliquer. Mais je sais que c'est quelque chose qui peut m'arriver lorsque j'ai envie de trop bien faire. On veut jouer vite, marquer vite en donnant le ballon alors que la passe n'est pas forcément possible. Et souvent, cela finit en en-avant.

Dimanche dernier, les défenseurs clermontois ont aussi réussi à s'interposer entre nous. Nous ne devrions pas tenter de passes dans de telles circonstances. Il faut être lucide, c'est primordial mais nous avons tellement donné dans ce match aux allures de guerre de tranchées que nous en avons manqué.

Sur quels éléments avez-vous axé votre préparation cette semaine ?

Nous avons surtout travaillé notre mêlée, sur le fait de pousser à huit. Lorsque l'on a envie de trop bien faire, le problème est que chacun essaye de le faire à sa manière. Nous avons mis l'accent sur le collectif parce que c'est ce qui nous fera avancer. Il faut bosser tous ensemble. C'est comme ça que le Stade Toulousain a toujours marché et c'est comme ça que nous avancerons.