ERCC - J6

Désillusion pour le Stade

ERCC - J6

A Montpellier (Altrad Stadium) - Montpellier bat Stade Toulousain 27 à 26 (mi-temps : 13-9).
Temps froid ; pelouse grasse. Arbitrage de M. Garner (Angleterre).
Pour Montpellier : 2 essais de Dupont (45, 50) ; 5 pénalités de Lucas (3, 33, 69) et Paillaugue (26, 62) ; 1 transformation de Lucas (45).
Pour le Stade Toulousain : 2 essais de Poitrenaud (31), Flood (43) ; 4 pénalités de McAlister (34, 40) et Flood (60, 64) ; 2 transformations de McAlister (31) et Flood (43).
MHR : Bérard ; Ranger, Tuitavake, Ebersohn, Dupont ; (o) Lucas, (m) Paillaugue ; Battut, Qera, Ouedraogo (cap) ; Privat, Donnelly ; Arttoub, Géli, Nariashvili.
Carton jaune : Ranger (20)
Stade Toulousain : Médard ; Clerc, Fickou, Poitrenaud, Huget ; (o) McAlister (puis Flood, 41), (m) Doussain ; Nyanga, Galan, Dusautoir (cap) ; Albacete, Maestri (puis Tekori, 62); Johnson, Flynn, Steenkamp (puis Kakovin, 62). 

C'est face à un vent extrêmement violent que les Toulousains débutaient le premier acte. Cela occasionnait quelques ratés dans les coups de pied, et globalement, c'est Montpellier qui prenait le meilleur départ. La possession et l'occupation étaient ainsi à l'avantage des locaux, qui ouvraient logiquement le score par Lucas

En face, les Toulousains peinaient à conserver le cuir, et sur les quelques opportunités qu'ils se procuraient, ne se montraient pas réalistes. En dépit des efforts de Fickou, très actif et qui faisait de belle différences sur chacune de ses prises de balle, le Stade restait derrière, d'autant plus que McAlister, il est vrai dans des positions bien peu confortables, manquait par deux fois la cible.

Peu à peu, pourtant, la physionomie de la partie changeait. Ranger, coupable d'un plaquage dangereux sur Flynn, laissait ses partenaires en infériorité numérique. Le Stade mettait enfin la main sur le ballon, mais encore une fois, des maladresses les empêchaient de concrétiser leurs belles intentions. Et Montpellier, au contraire, doublait la mise via Paillaugue qui, vent dans le dos, n'avait aucun mal à passer un coup de pied de plus de cinquante mètres. 

Mais les Rouge et Noir ne se décourageaient pas. Médard se démenait, Fickou tentait beaucoup, Poitrenaud se proposait... Et Toulouse allait finalement inscrire le premier essai de la partie : un dégagement héraultais était contré par Fickou, monté à toute allure, et Poitrenaud, bien placé, aplatissait. Le Stade profitait certes d'un fait de jeu, mais il prenait l'avantage.
On regrettait certes la faute stadiste sur le renvoi, qui redonait l'avantage au MHR, mais ce dernier rendait la politesse sur le renvoi suivant. et en toute fin de première période, sur pénalité, McAlister faisait passer la marque à 13-9. 
Rien n'était acquis, mais le Stade était sur de bons rails.

Le début du deuxième acte était assez étrange. Le Stade marquait d'abord un essai, copie conforme du premier : Bérard, à nouveau, était contré dans ses 22 par Flood, qui n'avait besoin de personne pour récupérer le ballon et aplatir presque tranquillement. Il semblait que Toulouse était à l'abri, mais le MHR réagissait, via une action de classe initiée par Ranger et conclue par les cannes de Dupont. Tout était relancé. 

Dupont, en moins de temps qu'il n'en faut pour le dire, doublait la mise, sur une action où Paillaugue, inexplicablement, échappait à plusieurs plaquages. En quelques minutes, la situation avait totalement changé...

Depuis l'essai de Flood, plus rien n'allait côté toulousain : les visiteurs étaient privés de ballons et sur les rares munitions qu'ils avaient, des approximations étaient commises. Heureusement, une pénalité de Flood redonnait un léger avantage aux siens, et après un nouvel  change de pénalités, Toulouse restait devant. 

Mais, incapable de garder le cuir, le Stade subissait, subissait, et s'exposait aux fautes adverses. Lucas redonnait une dernière fois l'avantage aux siens, sans que Toulouse, malgré un sursaut dans les dernières minutes, ne puisse se mette en position de marquer. Après avoir eu le match en mains, le Stade connaissait une deuxième défaite consécutive. La déception, c'est peu de le dire, était immense.